Consoles-Fan
17/01/2018

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La Pucelle
Une inspiration graphique tr
Un T-RPG tr

Nippon Ichi (

Et pourtant elle ne vient pas d’Orléans

Les Japonais sont très friands d’exotisme français : ce n’est pas la première fois que ce genre de curiosité se produit, on pense tout de suite à Sakura Wars 3 sur Dreamcast qui se déroule à Paris et qui contient un bon nombre de jeux de mots français ou à Noël La Neige sur Playstation ou à « Madame Appétit » et son chat « Estragon » dans Tengai Makyo The Appocalyspe 4 sur Saturn ou encore aux héros de Sky Gunner : « Femme », « Ciel », « Copain »...

Ne vous étonnez donc pas si les héros de ce jeu portent des noms qui vous sont familiers comme "Prier","Croix", "Alouette", "Eclair" (elle a des fameux airs de l’héroïne de Princess Crown celle-là vous ne trouvez pas ?) ou "Homard" bien que je ne souhaite à personne de s’appeler comme cela dans la réalité !

Le retour de la vengeance de la 2D

Dans ce jeu, les déplacements se déroulent comme dans un Princess Crown ou un Walkirye Profile, c’est-à-dire en vue de côté. Les combats (eh oui, il y a du combat, vous comprenez : un méchant prince a pris possession du royaume sacré de Paprika, on ne pouvait vraiment pas rester les bras croisés !) qui se déroulent au tour par tour raviront les fans de tactical RPG. 12 personnages jouables ont la possibilité de combiner leurs attaques à la manière d’un Sakura Wars ! Du grand spectacle !

Les sprites sont énormes, fort bien dessinés (ce qui leur confère une bonne dose de charisme) et avec un degré d’animation impressionnant pour une telle production. Les graphismes sont vraiment très fins et les couleurs vous feront certainement frémir de bonheur, pour un peu que vous aimiez les jeux bien kawai !

Musicalement parlant, La Pucelle est un jeu évènementiel, pour vous en convaincre, j’écoute d’ailleurs en boucle la musique d’intro en écrivant ce test. Les choeurs et les nombreux dialogues superbement interprétés finissent par me persuader de l’excellent soin qui a été apporté à ce jeu.

Cependant certains points noirs viennent un peu ternir le tableau car oui, le jeu est magnifique et oui vive la 2D tralala, mais en vérité, le jeu est digne d’une psone, d’un très beau jeu psone certes, mais puisque la 2D n’évolue presque plus depuis des années, on aurait pu au moins espérer un jeu en haute résolution. Mais ça n’est pas le cas.

Je ne suis pucelle que vous croyez

Au niveau du gameplay, la Pucelle fait très fort. Les déplacements sont assez anodins puisqu’ils se déroulent sur un seul plan. Un bouton permet de courir. On va à gauche ou à droite et on dialogue avec avec des personnes lorsqu’une flèche verte qui indique que l’interaction est possible apparaît à l’écran. Malheureusement, les flèches vertes n’indiquent pas les différents accès ou bifurcations possibles et il faut s’en remettre aux graphismes du jeu. Il arrive fréquemment que l’on oublie de visiter certains endroits car cette présentation manque un peu de clarté. Difficile de savoir si c’est du décor ou une véritable issue. Il faut donc penser à tout tester. Par contre, les déplacements sur carte sont très simples. Mais c’est surtout dans les phases de combat que La Pucelle se détache du lot. Certes pas graphiquement puisque les phases de combat sont quelconques (pour ne pas dire moches) mais plus au niveau de la configuration des cartes de combat découpées de manière classique pour un t-rpg en carrés. Des éléments ont été rajoutés pour rendre le jeu plus tactique. Par exemple vos déplacements sont limités, mais une bonne utilisation des tapis roulants magiques (il s’agit en fait de bandes lumineuses transparentes qui défilent, et puis j’appelle ça comme je veux d’abord) permet d’augmenter l’efficacité de sa stratégie ! Ces derniers permettent de prolonger et d’effectuer des attaques sur une grande partie du terrain. Ils se déclenchent en vous positionnant à leur point d’origine et provoquent pas mal de dégâts sur les ennemis qui auraient le malheur de se trouver dans le passage du tapis roulant ! Ces tapis roulants doivent cependant être considérés comme des bonus puisqu’ils disparaissent une fois utilisés ! Les tapis roulants peuvent emprunter différents chemins, mais en vous arrêtant sur l’un d’eux, vous pouvez en faire changer sa direction afin de le retourner vers des ennemis. Une fois que les tapis roulants sont tous utilisés, vos ennemis ont été bien affaiblis et il ne vous reste plus qu’à les achever au corps à corps.

Une fois que vos attaques sont déclenchées, l’horrible aire de déplacement vraie 3D (vous pouvez effectuer des rotations et des zooms mais la vue restera toujours isométrique) mais en vue isométrique laisse place à de la très belle 2D accompagnée par des effets spéciaux discrets mais jolis.

Toutes vos manœuvres doivent être dictées avant une validation finale, tant que vous n’avez pas validé, vous pouvez modifier ou peaufiner votre stratégie d’attaque. Vous concentrer sur un ennemi est bien entendu payant puisque l’attaque en surnombre risque de le tuer avant même qu’il ne puisse réagir. Pour ce faire, il suffit de vous positionner tout autour d’une case occupée par un ennemi. Ces derniers n’hésiteront pas à utiliser cette technique contre vous, alors ne vous en privez pas !

Et puis y’a d’autres idées bien comiques comme la possibilité d’envoûter un ennemi qui se soumettra à vos ordre et qui se battra contre les siens jusqu’à la mort ou jusqu’à la fin du combat !

Les combats de La Pucelle sont dans l’ensemble intéressants même si un peu plus de variété et des décors moins dénudés auraient été un plus indéniable. Mais malgré tout le jeu fait mouche et les heures s’enchaînent sans lassitude. Vous devez essayer de boucler les combats en le moins de tours possible, sinon de nouveaux ennemis sont rajoutés (à l’endroit où apparaît une fumée noire) et la bataille doit se prolonger. La jauge de vie de vos personnages et de vos ennemis se trouve toujours à proximité de ces derniers, il n’est donc même pas nécessaire de jeter un rapide coup d’œil dans le coin de l’écran pour se rendre compte de l’état de santé de chaque protagoniste.

Pucelle linéaire, pucelle lourd

Même si La Pucelle consiste plus en une succession d’arènes, vous pourrez à certains moments choisir entre plusieurs embranchements. Mais il est clair que La Pucelle reste un jeu très linéaire et que le côté « uniquement tactical » frustrera peut-être certains joueurs. Bien entendu, il reste la gestion de l’équipement, de la vie et des magies, mais point de recherche dans ce jeu.

La Pucelle est en tous cat une bien belle surprise qui présente son lot d’originalité et tous les fans d’import ne peuvent donc que s’en réjouir !

Graphismes : 63%
Les graphismes sont colorés et le character design est très réussi : proche de Princess Crown. Par contre les aires de combat sont trop laides et les graphismes sont en basse résolution. Pour rappel on est sur PS2, on aurait aimé voir un effort.

Animation : 72%
Les personnages bénéficient d’un grand nombre de phases d’animation.

Jouabilité : 72%
Même si tous les menus sont en japonais, il faut moins de 5 minutes pour tout maîtriser.

Bande Son : 83%
Magnifique et symphonique.

Intérêt : 70%
La Pucelle est un bon représentant du genre. Un petit regret tout de même : les combats sont très faciles.

Note Globale : 70%
La Pucelle offre un challenge intéressant et long. Dommage que le jeu soit faisable sur Psone. A quand une nouvelle évolution de la 2D ?


NOTE : 07/10