Consoles-Fan
20/10/2018

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DmC : Devil may Cry
Effectivement, les démons pleurent...
...de rire en voyant le look de Dante.

Après quatre épisodes inégaux, la série Devil May Cry a droit à un reboot pour le moins inattendu : nouveau contexte, mais surtout nouveau héros, dont le design avait fait hurler les fans lors des premières présentations. Mais qu’en est-il vraiment au final ?

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Vergil, seul rescapé de cette "gothisation dark" à outrance.

DmC : Devil May Cry nous met donc dans les bottes de Dante, le fils d’un démon et d’une humaine. Le résultat de ce cocktail est forcément un combattant doté de pouvoirs et capacités sortant du commun des mortels, et il va falloir les mettre à profit afin d’éliminer une menace démoniaque qui compte recouvrir le monde de boisson énergétique...oui, c’est le scénario.

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Certains environnements sont réussis...

Car si la série n’a jamais été fameuse pour cela, il faut bien avouer que cet épisode est du côté de l’intrigue un naufrage total. A commencer par Dante, qui passe d’arrogant et sûr de lui à un jeune rebelle paumé, en proie à des fantômes de son passé sombre et lugubre et trop noir...bref, du vu et revu, qui fait perdre au personnage toute sa saveur : non seulement la personnalité est bien moins mordante, mais en prime, le character design massacre le légendaire épéiste pour en faire un adolescent au look émo.

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...d’autres sont des chefs-d’œuvres d’architecture...

Heureusement, le jeu se sauve du naufrage grâce aux affrontements, qui renoue avec le dynamisme de la série : grâce à la possibilité de switcher en plein combat entre trois armes de corps à corps, auxquelles viennent s’ajouter les armes à feu, DmC dispose d’un gameplay vraiment dynamique, tout en combos déments. Dante obtient de surcroît rapidement un grappin qui lui permettra de rejoindre en un instant ses ennemis ou au contraire les amener à lui, ce qui apporte en souplesse de déplacement.

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...et d’autres sont carrément ratés.

Côté combos, le jeu reprend une bonne partie des moves de l’ancien Dante : on retrouvera vite ses marques, du moins à l’épée, où l’on aura encore droit à des enchaînements basés sur le timing, ainsi que la possibilité de charger épée en avant ou de propulser l’ennemi dans les airs pour s’y acharner.

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Le système de combat renvoie à un hybride entre le gameplay de Dante (pour les combos) et ceux de Nero (pour les "chops").

Malheureusement, si le gameplay des combats s’avère plutôt jouissif, plusieurs points viennent un peu obscurcir le tableau. A commencer par les monstres que l’on rencontrera au fil de l’aventure : peu varié, pas franchement inspiré, le bestiaire ne donne au final que peu de fil à retordre tant les ennemis sont basiques. Seul le surnombre apporte un réel danger. Mais là où l’on a envie de jeter son pad de rage, c’est bien à cause d’une aberration totale dans un bear’em-all : les phases de plate-formes. La caméra étant toujours un peu capricieuse, devoir gérer des sauts et jets de grappin s’avère purement et simplement agaçants, surtout quand on a l’impression de faire le bon saut mais que non, la cible que l’on veut aggriper n’est pas attrapable d’ici mais de la plate-forme juste à côté. Frustrant.

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Si les développeurs pouvaient ARRETER de mettre de la plate-forme dans des jeux d’action, ça serait super. Merci.

Graphismes : 14/20

L’univers dépeint dans DmC s’éloigne du gothique pour verser plutôt dans l’emo. De quoi diviser les fans, surtout quand l’on voit Dante qui a perdu une bonne partie de sa superbe pour sombrer dans le ridiculement trop gothique/émo, alors que Vergil reste assez proche de sa version d’origine. On pourra aussi se poser de sérieuses questions sur les choix esthétiques des décors, où se côtoient le magnifique et le ridicule.

Gameplay : 13/20

L’essentiel des combos des anciens opus sont de retour, et les techniques de "grappin" de Dante semblent tout droit issues de celle de Nero de DMC 4. Les armes sont certes plus variées qu’auparavant, mais l’on n’atteint pas pour autant la variété ou le rythme d’un Bayonetta. Carton rouge en revanche pour les phases de plate-formes totalement ratées, et l’on regrette la caméra plutôt capricieuse, ainsi qu’un bestiaire assez insipide au final.

Bande-son : 15/20

Les voix anglaises sont plutôt sympathiques. Les musiques sont dans la lignée de celles des précédents opus, mélange efficace d’influences gothique et de rock.

Durée de vie : 15/20

Comptez une bonne dizaine d’heures pour voir le bout de l’aventure. Ajoutez à cela les nombreux défis cachés et les modes de difficulté supérieure, et vous obtenez le durée de vie habituelle des Devil May Cry.

Scénario : 6/20

On aura beau dire, ce Dante nouvelle version n’a ni le style, ni l’élégance de l’original. Côté scénario, on se retrouve avec une transposition "branchée" des personnages de la série originale. Mundus asservit ainsi l’humanité avec l’aide d’une boisson énergisante, tandis que Vergil se retrouve à la tête de la résistance des humains.

Conclusion : 14/20

Si le renouveau de la série partait d’une bonne intention, on se retrouve au final face à un jeu qui ne pourra que diviser : alors que le gameplay n’a pas beaucoup évolué par rapport à Devil May Cry 4, le changement radical dans la direction artistique, les phases de plate-formes et le scénario plus bateau que jamais rendent le jeu plus fade que ses prédécesseurs. N’en demeure pas moins un bon défouloir malgré ces défauts.


NOTE : 07/10