Consoles-Fan
19/09/2018

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Bayonetta
Non-stop climax action
Fly me to the moon

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Alors là, vous ne pouvez pas vous imaginer le drame que je suis en train de vivre. Je viens de terminer le meilleur jeu auquel j’ai joué dans ma vie. Bon, allez, ok, je dis ça à chaud, je suis sûr qu’à froid je viendrai vous reparler de Sakura Taisen 3 sur Dreamcast, de Dracula X en Pc Engine et encore d’autres, mais croyez-moi, des jeux comme Bayonetta, on en compte vraiment très peu dans la vie d’un joueur. D’ailleurs, ce jeu m’a donné envie de faire une étagère spéciale avec les meilleurs jeux auxquels j’ai joués dans ma vie, une sorte de hall of fame du jeu vidéo et Bayonetta a son ticket d’entrée à vie, ça, c’est certain.


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D’ailleurs, il n’y a qu’à voir l’excitation de toutes mes connaissances autour de ce jeu. Je reçois des messages de toute part avec des joueurs en pleine jubilation car Bayonetta, c’est un peu le jeu qu’on osait plus vraiment attendre. Reprenons les principes de base du jeu vidéo, à savoir un excellent challenge, un gameplay absolument hallucinant : le nombre de coups est dantesque et leur exécution se fait avec une facilité déconcertante. Le jeu est bourré de surprises, de clin d’oeil, de petits plus qui font plaisir au fan. Les développeurs ont du avoir un réel plaisir à tromper le joueur, en le piégeant alors que son esprit reste coincé dans le formattage des productions actuelles. Si le jeu est jouissif pour le joueur, ce sont les développeurs qui ont vraiment du se marrer en exploitant les clichés tout en scénaristant le tout avec grande maîtrise.

Let’s Dance , Boys !

Par où commencer ? Le jeu fourmille de détails incroyables qu’il est impossible de tout relater. C’est un jeu qui se vit, qui ne se lit pas dans un test. Aussi, tant qu’il est encore temps, je vous conseille de vite fermer cette page et de revenir lire ce test une fois que vous aurez terminé le jeu, afin de partager l’expérience sans être spoilé et pourquoi pas venir en parler sur le forum : le topic sur ce jeu semble très bien parti pour être un beau topic avec des fans dans un état second.

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Parlons tout d’abord architecture. Il est clair que les développeurs se sont inspirés de Gaudi et de ses formes arrondies (sans doute pour être assorti avec la belle Bayonetta) très inspirées et très travaillées. Si le genre n’est donc pas forcément créatif, c’est visuellement très réussi et parfaitement conçu pour accueillir des anges, les ennemis du jeu, c’est original.

L’animation de Bayonetta est incroyable : le nombre de mouvements dont dispose la demoiselle est à tomber par terre et cette dernière ne cesse de nous le démontrer à l’écran en adoptation les postures les plus invraisemblables et parfois très suggestives. Il faut dire que Bayonetta est une belle créature et les développeurs ont largement misé sur le fan-service, mais qui s’en plaindra ?

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Bayonetta est une socière dont le physique est assez éloigné des sorcières que l’on rencontre habituellement dans les comptes de fée. C’est plutôt la sorcière qu’on a envie de fréquenter, elle et sa combinaison complexe et moulante à la fois. Boris Vian aurait adoré la décrire. Elle marche le bas-ventre en avant tout en dodelinant son postérieur, fière et droite comme un top-modèle sur son estrade mais avec en plus des intentions pas très pacifiques, elle qui est armée de 4 pistolets : un pour chaque membre. Je vous laisse donc imaginer les contorsions hallucinantes que Bayonetta est capable de faire. Ne faites pas ça chez vous sauf si vous souhaitez vous débarasser de l’affreux vase de Mamy qui traîne là depuis des années. Diverses attaques sadiques (elles varient en fonction de l’ennemi attaqué) sont à votre disposition. Ma préférée reste tout de même la guillotine. Vous assénerez quelques violents coups de pied dans le postérieur de votre victime avant de lui trancher la tête. Charmant, ce mélange gore et sexy.

En tous cas, cette sacrée coquine de Bayonetta n’a absolument pas besoin de tout cet aspect un peu provocant pour être un bon jeu. Avec ou sans, Bayonetta est de toute façon une bombe intersidérale (dans tous les sens du terme). Le rythme ne baisse jamais car même pendant les loadings, il est possible de joueur afin de s’exercer sur les nouveaux coups que vous aurez débloqué.

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Le jeu ne propose au début que trois modes de jeu : very easy, easy et normal. Il est évident que c’est donc en normal, que vous profiterez pleinement de ce jeu. Un mode hard sera débloqué une fois le jeu terminé et comble du bonheur, vous recevrez pas mal de récompenses qui vous permettront de découvrir l’univers de Bayonetta tant du point de vue de l’image que du son. Il y a d’ailleurs un maximum d’incitants pour vous inciter à rejouer à Bayonetta et débloquer par exemple plein de costumes délirants à l’image du jeu. Car le jeu est bourré d’anecdotes et autres plaisanteries guadriolesques. Rajoutez une belle louche de clins d’oeil à l’univers de Sega comme la présence de la musique d’Out Run sur le stage de l’autoroute, ou encore After Burner. Mais que diriez-vous si je vous dis que vous avez même droit à un remake de Space Harrier ? Comment ça je vous spoile ! Mais je vous avais pourtant prévenu de ne pas lire ce test avant de joueur au jeu ! Il est évident que le grand public risque de passer à côté des trésors de Bayonetta mais pour le gamer averti, c’est de la crème anglaise qui coule dans sa bouche !

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Bayonetta est un jeu sexy, je l’ai déjà dit. Certains passages de découpe de vêtements précisément aux cuisses, fesses et seins rappellent étrangement un certain Go Nagai qui adorait déshabiller Cutey Honey de cette manière. Et pourtant, face à une vulgarité certaine mais pourtant appréciable, Bayonetta fait partie de ces jeux qui ont la classe internationale. J’en veux pour preuve la reprise de Fly Me To The Moon de Franc Sinatra qui hante le jeu tout son long. De nombreuses scènes d’une féérie indescriptible tant les mots ne sont pas assez forts sont éparpillées dans Bayonetta. Mais revenons-en aux pièges. Bien malin sera celui qui sera capable de me dire où il en est dans le jeu. La carte fait tout pour nous induire en erreur et les boss sont à chaque fois si impressionnants qu’on croit à chaque fois affronter le boss final. Les combats sont à la fois longs et impressionnants et bourrés de rebondissements. Certains de nos réflexes sont mis à l’épreuve mais en cas d’échec, on n’a qu’une seule hâte, se remettre au combat afin de déjouer les tours de ces ennemis vicieux afin de pouvoir exécuter l’apothéose, sorte de mise à mort grandiose qui semble prendre vie à partir des cheveux et des vêtements de Bayonetta puisque celle-ci en profite pour se dénuder complètement.

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La gestion du temps fait aussi partie intégrante de l’univers de Bayonetta. Tout d’abord, scénaristiquement parlant, Bayonetta aime nous ballader. Ensuite, il existe un système de sablier qui permet de remonter dans le temps ou encore un système avec des statues qui le ralentit. De plus, lorsque Bayonetta évite un coup d’extrême justesse, un envoûtement se déclenche. En gros, le temps est ralenti afin de vous donner l’avantage de la riposte. Cet élément du gameplay est très important car il vous mènera sur le chemin de la victoire. Si vous n’en profitez pas, soyez certain que votre jauge de vie fondra comme neige au soleil.

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Bayonetta peut aussi défier les lois de la pesanteur : elle bénéficie donc du classique double saut (avec des papillons qui s’envolent dès qu’elle remet le pied à terre, que c’est joli !) mais aussi de la possibilité de marcher sur les murs ou pourquoi pas sur les boss quand le besoin s’en fait sentir. Les visuels sont dès lors renversants. Elle peut aussi se transformer en animal (ce qui est bien pratique) et réveiller toute la bestialité qui dort en elle. Ainsi, elle sera tantôt chauve-souris, tantôt corbeau, tantôt panthère. Rrrrr !

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Je terminerai ce test avec la mise-en-scène absolument magistrale faites de cinématiques renversantes, d’une rapidité effroyable. Les meilleurs films d’action semblent se dérouler au ralenti face à Bayonetta. Mais du coup, il est difficile de toujours bien examiner la qualité de la modélisation. C’est beau, c’est impressionnant, mais ça va tellement vite. Mais les développeurs ont prévu le coup. Certaines cut-scènes, par opposition, sont figées et sont extraits d’une pellicule, image par image. J’avoue avoir été un peu déçu par l’idée au début mais en fait, vous assistez à une succession de statuettes aux poses superbes : les otakus vont adorer. A noter que l’intégralité des scènes du jeu sont calculées en temps réel puisqu’elles évoluent en fonction des différentes tenues choisies. Ces tenues sont à débloquer dans le jeu, à l’ancienne, c’est à dire en persévérant et non pas avec du contenu téléchargeable payant. Cette vision à l’ancienne du jeu vidéo me plait définitivement !

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L’argent représenté par des auréoles d’anges qui ressemblent furieusement aux anneaux de Sonic vous permet d’effectuer tous vos achats. Ces auréoles sont récupérées en cours de partie ou entre deux stages, lors d’un mini-jeu dénommé Angel Attack ; un jeu d’Arcade à l’ancienne où il s’agit d’exploser quelques anges. De nombreux items (autres que des costumes) sont disponibles à la porte des enfers tenues par Rodin. Devinez ce que Bayonetta consomme pour se remettre de la vie, augmenter sa jauge de magie et bien d’autres ? Des sucettes. Ben tiens. Et c’est moi qui ai l’esprit mal tourné ?

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Erotisme torride, jeu complètement barré, Bayonetta est surtout un très grand jeu vidéo, au gameplay incisif et précis. Le jeu est si bien pensé qu’il est possible d’essayer divers coups avant de les acheter. Puis, une fois acheté, si on regrette, il est possible de déselectionner le coup de la liste. Les modes plus simples déclencheront de jolis visuels mais sont nettement moins intéressants à jouer, cependant, leur mérite est de montrer ce qu’il y a moyen de faire et pourquoi pas s’en inspirer en mode normal.

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Graphismes : 99% Un travail esthétique épatant avec des visuels inspirés de Vision d’Escaflowne et de Raxephon. De la poésie, du rêve, du grandiose, un chef d’oeuvre artistique.

Animation : 97% De rares baisses de framerate pendant quelques cinématiques : ça, c’était histoire de chipoter. Il y a aussi quelques petits soucis de v-sync mais tout de même largement moins qu’en PS3. Pour le reste, c’est sans doute du jamais vu. Vous faites 50 hits combo là où dans la plupart des jeux du genre vous allez commencer à donner votre deuxième coup et les cinématiques intermédiaires avec des chorégraphies exceptionnelles renvoient Matrix aux oubliettes.

Jouabilité : 99% Ce n’est même pas la peine de comprendre comment ils ont pu faire pour arriver à un tel niveau. La nouvelle référence du genre assurément.

Bande Son : 96% Bayonetta est vraiment charmante avec son accent british et les musiques ont été confectionnées avec grand soin : je veux la bande originale à la maison, un point c’est tout.

Intérêt : 99% Jeu évènementiel : à peine terminé, je l’ai recommencé et reterminé tant il y a des incitants qui nous poussent à refaire le jeu. Et pourtant, j’avais plein d’autres jeux à faire. C’est vous dire la puissance de la replay value de ce titre.

Note Globale : 99% Le meilleur beat-them-all auquel j’ai joué dans ma vie : Bayonetta est une révolution et marquera l’histoire vidéoludique avec fracas.

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In other words, I love You
NOTE : 09/10