Consoles-Fan
17/01/2018

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The Evil Within
Le retour du Survival Horror...
Un horrible délice !

Alors que la série Resident Evil s’écarte de plus en plus du survival-horror pour opter pour de l’action, le créateur de la série et des quatre premiers volets, Shinji Mikami, décide lui de revenir aux sources du genre avec The Evil Within. L’occasion de montrer que le genre est loin d’être mort !

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Le jeu commence dans une ambiance digne d’un polar...

The Evil Within est donc un survival-horror dans lequel vous incarnerez Sebastian, un inspecteur de police. Chargé d’enquêter sur la disparition mystérieuse de plusieurs de ses collègues autour d’un ancien asile psychatrique abandonné, celui-ci se rend sur place avec deux de ses camarades de devoir. Evidemment, la situation va bien vite dégénérer sur place, avec d’abord la découverte de nombreuses traces de lutte et de sang, mais surtout des vidéos montrant diverses tortures bien peu joyeuses. Et pas de chance : vous êtes le prochain sur la liste des invités à celle-ci !

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...mais tourne vite au cauchemard.

Le prologue s’ouvre donc sur une brève séance d’enquête avant que vous ne vous retrouviez suspendu par les pieds avec de nombreux autres cadavres, avec pour seul "compagnon" un boucher dont la passion semble être de découper soigneusement des humains. Autant dire qu’il ne fait pas bon de rester là, et sitôt le dos tourné, il faudra essayer de se détâcher en remuant du stick gauche. Pas de chance : sitôt libéré, notre héros se réceptionne TRES mal et se brise la jambe. Alors que ce genre de fracture est bien souvent mortel dans un film d’horreur (vu les capacités de fuite ultra-limitées), cette séquence offre du coup au survival un aspect bien souvent oublié : l’infiltration. Il s’agira donc de se faufiler discrètement vers la sortie de la pièce en rampant, tandis que le boucher vous cherche activement dans celle-ci. Pour ne pas se faire prendre, il s’agira donc de rester caché dans les zones d’ombres, mais aussi de se servir des objets du décor comme diversion : lancez donc une bouteille de verre, et celui-ci se ruera là où celle-ci se brisera. La séquence était plutôt stressante du fait que les déplacements du héros sont lents, maladroits et que celui-ci n’a pas d’armes. L’erreur est donc peu tolérée, tenez-le vous pour dit !

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Y a pas à dire, le boucher du village, il craint du boudin !

La seconde partie de la démonstration fut l’occasion de découvrir un gameplay toujours aussi tourné vers la survie, alors qu’une nuée de créatures étranges s’attaquaient à une demeure faisant office de refuge de fortune. L’occasion de découvrir la possibilité de fabriquer des objets, tels que des mines, à partir des items trouvés dans l’environnement. L’occasion de préparer des pièges de fortunes pour accueuillir les créatures qui en veulent à votre vie, et ce n’est pas plus mal, car le titre s’avère plutôt avare en munitions et en puissance de feu, poussant à l’économie et à la prudence en permanence.

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Et voilà, c’est ce qui peut arriver quand on rencontre une jolie fille via internet.

Mais en plus de cette pression liée aux moyens disponibles, il faut également mentionner le travail réalisé sur l’ambiance : les environnements sont glauques au possible, sombres, évoquant les grandes heures du Survival Horror (les premiers Resident Evil et Silent Hill, pour les citer). Pire, le jeu s’amuse à se jouer de nous en nous faisant douter : déferlement d’une vague de sang, séisme ravageur...est-ce que tout ce qui arrive est bien réel ? Impossible de le savoir en tout cas sans y jouer et progresser un peu plus dans l’aventure...

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Les combats sont sanglants, et le manque de munitions met la pression.

Conclusion :

Shinji Mikami revient aux sources du Survival Horror en y appliquant les moyens de la génération actuelle de consoles. L’occasion pour lui de montrer que le genre est loin d’être mort avec un titre qui semble parfaitement calibré pour nous faire frémir et nous en faire baver !