Consoles-Fan
23/01/2018

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Infamous : Second Son
Infâme
oui, c’est le mot

La licence de Sucker Punch m’a toujours laissé de marbre : trop brouillonne dans son ensemble et un héros aussi charismatique qu’un clochard. Bref, quand Sony a annoncé qu’Infamous serait un des premiers titres à alimenter la PS4, je l’avoue, je n’ai pas sauté de joie. Le seul point positif, lors de sa présentation, était finalement ce sentiment que la série avait envie de se renouveler.

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Le personnage présenté ici est quand même nettement mieux et plus charismatique, dommage qu’il soit fourni avec une batterie de dialogues dignes de l’école maternelle. Mal joués, ils sont en effet à la limite du risible. A la découverte d’un pont détruit, le héros s’exclame "oh putain, ça, c’était un pont ?". Hum. Thank you Captain Obvious.

La logique du jeu a ses limites : par exemple, pourquoi est-il possible d’utiliser certains pouvoirs à certains moments et pas à d’autres. Pour faire des supersauts, il faut d’office se trouver sur une voiture. Parce qu’il pompe l’énergie de la voiture peut-être ? Mais l’énergie, il en a en stock en lui ! Elle sert à quoi la jauge dans ce cas ? Pourquoi on ne peut pas le faire depuis n’importe où ? Pourquoi peut-on traverser certaines grilles et pas d’autres ? Parfois, on peut traverser une porte et parfois il faut utiliser le pavé tactile pour ouvrir la porte. Dans l’ensemble la Dualshock 4 est bien exploitée. Son aspect move est également mis en avant puisqu’il faudra de temps en temps l’incliner ou l’utiliser pour viser vers l’écran.

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Techniquement parlant, le jeu se limite à du 30 images par seconde pas toujours très stable mais en revanche, le jeu est vraiment très détaillé. Les plis dans les vêtements ou encore les effets pyrotechniques, qu’ils soient de particules ou d’éclairage, sont de toute beauté !

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En revanche, il est surprenant de voir que les reflets ne sont pas gérés en temps réel. Etrange pour une console si puissante de ne pas parvenir à faire ce qui est maîtrisé depuis bien longtemps. Certaines ombres (même pas gérées en temps réel) sont franchement débiles. On peut en effet voir l’ombre de quelqu’un allongé dans un lit derrière un rideau vert et se rendre compte, en tournant la camera à 90 degrés qu’il s’agit juste d’un plan 2D : la personne devient en effet inisible sous cet autre angle. En fait, il y a tant d’incohérences dans ce jeu ’et certaines viennent troubler le gampelay) que je me suis mis à rire tout seul devant mon écran tellement certaines erreurs semblent avoir été réalisées par des stagiaires.

Côté gameplay, on est pas plus gâté. Les sauts sont pantouflards, les combats mou du genou et la vitesse de déplacement est toute naze. C’est plutôt dommage pour un jeu qui veut vous faire croire que vous héritez de superpouvoirs. On a juste l’impression d’être superfaiblard. La grande question qui vient ensuite est ce que vous allez faire de ces pouvoirs. Le bien ou le mal ?

Véritable arnaque jusqu’au bout des ongles, le jeu de Sucker Punch offre un pellicule dorée aux joueurs, qui, une fois grattée, révèle son rôle de cache-misère. Infamous, c’est l’histoire d’un jeu ambitieux mais sans talent. Et comme dirait mon pote Pirelli, sans maîtrise, la puissance n’est rien.

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Graphismes : 63%
Malheureusement sans âme.

Animation : 62%
Le jeu se débrouille pas pour un jeu de légumes bouillis. Oh wait...

Jouabilité : 44%
C’est le bordel et en plus, c’est répétitif.

Bande Son : 40%
Des dialogues et une interprétation qui frisent le ridicule.

Intérêt : 37%
Je n’ai vraiment pas aimé ce jeu qui n’arrive pas à poser ses repères.

Note Globale : 47%
Un des premiers gros titres de la PS4 ne me laissera finalement pas, et loin de là, un très bon souvenir...


NOTE : 04/10