Consoles-Fan
26/07/2017

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Assassin’s Creed IV : Black Flag
Yo Ho, Yo Ho !
A pirate’s life for me !

Chaque année, c’est pareil. J’ai toujours l’impression de commencer ce test de la même manière. Jouer à Assassin’s Creed, c’est un peu jouer à "je t’aime moi non plus". C’est le jeu qu’on attend pas mais qu’on sait qu’il faut faire parce que ça va être trop génial. On s’attend à pas mal de déjà-vu et à chaque fois on est quand même surpris. En fait, la seule surprise que l’on a plus, c’est que c’est du top niveau. Tu commences et tu ne peux plus t’arrêter.

Et puisqu’ Assassin’s Creed IV est sorti sur l’ancienne et la génération de console, il est temps d’ouvrir la foire aux questions pour répondre essentiellement à une seule : est-ce que ça valait le coup de dépenser des centaines d’euros dans du nouveau matériel. Certes, chacun aura plus ou moins de nuance dans sa réponse. Certains seront plus vite convaincus que d’autres et je ne rentrerai pas ici dans le débat mais voici au moins ce qu’apporte cette version XBox One. Le jeu est clairement plus fin, c’est évident et j’ai envie de dire que la version Xbox One s’en sort même mieux que la version PS4 en terme d’aliasing. Le jeu ne tourne pas en 60 images par seconde mais il gagne en fluidité par rapport à l’ancienne génération de console. La version PS4 semble aussi un petit peu plus rèche en terme d’animation.

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Cependant, il faut dire aussi, pour être tout à fait honnête, que la vitesse de rotation de la caméra est très voire trop rapide, ce qui explique que le framerate ne suive plus. Il ne faut qu’une seconde pour effectuer un tour de 360 degrés, alors forcément, ça défile pas mal à l’horizon. Ce que je veux dire par là, c’est que tant qu’on ne s’amuse pas à faire des tests comme je le fais, juste pour vérifier les limites de la machine ou des programmeurs de chez Ubi Soft, le jeu ne souffre pas vraiment de problèmes de fluidité dans des conditions normales de jeu, que du contraire, tout cela est fort souple.

Pour le reste, cela se joue sur du détail. J’ai apprécié la gestion de la végétation qui se cambre au passage de l’assassin mais surtout la mer, qui est somptueuse, ce qui est une bonne chose pour un jeu avec des pirates. Elle occupe aussi une grande partie de la carte. En pleine tempête, les vagues sont immenses. Le reste du temps, on peut admirer que de l’écume se forme à la cime des vagues. Il est loin le temps de la simple texture que l’on agite tel un drapeau.

De par la présence de ses forêts luxuriantes et de ses eaux turquoises, Assassin’s Creed est le plus coloré de la série. On a parfois l’impression d’être dans Far Cry 3. C’est d’autant plus comique que Far Cry 3 avair emprunté dans Assassin’s Creed quelques techniques de gameplay comme par exemple le fait d’escalader des tours pour débloquer des éléments sur la carte. Ici, les points d’observation ont bien changé (que l’on repère à la présence d’une poutre de bois proéminente dont les environs sont fréquentés par un aigle) : elles ne sont pas toujours sur des bâtiments et semble rappeler parfois les tours métalliques de Far Cry 3 même si la finition date bien sûre d’une autre époque.

Le démarrage de cet Assassin’s Creed IV a le mérite de surprendre puisqu’on démarre directement l’histoire à k’époque visitée et non pas dans les temps actuels. Nous jouons cette année le rôle d’Edward Kenway qui n’est pas un assassin mais qui va bientôt le devenir.

Belle trouvaille que le système de cartes au trésor. Ce sont des quêtes non-obligatoires qui permettent au joueur de récupérer de l’argent ou d’améliorer leur navire. En revanche, elles sont parfois erronées. Est-ce que les programmeurs se sont trompés ou doit-on partir sur le principe que le personnage qui a dessiné la carte a pu faire un erreur. Par exemple, il y a des inversions dans les directions. Au final, cela ne porte pas à conséquence car le fond d’une grotte reste le fond d’une grotte, qu’elle soit sur la gauche ou sur la droite, mais c’est décontenançant de voir le fond de la grotte se profiler sur la droite alors qu’elle se profile sur la gauche si l’on tient la carte dans le bon sens (lue à l’envers, elle se profile en effet sur la droite).

Le jeu possède d’autres "défaut". Si le système de navigation a clairement été récupéré du 3eme opus, celui-ci ne semble pas toujours réaliste. L’inertie du bateau est étrange. Il arrive à stopper sa course sur des distances très courtes, ce qui est bien pratique pour le gameplay. Il est aussi possible de naviguer dans des eaux peu profondes, et là aussi, c’est plutôt étrange pour un bateau de cette taille qui semble parfois se mouvoir la où un matelas pneumatique toucherait le fond en sable dans la vie réelle.

En revanche, le système de combat naval a été nettement amélioré en terme de possibilités. Il est désormais possible d’utiliser une longue vue pour observer le type de navire avant d’attaquer. On pourra aussi lâcher des barils explosifs mais surtout passer à l’abordage. Il est clair que les phases sur eau sont devenues une composante principale du titre. Il sera possible d’explorer des mondes sous-marines ou encore de recueillir des naufragés.

Votre navire peut être customisé et amélioré à la manière des améliorations des bâtiments qu’il était possible de faire en d’autres temps. Outre sa beauté, la physique de la mer est intéressante. Il faudra en effet, en cas de tempête, aborder les hautes vagues de face. De plus, lors des combats, il faudra parfois tirer en cloche pour atteindre des bâteaux cachés par les vagues. Autant d’idées de gameplay qui rendre le système de jeu très intéressant.

Qui dit nouvel Assassin’s Creed, dit jeu repensé. C’est franchement déstabilisant comme à chaque fois car il faut reprendre ses marques mais au final, les modifications (qui ne sont malheureusement pas toujours expliquées) sont des améliorations. Les points d’observation qui servent à synchroniser et à débloquer des secteurs de carte ne disparaissent plus une fois qu’ils sont débloqués. C’est très déstabilisant d’autant que je n’avais pas compris comment distinguer ceux que j’avais déjà synchronisés des autres. Vous me direz, c’est facile, il suffit de voir si la carte est visible autour du symbole. Oui, mais cela veut dire qu’il faut consulter la carte. Sur le radar, c’est beaucoup moins pratique. En réalité, le logo de l’aigle sur la carte est juste détouré de blanc lorsqu’il reste à débloquer alors qu’une fois la synchronisation faite, il est rempli de blanc. Et pour quelle raison reste-t-il visible le bougre ? Eh bien parce que c’est désormais le système de déplacement rapide du jeu. Cela a au moins l’avantage d’être moins lourd à gérer et de ne pas encombrer la carte d’une multitude de logos.

Bien évidemment, il y a de nouveaux symboles qui font leur apparition comme par exemple les notes de musique qui vous permettent de récupérer de nouveaux chants pour votre équipage.

Un autre point déstabilisant est la gestion des armes qui ne se fait plus via une roue mais via la croix directionnelle. C’est forcément déstabilisant mais au final il est plus rapide d’appuyer une fois ou deux dans une direction pour changer d’arme primaire ou secondaire.

Autre nouveauté dans cet épisode : les missions sous l’eau qui sont assez intéressantes en terme de gameplay puisqu’il va falloir gérer votre oxygène tout en évitant les requins. En gros, c’est de l’infiltration : les requins vous remarquent un peu comme les soldats avec une jauge jaune, orange et puis rouge lorsqu’ils ressentent votre présence. Il faudra également être agil pour vous faufiler entre les rochers, surtout lorsque vous êtes emporté par les courants marins.

Les passages dans le monde moderne font un peu office de remplissage même si scénaristiquement, la direction que prend la série est assez étonnante voire tirée par les cheveux.

Côté points noirs on notera des bugs d’animation et une place au hasard trop importante. Avec une peu de nouille, la même mission peut être vraiment trop facilement exécutée. On peut rester bloqué sur certains ennemis et d’autres fois réussir à les exécuter du premier coup sans pour autant avoir pris plus de précaution. Pire, certaines attaques aériennes habituellement toujours létales sont parfois esquivées par les ennemis. On finit par se demander à quoi cela sert de faire des efforts dans certains cas de figure.

Dans son déroulement, Assassin’s Creed IV m’a fait penser à Miracle Warriors sur Master System, un RPG sur lequel j’ai passé quelques nuits blanches et qui laissait la possibilité au joueur de visiter immédiatement l’intégralité de la map. On ne pouvait juste pas directement traverser les mers car il fallait acheter un bateau. Mais en revanche, il valait mieux ne pas s’avancer dans les montagnes ou les déserts immédiatement tant les ennemis nous terrassaient immédiatement. Après quelques séances de level-up, on pouvait s’y risquer. Ici, c’est pareil, seuls les bateaux modestes vous seront accessibles à l’abordage au début. Attaquer des grands pavillons seront du pur suicide. Mais au fil du temps, votre bateau deviendra de plus en plus puissant et vous pourrez attaquer des forts, l’équivalent des tours Borgias, mais dont la difficulté varie fortement de par le fait que certains sont mieux défendus que d’autres par des batteries de canon capables de couler un trop petit navire immédiatement. En étant mieux protégé et en naviguant de manière plus franche, il sera possible de prendre le fort mais là-aussi, la difficulté variera. Il n’y aura en effet pas toujours qu’un seul capitaine à abattre. Il en est de même pour les bateaux, plus le navire à aborder est important, plus il faudra tuer de membres d’équipage et de gradés.

Graphismes : 71%

Les différences avec la version current gen sont relativement limitées. Il est vraisemblable que le prochain Assassin’s Creed sera le vrai jeu next-gen. Ici, nous avons droit à quelques améliorations, en particulier la gestion de l’eau qui est juste magnifique.

Animation : 79%

Pas mal de bugs de collision qu’il n’est plus authorisé de voir de nos jours.

Jouabilité : 82%

De bonne facture, cependant, réapprendre à jouer à Assassin’s Creed et se débarasser de quelques-uns de nos réflexes est frustrant. Réinventer pour réinventer finit par lasser.

Bande Son : 81%

Les dialogues sont de bonne qualité et les chants des pirates sont crédibles mais les musiques n’arrivent pas à la cheville d’Assassin’s Creed 2 Brotherhood.

Intérêt : 74%

Même si dans l’absolu, cet épisode est riche en contenu, l’amorce scénaristique m’a assez déplu car elle tente de faire table rase du passé. On a envie de ce dire : "out ça pour ça" En même temps, je comprends que cela puisse aider certains joueurs à prendre le train en marche mais pour les fans fidèles, cet éparpillement est assez décevant. La sensation de se retrouver devant une série télé qui s’essouffle car tirée en longueur n’en est que plus amère. J’ose espérer que la série sera mieux relancée dans le futur car l’embourbement n’est plus très loin.

Note Globale : 79%

La meilleure version du jeu sur consoles de salon à ce jour et un très bon épisode. Le jeu gagne en horizontalité mais le vertige m’a pas mal manqué sur cet Assassin’s Creed.


NOTE : 07/10