Consoles-Fan
26/09/2017

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Assassin’s Creed IV : Black Flag
Changement de cap
pour l’assassin fétiche d’Ubisoft

Au fil des Assassin’s Creed, nous continuons à remonter dans le temps. Pour ce quatrième volet, Ubisoft nous emmène à l’ère des boucaniers, pirates et autres corsaires de mauvaise vie peuplant les tropiques. Néanmoins notre Héros n’en demeure t-il pas moins un Assassin avec un grand "A" ? réponse.

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Badass des mers

XVIIIème siècle, Vous êtes Edward Kenway, poivrot notoire dont la femme espère qu’il devienne un bon soldat de la flotte anglaise. Mais notre cher Edward n’a que faire d’être à la botte d’un quelconque capitaine pour une poignée de piécettes. Ce qu’il veut lui, c’est être un pirate riche et craint par les autres. Au terme d’un prologue que je vous laisse découvrir, il finira par mettre la main sur son navire, le Jackdaw. Ainsi il pourra voguer librement avec ses hommes sur les flots des mers de Caribéennes et au-delà. Tout cet univers qui vous tend les bras...C’est grisant.

Edward n’est en rien un assassin au début du récit, il n’en a que la tenue qu’il a d’ailleurs dérobé à un homme qui lui en était un. C’est un peu comme ça que va commencer sa quête. Accidentellement. Bientôt son amie James Kidd lui en dira un peu plus au sujet de son "culte bizarre" et des templiers. Pourtant Edward Kenway est certainement l’un des héros les plus charismatiques et intéressants de la saga. Son côté sans foi ni loi (pirate quoi...) ravira beaucoup de gamers. Qu’il fait bon vivre dans les Caraïbes quand la loi des pirates prévaut sur toutes les autres... Mais le retour à la réalité est très difficile.

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le saut de la foi sous les tropiques mais attention au plat

Triste réalité & Animus forever

En effet n’oublions pas que nous sommes dans l’Animus et la personne que vous incarnez dans la vraie vie n’ a absolument rien qui pourrait susciter un éventuel intérêt. Une fois sortie de la machine à bonheur, vous apprenez que vous avez intégré un programme qui va permettre de faire un film sur les pirates... Vous en apprendrez un peu plus sur les agissements de la société Abstergo qui vous emploie. Vous zonez un peu dans les bureaux pour remplir quelques missions gonflantes (oh ! y’a pas marqué livreur sur mon front !!! Quoi ? je dois hacker des ordi et scanner des flashcodes !!!), vous rencontrez des gens insipides. Le cynisme (qui n’aura échapper à personne) des séquences en question vous donne donc une furieuse envie de prendre vos jambes à votre cou. Pitié !!! renvoyez-moi dans l’animus !!!!

Et oui, Black Flag ne brille pas par l’intérêt de ses séquences hors animus contrairement au volet précédent qui savait tirer partie de cet aspect du jeu. Ceci dit, ça n’est vraiment pas grave vue la durée de celles-ci. La saveur du jeu se trouve dans l’A-NI-MUS !!!

Bon ok on y retourne enfin. Le monde qui vous tend les bras donc (oui je l’ai déjà plus haut et je le dirai encore na !!!) est juste fabuleux et la taille de la carte vertigineuse. Alors on est très vite tenter de prendre le large, d’aborder et de couler des navires jusqu’à plus soif, de visiter toutes les petites îles recelant d’innombrables secrets et trésors mais il ne faut pas oublier que nous avons une histoire à faire avancer. Bizarrement on a un peu moins d’en train à effectuer des missions d’infiltration mais la plupart du temps, le jeu en vaut la chandelle donc on fait le job : assassiner, piller, espionner, secourir etc... on expédie les affaires courantes non sans plaisir mais avec cette envie tenace de vite repartir en mer. Cependant le très grand nombre d’activités disponibles dans chaque grande ville (Nassau, La Havane et Kingston) ainsi que les quêtes de trésors vous encourage à explorer les grandes îles plus en profondeur. Vous pourrez toujours vous lancer dans des missions annexes d’assassinat ou de chasse aux templiers qui s’avère au bout du compte très gratifiante.

Chaque port dispose d’un bar où vous pourrez glaner des infos moyennant quelques pièces comme par exemple la localisation de convoi de navire marchand particulièrement attractif. Les autres activités sont elles aussi tentantes.On pense notamment à la chasse aux animaux terrestres ou marins (requins et autres redoutables baleine blanche)qui vous permettra de récupérer des matériaux nécessaires à l’amélioration de votre équipement. Les matériaux justement seront aussi utiles à l’amélioration de votre navire ou à sa réparation. Plusieurs options pour avoir accès au bois, métaux, tissu mais aussi sucre et rhum (ces deux derniers serviront à la revente) : la possibilité de trouver en quantité moindre ses denrées en pleine mer ou sur les îles mais surtout l’attaque de navires marchands qui sont peu armés mais parfois sous bonne garde des navires de guerre.

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les petites îles environnantes regorgent de secrets

ça coule ou ça flotte ?

Ce qui nous amène à l’aspect navigation du jeu. Vous disposez donc rapidement du Jackdaw. Vos quartiers vous permettent de changer de tenue (si vous avez joué aux récents volets, la tenue d’Ezzio et des autres sont disponibles en bonus), améliorer votre navire sur 3 axes qui sont la protection et la puissance (coques, boulets...), l’entreposage (munitions, équipage et marchandises) et le harponnage pour la chasse à la baleine entre autres. Vous pouvez aussi l’enjoliver esthétiquement avec par exemple une nouvelle figure de proue, voile ou barre. D’autres upgrades se débloqueront en avançant dans l’aventure (pour la plongée sous marine notamment) ou en jouant en ligne. J’ajoute que vous devrez aussi vite améliorer la taille de vos dortoirs afin d’accueillir un équipage plus important et de faciliter les abordages. De votre cabine, vous pourrez aussi (si votre console est connectée) gérer votre propre flotte via une carte tactique bien pensée. Ainsi vous enverrez des navires (préalablement capturés) en mission diplomatique, pour livrer de la marchandise ou encore pour se battre. Le danger du chemin emprunté et vos chances de réussir la mission sont indiqués ce qui donne un petit aspect stratégique très chouette. Toutes ces manœuvres auront pour but de sécuriser les voies maritimes, de gagner de l’expérience, des points Uplay, de l’argent, des matériaux et des améliorations.

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une mer déchainée, des navires ennemis : épique je vous dis !!!

We need a bigger boat

Lors de combats navaux, il vous faudra être très prudent et toujours veiller à utiliser votre longue-vue afin de repérer au loin les cibles potentiels. Vous distinguerez alors le type de navire, son niveau de dangerosité et sa cargaison. Au début, ne soyez pas trop gourmand : si un navire légendaire niveau 75 rempli de pièce d’or vous tend les bras au bout de 3 heures de jeu, FU-YEZ !!!! ou vous finirez au fond de l’océan. Vous pouvez naviguer à plusieurs vitesses, le maximum étant la vitesse de croisière où l’on entend les marins chanter pour se donner du courage. Plusieurs tirs possibles lors d’un combat : les bordées de canons classiques, le mortier longue distance, les tonneaux de poudre qui permettent de faire de lourds dégâts à l’ennemi et le canon à chaîne. La façon de manœuvrer de votre navire est très importante. Il faudra éviter autant que faire se peut de se prendre systématiquement des bordées de canon dans la tronche surtout si le bateau est plus puissant que vous. Une zone apparait d’ailleurs en rouge sur l’eau afin de déterminer où l’ennemi va tirer. Pas toujours simple de limiter la casse. Imaginez quand ils sont plusieurs...

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vous pouvez trouver des cartes aux trésors en dépouillant des cadavres

Une fois le navire ennemi bien amoché et immobilisé, vous pouvez le couler ou l’approcher et passer à l’abordage ce qui vous rapportera plus de butin. En free-run (mode course en appuyant sur R1)) sur un bateau, plein de possibilité s’offrent à vous comme grimper sur une poulie pour finir en haut du mat et plonger sur l’ennemi grâce à un crochet etc... Vous devrez alors tuer un nombre d’ennemi donné faire prisonnier le reste de l’équipage. Ensuite libre à vous de choisir de réparer votre bateau ou d’envoyer le navire ennemi grossir votre flotte. Vous trouverez parfois des bateaux immobilisés que vous pourrez pillé en un temps limité avant qu’il ne coulent. Au rayon des activités cool que vous proposent l’océan, vous pourrez prendre des forts. Il faudra anéantir les fortifications et les canons et ensuite les conquérir sur la terre ferme en tuant l’officier. Il vous appartiendra et vous révèlera les secrets d’une partie de la map un peu à la manière des points d’observation à synchroniser. Attention cependant car ça n’est pas toujours chose aisée. Les forts peuvent être lourdement armés et certains isolés en pleine mer bénéficient d’une protection naturelle et qui peut ruiner votre bateau. En effet les tempêtes peuvent engendrer des tornades qu’il vous faudra à tout prix éviter et les lames de fond qu’il faudra prendre bien droit sous peine de couler votre navire. La vie de pirate est donc sacrément dangereuse.

En plus des grandes villes à visiter au travers de la Floride, Cuba ou encore la Jamaïque, vous pourrez accoster sur de nombreux patelins plus modestes. Il vous sera possible d’en financer l’essor économique en y construisant par exemple des magasins pour équiper Edward ou des comptoirs pour améliorer le Jackdaw.

Enfin parlons du multijoueur qui ne propose pas de vraie bataille en mer. Dommage. Néanmoins Vous y trouverez le fameux mode coop Meute et ses assassinats synchronisés, le mode deathmatch et protection de trésors face à des vagues d’ennemis toujours en coop. La grosse nouveautés se trouve en fait être le Labo de jeu qui permet de paramétrer vos parties dans les moindres détails et de les soumettre à la communauté ce qui apportera sans nul doute du contenu inspiré en plus des 8 maps disponibles.

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Graphismes : 8.5/10

Le moteur Anvil Next fait de nouveau des merveilles après la réussite d’ Assassin’s Creed III. Les décors sont sublimes et très fouillés. Mon seul vrai regret étant le manque d’évolution technique de l’animation des personnages. On est probablement au bout pour les current gen.

Bande-son : 9/10

Des belles compositions qui offre un souffle et une ambiance unique à ce début du XVIII ième siècle. Les doublages sont excellents et entièrement localisés.

Gameplay : 9/10

Les phases Assassinats évoluent très peu (le free run toujours délicat et l’IA parfois aux fraises) cependant l’aspect maritime explose littéralement à la figure comparé à l’amorce qui avait été faite dans le précédent volet. La maniabilité des navires est juste parfaite et les mécaniques de batailles navales très soignées. Ubisoft a fait un boulot magistral de ce côté-là.

Durée de vie- Intérêt : 9/10

que dire si ce n’est qu’une fois que vous aurez vu la taille gigantesque de la carte, vous comprendrez que le soft ne se finira pas facilement tant le contenu est riche. Les innombrables activités annexes, lieux, et trésors et autres défis Uplay à découvrir rendent l’expérience très immersive. Alors bien sûr, l’intérêt des missions principales restent assez inégales et les séquences hors animus inutiles mais pour un titre de l’acabit de Black Flag et du postulat choisi par les développeurs, ce sont d’insignifiants détails , quelques gouttes d’amertume dans un océan de plaisir.


Conclusion : 9/10

Assassin’s Creed IV : Black Flag est clairement l’épisode le plus riche (tant de choses à découvrir) et intéressants de la saga pas tant en terme de récit principal mais du point de vue du personnage que vous incarnez et de sa trajectoire certes classique mais bigrement prenante. J’ajoute que l’univers ultra abouti qui est dépeint ici procure un bonheur sans pareil à qui aime les jeux de pirates et plus largement les joueurs épris de liberté et d’aventure. Un incontournable de cette fin d’année charnière.

Hellfire


Editeur/Développeur : Ubisoft

Type : Action / Aventure

Sortie France : 29 octobre 2013

Classification : Déconseillé aux - de 18 ans

NOTE : 09/10