Consoles-Fan
17/01/2018

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Company of Heroes 2
C’était notre guerre...
Camarade !

Après un premier épisode se concentrant sur le D-Day côté américain, Relic Entertainment revient avec Company of Heroes 2 sur la lutte des Alliés contre l’Axe, mais en regardant cette fois du côté de l’affrontement germano-soviétique. L’occasion de découvrir un jeu de stratégie de haute volée.

Company of Heroes 2 nous met aux commandes d’un régiment soviétique en pleine Seconde Guerre Mondiale. Alors que les allemands et la Russie avaient signé un pacte de non-agression lors de l’invasion de la Pologne, le IIIème Reich est revenu sur sa décision de laisser le plus grand pays d’Europe en paix et lance l’opération Barbarossa, destinée à faire chuter la Russie. C’est le début d’un des conflits les plus sanglants et violents de la Seconde Guerre Mondiale, dans la neige des grandes étendues soviétiques…

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Vous incarnerez donc le camp assiégé, et plutôt que de commencer en douceur avec un tutorial se déroulant dans un petit camp d’entraînement, comme on en voit bien souvent dans ce genre de jeux, vous serez ici propulsés au commandement des forces d’assaut sur Stalingrad, rien que ça ! Heureusement, vous n’aurez pas tout à gérer dès cette bataille, bien au contraire : celle-ci sera surtout l’occasion de se (re)familiariser avec l’infanterie et le système de couverture du jeu. Car ici, il ne faudra surtout pas hésiter à mettre à couvert ses soldats : à découvert, vos troupes subissent très rapidement d’énormes dégâts, alors qu’à l’inverse, des soldats planqués dans un bâtiment ou à l’abri derrière une carcasse de char seront quasiment immunisés aux armes à feu. Pour déterminer votre niveau de couverture, votre curseur affichera systématiquement un indice de couverture tant que vous avez sélectionné une troupe de soldats (impossible de sélectionner un unique soldat, tous vont par unité de 4 ou 6 trouffions). Si le symbole est vert, vos troupes seront bien à l’abri. Orange, et vous aurez un petit bonus de couverture. Pas de symbole signifie évidemment que vos troupes subiront des dommages normaux, tandis qu’un symbole rouge indique que votre troupe est totalement à découvert et subira de lourdes pertes en cas de tir.

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En plus du système de couverture, il faudra rapidement apprendre à se servir intelligemment de l’environnement et des circonstances pour prendre l’avantage. Comme dit précédemment, un tank offre une bonne couverture. Il ne faudra donc pas hésiter à éliminer les chars ennemis de façon à faciliter votre contre-attaque en vous abritant derrière la carcasse d’un tank ennemi. Une autre excellente idée : l’utilisation de la fumée. Alors que celle-ci gêne peu de votre point de vue, de dessus, les soldats peuvent être aveuglés par un écran de fumée. Résultat : les tirs deviennent aléatoires. Il ne faudra donc pas hésiter à lancer une grenade fumigène entre vous et une tourelle qui mitraille vos troupes afin de progresser sur le champ de bataille. Enfin, le dernier ajout, bien fichu, à prendre en compte : la neige et la glace. Alors que la première ralentit les troupes en-dehors des routes, la glace peut quant à elle servir de pont improvisé…mais aussi de lieu rêvé pour une embuscade : mettez des mines, des explosifs, ou lancez une grenade au passage d’un char peut l’envoyer couler par le fond !

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Résultat, on se retrouve bien souvent, au fil de la campagne, non pas dans un conflit réellement ouvert, mais plutôt dans une guérilla : les troupes russes sont nombreuses, mais peu puissantes, alors qu’à l’inverse, les troupes allemandes sont souvent en infériorité numérique, mais bien plus efficaces, en particulier lors des assauts de sections blindées. Il faudra donc la plupart du temps penser plutôt à combattre en traître qu’à charger de front. Tenir les positions et blinder les accès de barricades, de mines et d’explosifs reste la meilleure stratégie contre l’Allemagne.

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Ce "déséquilibre" entre les deux factions offre au multijoueur une teneur assez particulière. En effet, celui-ci mettant aux prises une armée nombreuse et peu chère face à des troupes plus puissantes mais coûteuses, la Russie a bien souvent l’avantage dans les premières minutes du conflit. Passé ce temps d’avantage, l’Allemagne finit en revanche par sortir des troupes et véhicules face auxquels les troupes soviétiques doivent ruser ou se replier sans grandes chances de victoires. Résultat, l’expérience de jeu change radicalement d’un côté ou de l’autre du conflit, et si la campagne est entièrement dévouée à l’armée rouge, le Théâtre de guerre offre également des missions hors campagne permettant de se familiariser avec l’armée du IIIème Reich.

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Gameplay : 18/20

Pour un RTS, Company of Heroes 2 est terriblement dynamique et exigeant : les unités sont nombreuses, disposent toutes de compétences spéciales, et le système de couverture pousse à toujours optimiser le positionnement de ses troupes. Les possibilités tactiques et les stratégies sont de fait très nombreuses, et chacune apporte ses avantages et ses faiblesses. A noter que les deux factions sont radicalement différentes en terme de prise en main, renouvelant l’expérience.

Graphismes : 18/20

Les environnements enneigés sont une grande réussite. Côté modélisation des troupes et soldats, rien à redire non plus tant les animations sont réussies, quel que soit le niveau de zoom choisi : les soldats s’abritent et tirent, lancent des grenades, lèvent le poing victorieusement…une véritable guerre.

Bande-son : 17/20

Les troupes et les dialogues des cut-scenes ainsi que les instructions ont tous été traduits en français, avec un doublage franchement convaincant. Un vrai plaisir à écouter, et les batailles font également la part belle aux bruits de fusillades et d’explosions également bien réussis.

Scénario : 17/20

Permettant de revivre la Seconde Guerre Mondiale du côté soviétique, Company of Heroes propose une narration par flashbacks plutôt bien pensée, qui amène logiquement son enchaînement de batailles…en commençant par l’assaut de Stalingrad, démesuré, en guise de tutorial.

Durée de vie : 18/20

Avec sa longue campagne, le mode Théâtre de Guerre, mais surtout le multijoueur, le titre peut se targuer d’assurer le spectacle pendant des dizaines d’heures, en solo comme en multi.

Conclusion : 18/20

Après un premier épisode brillant, Relic Entertainment confirme tout son talent avec un deuxième opus aux petits oignons. Long, exigeant, superbe et bourré de possibilités tactiques bien pensées, le titre devrait plaire tant aux néophytes du RTS qu’aux acharnés du genre grâce à ses différents niveaux de difficultés et l’efficacité de son gameplay.


NOTE : 09/10