Consoles-Fan
17/07/2018

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Doom III : BFG Edition
La signification de BFG ?
Big F*cking Gun !

Doom. Si la série a littéralement créé un genre vidéoludique (le FPS, ou "Doom-Like", comme on l’appelait à l’époque), elle est passée depuis un long moment sous les radars après un troisième opus moyennement convaincant et un film désastrueux. Malgré cela, le troisième opus revient dans une édition spéciale "BFG" (comprenez Big F*cking Gun) censé rabibocher la série avec les joueurs. Pari tenu ?

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Salut toi !

A savoir : derrière le nom BFG Edition se cache en fait la trilogie Doom ainsi que les DLC du troisième opus, dont un inédit. L’histoire des trois épisodes reste assez basique : vous êtes un Marine de la planète terre, des aliens débarque, et c’est à vous de jouer les nettoyeurs. Certes, le dernier opus tente la modernité en apportant un scénario plus abouti à coups de NPC, de journaux audios et de dialogues où le héros reste muet, mais il n’en demeure pas moins très vite oublié.

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...des zombies qui avancent mollement ?

Doom III est donc la pièce centrale de cette compilation, et paradoxalement peut-être la moins attrayante : si le jeu était plutôt joli à sa sortie en 2004, il fait pâle figure aujourd’hui comparé aux productions actuelles. La chose est nettement moins gênante sur PC où le jeu a été moddé dans tous les sens au point de ne plus rien avoir en commun avec le jeu originel, mais sur Xbox 360, il faut donc se contenter d’un rendu assez pauvre, caché par l’obscurité permanente. Car oui : la lampe torche se révèle indispensable 90% du temps.

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Un jeu plongé 95% du temps dans le noir... ?

Et c’est bien là le problème : Doom I et II étaient des modèles de shooter nerveux et vifs : les salles étaient vastes, les ennemis nombreux, et il fallait en permanence rester mobile et tirer joyeusement dans tous les sens. Ici, la partie action est en net recul au profit d’une exploration de la base et d’un côté survival/horror à la lampe torche au final assez barbant. Certes, le jeu n’oublie pas son héritage action, mais pourquoi de telles concessions sur le bourinage ?

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Rah mes yeux ! Rendez-moi Doom, dediou !

La comparaison est d’autant plus flagrante que les deux premiers épisodes sont présents dans la compilation. L’occasion de refaire deux des jeux les plus mémorables du genre, dans une version à peine retouchée. Seul problème : la disparition des modes en ligne, pourtant présents sur leurs versions Xbox Live Arcade...bizarre.

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Voilà ! Ça, c’est un FPS bourrin et efficace comme on les aime !

Graphismes : 11/20

Les graphismes de Doom III sont assez datés. Mais c’est plutôt ici l’abus d’obscurité que la note sanctionne : les précédents Doom étaient nerveux et rapides, mais l’action y était toujours claire car les pièces lumineuses et les monstres bien visibles.

Gameplay : 12/20

On s’amuse paradoxalement plus à parcourir Doom 1 et Doom 2 (également présents sur la galette) qu’à explorer seul cette station glauque sur Mars...sauf que Doom 1 & 2 ont été amputé de leur multijoueur en ligne. Pour le troisième opus, le gameplay est résolument old school, mais l’idée de se rapprocher des jeux d’horreurs ne sied pas du tout à une série qui s’était jusqu’alors dédiée au bourinage.

Bande-son : 13/20

Rien de bien fantastique à se mettre sous la dent du côté des voix ou des musiques, qui sont correctes, sans plus.

Durée de vie : 16/20

Si Doom III n’a pas une durée de vie phénoménale (comptez une dizaine d’heure maximum pour en venir à bout), on pourra se rabattre sur Doom I et Doom II qui occuperont davantage de temps.

Scénario : -/20

Une station martienne qui subit un assaut étrange, et vous allez débarquer là-dedans avec un flingue, une lampe torche et une grosse dose de Testostérone.

Conclusion : 12/20

Pas très joli, plus lent et moins fun que ses prédécesseurs, on se demande encore l’utilité réelle de sortir une édition "spéciale" de Doom III sur Xbox 360. Certes, on obtient là une compilation comprenant Doom I et Doom II, les ancêtres du FPS, mais le troisième opus censé être le centre de la compilation est au final très dispensable.


NOTE : 06/10