Consoles-Fan
25/06/2018

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Borderlands 2
Des flingues, des flingues...
Ouais mais des Jacobs !

Mélanger un FPS et Diablo. Si le pari de Gearbox semblait totalement cinglé, le résultat avait fait l’unanimité : Borderlands était une bombe vidéoludique qui détonnait. Avec son demi-million d’armes différentes, son aspect RPG et son univers déjanté, le premier opus était entré dans la légende. Et avec Borderlands 2, Gearbox compte bien mettre les joueurs à genoux.

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Les personnages sont plus hauts en couleur que jamais.

Borderlands 2 nous ramène donc sur Pandore, une planète miteuse qui a su attirer du monde grâce aux légendes racontant qu’une Arche extra-terrestre y serait dissimulée. Celle-ci avait été découverte par l’équipe de cinglés jouables dans Borderlands 1, mais la planète était loin d’avoir livré tous ses secrets. Cependant, la donne change radicalement avec l’arrivée sur la planète du Beau Jack, le dirigeant de la société très high-tech nommée Hyperion. Bien décidé à "civiliser" la planète, celui-ci a également la ferme intention de réveiller Le Guerrier, une entité extra-terrestre surpuissante. Pour lui barrer la route, un nouveau quatuor de héros fait son apparition : on retrouve Maya, une Sirène qui prend le relai de Lilith en tant que spécialiste des armes élémentaires et des pouvoirs cinétiques. Bricks est remplacé quand à lui par , une brute de taille réduite dont le pouvoir spécial est de pouvoir utiliser deux armes à la fois. Roland le mercenaire est remplacé par un autre militaire fan de tourelles automatiques, et Zéro arrive comme un mix de Mordecai pour les armes de précision et de Lilith pour sa capacité à disparaître pour ensuite revenir de manière très douloureuse.

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Les véhicules sont toujours peu pratiques, mais même eux sont devenus idiots.

L’aventure nous ramène donc sur Pandore, mais a le bon goût de s’avérer beaucoup plus variée que la précédente : alors que Borderlands 1 proposait près de 90% de zones dans des no man’s land post-apocalyptique, vous traverserez ici des étendues désertiques, des villes, des glaciers, des bases de bandits, des bassins miniers remplis de poches d’acides...bref, l’accent a été mis sur la diversité, et ce n’est pas plus mal ! Mais comme pour le précédent opus, Borderlands 2 mise surtout sur son savant mélange entre FPS et Diablo-Like : alors que le précédent Borderlands vantait un demi-million d’arme, on dépasse ici allègrement le million, avec un arsenal bien plus diversifié qu’auparavant. Si on les retrouve toujours subdivisées en plusieurs catégories, les spécificités de chacune sont bien plus marquées : pétoires qui crachent plusieurs munitions en un tir, fusils d’assauts dont la visée se stabilisent de plus en plus au fil de la rafale de tir, à lunettes, sans recul...les armes sont vraiment distinctes les une des autres et il faudra trouver les plus adaptées à votre style de jeu. A noter que les armes sont également plus délirantes que jamais, avec des concepts franchement débiles, parmi lesquelles les armes à IA. Celles-ci passent leur temps à vous parler, vous moquer, ou même vous insulter suivant l’humeur de chacune. Pire, certaines altèrent même votre façon de vous déplacer : mention spéciale au fusil d’assaut avec une voix de nabot qui fait les bruits de tir à la bouche...mais rend les déplacements quasi-impossibles ! Même les boucliers semblent partir en vrille : explosions, ou même lâcher de grenade (qui peut même vous blesser VOUS) sont au programme, ce qui provoquera parfois des situations totalement absurdes du genre "Rah, zut, je suis touché, retraite, ça va péter !!!".

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Des robots, des flingues, des explosions. What else ?

Délirant est sans aucun doute le mot d’ordre de cet épisode, bien plus encore que le précédent : tous les personnages semblent plus délirants que jamais, et les personnages secondaires (incluant des têtes bien connues issues du premier épisode) sont au rendez-vous, y compris Cl4p-Tr4p, plus mégalomane et débile que jamais. Même le Beau Jack passe son temps à vous contacter pour vous insulter ou parler de débilités qui ne vous concernent même pas, comme son cheval en diamant qu’il a poétiquement nommé "Etalon du Cul" en votre honneur. Classe, non ?

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Les ennemis sont bien plus coriaces que dans le premier opus.

Mais cet opus est également celui de la maturité pour l’aspect RPG : alors que le premier épisode avait servi de terrains d’expérimentations dans le domaine, rendant le jeu très peu équilibré (Lilith étant le personnage clairement le plus abusif du quatuor original), le jeu a été ici rebalancé bien plus intelligemment, et les combats rendus beaucoup plus intéressants. A l’origine de ces changements bénéfiques : des arbres de compétences bien plus diversifiés et originaux, ainsi qu’une IA plus maligne ET beaucoup plus agressive.

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Les arbres de compétences sont plus fournis et mieux équilibrés que par le passé.

Résultat, on ne s’ennuie jamais, et l’on passe son temps à tirer dans tous les sens en s’éclatant, tout particulièrement en multijoueur. Côté nouveauté, on remarquera la modification du système d’exploits internes au jeu, qui ne donnent plus des quantités d’xp astronomiques mais des niveaux de brutasses. Ces niveaux de brutasses débloqueront des jetons permettant d’augmenter très légèrement certaines statistiques très pointues de votre personnage, comme la puissance de ses grenades, sa précision...les boosts sont infimes, mais cumulés, ils deviennent vraiment efficaces.

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Les ennemis sont bien plus coriaces que dans le premier opus.

Evidemment, comme le premier opus, on recommandera TRES vivement le multijoueur, puisque c’est là que ce nouveau borderlands se pose comme un véritable exutoire : toujours axé pleinement coopératif (la possibilité de faire des duels restant très en retrait), le jeu devient alors totalement fou furieux, offrant de véritables morceaux de bravoure et de folie dans un déluge de balles, de pouvoirs et d’explosions. Les styles de jeux seront plus différents que jamais, et la complémentarité des personnages ne sera pas de refus pour laminer les ennemis les plus balèzes de Pandore. Mais une seule chose est sûre : seul ou à plusieurs, Borderlands 2 envoie du lourd.

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Bienvenue dans la vie sauvage de Pandore !

Graphismes : 17/20

Si le style graphique du premier opus avait pour lui l’effet de surprise, Borderlands 2 se montre superbe grâce à une plus grande variété dans ses environnements et à des personnages mieux animés qu’auparavant. On apprécie également l’absence de ralentissements même lorsque l’action est surchargée à l’écran.

Gameplay : 19/20

Une IA ennemie plus agressive, des personnages plus équilibrés, des affrontements bien plus techniques et des armes et skills plus délirants que jamais : Gearbox a revu une bonne partie de sa copie, et tout semble avoir été fait pour le mieux ! Les armes sont plus nombreuses qu’auparavant, ce qui est déjà un exploit en soi, mais elles ont surtout des prises en main bien plus différenciées, rendant chaque choix d’arme bien plus cornélien qu’auparavant.

Bande-son : 17/20

Les dialogues sont bien plus présents que dans le précédent opus, et c’est tant mieux : ils bénéficient d’un doublage français de qualité et offrant bien des répliques délicieusement idiotes. Côté musiques, on retrouve des morceaux plutôt énergiques, tandis que les bruitages des armes à feu sont bien plus variés.

Scénario : 18/20

Un imposteur mégalomane entreprend de civiliser Pandore et de mettre la main sur une des armes extra-terrestres les plus puissantes de la galaxie. Seul espoir : une poignée de parias bien décidés à semer le chaos à grand renforts d’armes à feu. Si le principe de base reste le même, on ne peut qu’applaudir les dialogues du jeu tant leur omniprésence via l’interface de communication permet de se marrer très régulièrement devant tant de folie.

Durée de vie : 19/20

Comptez dans la trentaine d’heures de jeu pour finir Borderlands 2 sans en voir tous les à côtés et les quêtes secondaires. Ajoutez à cela la possibilité de refaire le jeu en conservant votre équipement et votre niveau contre des ennemis bien plus robustes, les différents personnages disponibles, plus les DLC, et vous obtenez unedurée de vie proprement monstrueuse.

Conclusion : 18/20

Bien mieux équilibré, terriblement plus fun, ultra-riche et jouissif : Borderlands 2 démontre à nouveau que l’équipe de Gearbox a mis au point avec cette série une recette purement et simplement délicieuse. A mi-chemin entre le Hack’n’Slash et le FPS, la série parvient à ravir le joueur sur tous les plans grâce à une multitude de bonnes idées et un univers totalement déjanté. Incontournable.


NOTE : 09/10