Consoles-Fan
19/01/2018

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Saints Row IV
En comparaison...
Saints Row III, c’était une simulation.

Commencée il y a maintenant plusieurs années, la série Saints Row continue son bonhomme de chemin. D’abord sage copie de Grand Theft Auto, les petits gars de Volition ont commencé à s’en écarter dès le second opus, avant de partir carrément en délire dans le troisième épisode. Aujourd’hui, le divorce GTA/Saints Row est définitivement entériné avec ce quatrième épisode, qui fait place à une folie furieuse jouissive !

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Bienvenue dans un Steelport virtualisé !

Commencée il y a maintenant plusieurs années, la série Saints Row continue son bonhomme de chemin. D’abord sage copie de Grand Theft Auto, les petits gars de Volition ont commencé à s’en écarter dès le second opus, avant de partir carrément en délire dans le troisième épisode. Aujourd’hui, le divorce GTA/Saints Row est définitivement entériné avec ce quatrième épisode, qui fait place à une folie furieuse jouissive !

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Les phases en robot sont de bons défouloirs.

Pour commencer, faisons un petit point sur l’histoire qui, l’air de rien, représente un élément important de la série, tous les épisodes étant liés. Ainsi, après avoir assis sa domination sur la ville de Stilwater, les Saints (un gang de rue) sont devenus des héros nationaux en sauvant le monde par deux fois. Résultat : leur leader (vous) est propulsé président des Etats-Unis d’Amérique ! Evidemment, les réjouissances ne vont pas durer puisqu’une invasion extra-terreste va asservir la planète Terre et emprisonner notre héros dans une réalité virtuelle où il va falloir semer le bordel. Le tout avec des super-pouvoirs, un pistolet qui tire du dubstep et une batte de baseball en forme de tentacule. Absurde ? Oui !

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On chevauche un missile nucléaire pointé sur la maison blanche façon rodéo en guise d’intro. Qui dit mieux ?

Car si la série s’apparente à l’origine à un GTA-like, Saints Row en serait alors le penchant sous ecstasy : plutôt que d’offrir une vision relativement réaliste de la criminalité, ce quatrième opus fait dans la démesure totale. Prisonnier de la simulation, la seule solution qu’on vous propose pour vous en sortir est d’y semer le chaos pour générer suffisament de bugs pour affaiblir la sécurité du programme. Il s’agira donc de se livrer à diverses activités qui rapporteront expérience et argent. Si certaines sont des classiques de la série (semer la pagaille avec un tank, voler un véhicule, éliminer une cible...) d’autres sont inédites car liées aux pouvoirs nouvellement acquis par le "Président des USA" : super-vitesse, super-saut, télékinésie et autres joyeusetés sont donc au programme de ce nouvel opus et seront mis à contribution de manière assez intensive. Ainsi, les véhicules passent très largement au second plan tant notre héros est ultra-mobile : capable de sauter plus haut que la majorité des bâtiments, de courir contre les murs ou de planer, celui-ci n’est plus restreint d’aucune manière et permet d’arpenter le terrain de jeu en quelques minutes.

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Votre avatar va rapidement acquérir des super-pouvoirs tous plus funs et abusés les uns que les autres.

On se retrouve donc rapidement dans la position jouissive du personnage tout-puissant qui, même s’il peut mourir, peut tellement provoquer de dégâts en très peu de temps que ça en est très plaisant. Mention spéciale aux attaques de corps à corps en hyper-vitesse, qui résulte en des mises à mort acrobatiques et gores, ou aux armes, dont de nombreuses nouvelles viennent rajouter tout un arsenal de délires. Accueillez donc comme il se doit le lance trou noir (idéal pour faire un nettoyage par le vide) ou le Dubstep Gun (qui tire de la musique dub step et des lumières dignes d’une boîte de nuit). Ajoutez à cela certains pouvoir comme la télékinésie qui fait office de Gravity Gun, et vous obtenez de nombreuses et idiotes possibilités pour vous débarasser de vos ennemis.

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Le Professeur Genki est de retour pour de nouvelles épreuves !

Mais là où Saints Row IV fait fort, c’est dans son humour. Déjà bien potache et délirant par le passé, l’aspect comique est ici plus présent que jamais avec l’arrivée de nombreuses références à d’autres jeux, pour s’en moquer. Entre Keith qui se plaint qu’il ne pourra jamais finir sa partie de Dead Island, le vaisseau faisant office de QG qui s’avère être un gigantesque foutage de tronche de Mass Effect (on peut "coucher" avec n’importe quel PNJ du vaisseau en 1 choix de dialogue), ou même l’introduction qui reprend toutes les (grosses) ficelles pleines de scripts des campagnes de Battlefield et Call of Duty, personne n’est épargné. Et comme si cela ne suffisait pas, le jeu dispose d’une bande-son splendide qui autorise aux scénaristes de belles conneries : s’évader d’un vaisseau alien alors que la radio du vaisseau diffuse "What is love ?" avec le héros qui s’exclame "C’est ma musique !" fait partie de ces moments d’anthologie n’importe quoiesques offert par le jeu...et on en redemande !

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Le Professeur Genki est de retour pour de nouvelles épreuves !

Néanmoins, certaines mauvaises langues diront que Saints Row IV était prévu à la base pour être un humble DLC de Saints Row The Third, et cela se ressent sans doute dans certains éléments : Steelport a peu évolué depuis le précédent opus, les didacticiels sont assez basiques, et la plupart des répliques en jeu du héros sont celles du précédent épisode. De même, l’aspect graphique a peu évolué, même si cela reste compréhensible étant donné la vitesse de l’action qui pousse le jeu vers la fluidité et non vers la beauté. Mais impossible de critiquer cet épisode sur son contenu : avec de très nombreuses activités (plus variées que par le passé), une campagne qui en a dans le ventre niveau durée de vie, et une histoire vraiment déjantée de A à Z, Saints Row IV mérite clairement son épisode à part entière. Seule question : que pourront-ils bien nous inventer de plus jouissif qu’un super-héros pour Saints Row V ? Un dieu ?

Graphismes : 15/20

Plutôt joli graphiquement, Saints Row 4 profite surtout dans sa version PC des performances de la machine pour offrir une fluidité exemplaire vraiment agréable. Un gros plus quand on voit la vitesse de l’action, qui reste toujours lisible.

Gameplay : 17/20

Prenez Saints Row the Third, rajoutez à l’équation des super-pouvoirs tous plus grisants les uns que les autres, et vous obtenez un jeu nerveux, fun, et déjanté. La ville de Steelport devient une aire de jeux où tout (et surtout n’importe quoi) est permis, mais où les véhicules perdent clairement en intérêt.

Bande-son : 19/20

Le casting de Saints Row peut s’enorgueuillir de quelques acteurs célébères (Keith David en tête), et surtout d’une tracklist bien riche en musiques connues...et qui sont pour certaines exploitées de manière fantastique. Et impossible de ne pas se marrer sur de nombreux dialogues et les délires des doubleurs.

Scénario : 18/20

Le scénario est totalement déjanté d’un bout à l’autre, offrant au joueur une histoire rocambolesque et terriblement drôle qui n’a pas peur du ridicule, du vulgaire, et des débilités en tout genre. Le tout en se moquant allègrement de certains jeux et films de ces dernières années. Que demander de plus ?

Durée de vie : 18/20

Comptez quelques dizaines d’heures de jeu pour tout voir de Steelport, surtout si vous visez le 100%. Ajoutez à cela le mode coopération et les modes en ligne, ainsi que les DLC à venir, et vous obtenez un jeu bac à sable à la durée de vie monstrueuse.

Conclusion : 18/20

Drôle, délirant et jamais sérieux, Saints Row IV poursuit dans la lignée du troisième opus pour offrir une aventure totalement psychédélique. Bourrin et défoulant, le jeu se permet tout et n’importe quoi, et parvient à accrocher le joueur dans cet univers totalement absurde en surprenant sans arrêt le joueur. Une réussite grandiose !


NOTE : 09/10