Consoles-Fan
18/09/2018

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Damage Inc
Redresse !
Je te dis de redresser !

Si un genre est bien sous-représenté depuis plusieurs années, c’est bien les jeux d’avions. A l’heure où les shoot’em-up regagnent en popularité, il est de plus en plus compliqué de trouver un jeu de shoot aérien en 3D. Alors quand on nous propose une simulation aérienne, on ne peut qu’être curieux...

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B6 ! Touché coulé !

Damage Inc nous envoie donc dans l’océan pacifique, en pleine Seconde Guerre Mondiale. L’introduction ne vous épargnera rien puisque vous serez un pilote américain en simple mission de pilotage quand l’assaut des japonais sera lancé sur votre base militaire : Pearl Harbour. L’occasion de montrer vos talents de pilotes en situation réelle !

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Pearl Harbour. Certes, c’est la guerre, mais c’est vraiment pâlichon...

Hélas, la première chose que l’on remarque en lançant cette mission n’est pas la mise en scène de celle-ci, pourtant assez réussie, mais sa réalisation : Damage Inc a pratiquement une génération de retard graphiquement. Alors oui, la profondeur du champ de vision est digne de la gén’ PS3/360, mais en-dehors des avions, les textures des environnements et des nuages sont indignes des consoles actuelles, surtout en fin de vie. C’est terne, gris, et peu lisible.

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Déjà que c’est terne, quand en plus y a autant de fumée...

Pourtant, on sent une volonté de la part des développeurs d’assurer au jeu un contenu robuste : le conflit du pacifique est ici fidèlement retranscrit avec en prime des vidéos et images d’archives, ainsi qu’un apprentissage assez poussé pour un jeu plutôt orienté arcade, même en mode simulation. Ainsi, il faudra maîtriser le torpillage de croiseurs ainsi que les dogfights pour espérer survivre. La précision demandée est proche d’une simulation, ce qui tranche étrangement avec un gameplay sinon assez laxiste.

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Les missions sont variées dans leurs objectifs. Ici, de l’escorte de flotte.

L’accent a été également mis sur la personnalisation, puisque plusieurs dizaines d’appareils aux caractéristiques variées sont accessibles au fur et à mesure. Cela est d’autant plus vrai que l’ensemble de ces coucous sont personnalisables grâce à un système d’XP et de points de compétences que vous obtiendrez au fil des missions. Ajoutez à cela un contenu robuste en multi, et l’on se dit que Damage Inc ne manque pas de beaucoup le coche. Dommage.

Graphismes : 6/20

Vraiment terne graphiquement, les développeurs de Damage Inc semblent n’avoir prêté attention qu’aux avions. Les textures des environnements sont plus dignes d’une Playstation 2 que d’une console actuelle, tout comme les nuages qui ressemblent plus à une bouillie de pixel d’un autre âge qu’autre chose.

Bande-son : 14/20

Les voix anglaises s’avèrent plutôt convaincantes. Côté musiques, celles-ci insufflent un certain dynamisme aux missions en donnant le ton de manière convaincante. Enfin, les bruitages des avions et de leurs armes sont réussis.

Gameplay : 12/20

Mélange d’arcade et de simulation, Damage Inc. a du mal à convaincre par sa prise en main soit trop simpliste, soit trop complexe suivant ses préférences. Trop dirigiste dans les missions, le jeu laisse peu de place à l’improvisation et aux manoeuvres originales malgré un gameplay qui reste trop arcade même en poussant tous les réglages en mode simulation.

Durée de vie : 16/20

La campagne solo vous occupera une bonne dizaine d’heures de jeu. Le multi est riche en possibilité mais pauvre en joueurs. Enfin, l’ensemble des appareils du jeu disposent d’un système d’amélioration poussant à rejouer en solo comme en ligne afin de doper son avion préféré.

Scénario : 14/20

Avec un bon travail de fond sur l’histoire de l’aviation militaire et le conflit pacifique de la seconde guerre mondiale, le jeu se noie néanmoins dans un intrigue principale nettement moins intéressante racontant la vie d’un pilote en quête de vengeance.

Conclusion : 11/20

Graphiquement fade et essayant de concilier simulation et arcade, Damage Inc se retrouve finalement coincé à mi-chemin sans jamais vraiment décoller, plombé par une réalisation d’un autre âge. Assez regrettable, car l’on sent un vrai potentiel et un vrai travail d’histoire derrière le jeu.


NOTE : 05/10