Consoles-Fan
25/06/2018

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Short Peace
Faites l’amour...
...pas la guerre !

Short Peace. Voilà un projet étonnant, qui s’apprête à débarquer chez nous en ce beau mois d’Avril. Œuvre en cinq actes, celle-ci fait en effet office de véritable all-stars des mangas japonais. Petit tour d’horizon de ce qui nous attend…

Short Peace affiche en effet un casting pour le moins prestigieux : entre Katsuhiro Otomo (Akira), Hiroaiki Ando (Steamboy) ou encore Hajime Katoki (qui a collaboré sur la plupart des animés Gundams, on peut dire que la direction de chacun des quatre court-métrages qui composent l’œuvre semble partir du bon pied.

Et il faut bien avouer que chaque titre apporte son lot de surprises. Ainsi, Tsukomo (Possédé), premier animé, ouvre le bal avec une ambiance vraiment atypique. Entre un rendu graphique où le personnage semble pratiquement réalisé en 3D dans des environnements peints à la main, et un voyage dans un monde onirique semblant parfois rendre hommage à Miyazaki, on ressort de cette première salve avec un sourire amusé et rêveur, de cette histoire d’un simple voyageur d’un japon médiéval, qui trouve refuge un soir de pluie dans un minuscule abri qui s’avère hanté. A tel point que l’on comprend que celui-ci a été nominé pour les oscars.

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Le deuxième animé est l’occasion de découvrir ce qui fait le charme de Short Peace : 4 animés, 4 scénarios distincts, 4 réalisations différentes, avec un seul point commun qu’on vous laissera deviner. Hi-no-yujin (Combustible) fait la part belle aux non-dits. Assez déroutant, celui-ci restera sur énormément de suppositions de la part du spectateur, avec un rendu plus proches des estampes nippones.

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Vient ensuite Gambo (pas de traduction ici, vous comprendrez en voyant l’animé), qui se rapproche étonnamment beaucoup d’un certain Princesse Mononoké, du moins au premier abord. Vif, dynamique, il est néanmoins beaucoup plus mature et gore, pour un résultat au final franchement sympathique et prenant, qui fait presque regretter que ce ne soit qu’un court-métrage, tant les quelques idées développées sont réussies et finalement bien surprenantes.

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Clou du spectacle, enfin, avec Buky yo Saraba (L’Adieu aux Armes), qui casse totalement la chronologie jusqu’alors adapté par l’œuvre, pour nous transposer brusquement dans un futur post-apocalyptique. Au menu, des affrontements qui évoqueront forcément bien des choses à quiconque a aimé voir un Ghost in the Shell ou un Gundam. Sans aucun doute celui pour lequel le réalisateur est le plus évident, il n’en demeure pas moins un excellent morceau de choix comme bouquet final, avec là aussi une chute pour le moins inattendue.

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Mais parler de clou du spectacle est en fait un peu excessif, puisqu’arrivera en même temps sur Playstation 3 Ranko Tsukigime Longest Day, le cinquième chaînon de cet étrange melting-pot d’artistes. Evidemment, là aussi, le casting risque de donner envie aux férus de jeux très japonisants, puisque l’on a le droit ici à Suda51, auquel on doit No More Heroes, Lollipop Chainsaw, Killer 7. Le résultat à l’écran est évidemment à la hauteur de la réputation du monsieur, puisque l’on a ici droit à un jeu d’action en 2D à grande vitesse, totalement déjanté et bourré d’effets spéciaux, dont certains totalement inattendus : qui s’attendait à se faire courser un jour par un chiot géant alors que l’on se fraye un chemin avec un instrument de musique/fusil ?

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Conclusion :

Véritable réunion d’artistes très talentueux, Short Peace pourrait bien être la surprise nippone de l’année : avec 4 animés vraiment attachants, et un jeu totalement déjanté en guise de complément, on attend avec impatience la sortie sur le Vieux Continent d’une compilation aussi riche en talents. Sortie prévue pour la mi-Avril !