Consoles-Fan
11/12/2018

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Bayonetta
Ca va
chouchou ?

Puisque le jeu nous propose en bundle le premier Bayonetta, je m’en vais vous retester ce jeu fabuleux que je ferai donc pour la cinquième fois sur WiiU.

Le manque d’inspiration rédactionnel est un excellent baromètre pour mesurer l’amour que l’on porte à un jeu. J’ai terminé 4 fois Bayonetta en XBox 360 et voilà que je le termine une 5ème fois sur WiiU. C’est fou ce que ce jeu peut encore arriver à me surprendre.

Il faut dire que tout est réussi. De la musique symphonique, envoûtante, reprenant les pilliers de la musique classique ou modernisants des standards comme "Fly me to the moon", jusqu’à la réalisation proposant un niveau de détail hallucinant : c’est le terme. Tout est soigné dans Bayonetta. Quand elle saute, elle laisse derrière elle une nuée de papillons. Cela ne sert à rien. C’est juste pour que le jeu soit magnifique, poétique, léché. On ne compte plus les effets d’eau, de reflet, de transparence et de particules qui relèvent encore le niveau graphique porté par une modélisation parfaite.

L’esthétique est sans pareil, avec un character design incroyable, des costumes détaillés (avec des rajouts spécifiques à la version WiiU comme le costume de Link, de Samus, de Daisy et de Peach et les coups spéciaux qui leur sont propres : par exemple, les gros coups de poing ou de pied de Peach sont en fait les membres de Bowser), alambiqués, dignes de grands créateurs. Les décors semblent parfois inspirés de Gaudi. La mise-en-scène est exquise et provocante. L’intrigue est passionnante et les cut-scènes vraiment nombreuses nous plongent dans l’histoire.

La particularité de Bayonetta est que nous incarnons une sorcière maléfique qui combat des anges, supposés représenter le camp des "gentils". Bayonetta prendra un malin plaisir à se battre contre des boss hallucinants, devant de plus en plus affreux au fil de leur transformation pendant chaque combat. si leur aspect évolue, la technique pour les battre évolue de même avec même parfois des déplacements spectaculaires au sein du stage et des check points tant certains affrontements sont longs et épiques.

Bayonetta offre un contenu généreux avec un max de choses à débloquer grâce à votre sueur, pas à vos deniers. Bayonetta ne comprend aucun DLC, il faut explorer le jeu à l’ancienne afin de découvrir les trésors cachés du jeu : des objets, des armes, de nouveaux combos mais aussi de nombreux costumes. Au final, bous pourrez transformer Bayonetta en une véritable machine de guerre. Et franchement, avant de finir le jeu en apothéose avec toutes les médailles de platine pour chaque verset du jeu, vous pouvez vous lever tôt. Deux personnages sont également débloquables.

L’intrigue est passionnante et les dialogues plein d’humour ont été parfaitement écrits mais aussi parfaitement doublés. Bayonetta possède un flegme britannique redoutable.

Pour ceux qui souhaiteraient terminer Bayonetta à 100%, c’est à dire voir le générique de fin en mode "apothéose" et avoir débloqué l’intégralité des secrets, vous pouvez prévoir de terminer le jeu au moins 4 fois. De fait, c’est un des jeux les plus durs et les plus longs que je connaisse mais son système de récompense nous encourage vraiment à progresser.

Destiné à un public de hardcore-gamers éduqués et cultivés, le jeu est bourré de clins d’oeil que seuls des fans de jeux vidéo pourront déceler. On voit que PlatinumGames ne manque pas d’humour puisqu’ils n’hésitent pas à se moquer d’eux-même.

Par exemple, les guns noirs et blanc (Ebony et Ivory de Dante de Devil May Cry) sont catalogués comme "pas terribles’’ par Bayonetta dont le créateur, Hideki Kamiya, est aussi celui de Dante. Il y a aussi de belles allusions aux jeux du Studio Cover (des anciens de chez PlatinumGames) avec Okami, Viewtiful Joe.

Les clins d’oeil envers l’univers de Nintendo qui édite le jeu et de Sega qui possède la licence, je ne les compte même plus. Entre la peluche Mario accrochée à la ceinture du costume de Princess Peach et la musique d’Out Run, d’After Burner, les missiles et les ennemis de Space Harrier, il y a vraiment de quoi faire. Bayonetta n’hésite même pas de parler de sa "Fantasy Zone". Même Hang On est de la fête !

Il y a aussi de nombreuses références provenant d’autres titres de Platinum Games comme Mad World ou sur des titres plus anciens comme Resident Evil 4 sur lequel l’équipe a également travaillé. Il y a tellement d’Easter Eggs dans ce jeu qu’on est dès lors en droit de se demander si Bayonetta n’est pas finalement juste un titre dédié au fan service.

La fin du jeu est interminable et épique. On croit pouvoir déposer sa manette que le jeu nous relance encore et encore. Bayonetta est un jeu à tiroir qui rajoute toujours plus de couches. Autrement dit, si vous n’achetez pas ce jeu, c’est vous qui en tenez une, de couche.

Graphismes : 99%
Un univers, une vision.

Animation : 97%
60 FPS stable alors que la console est hypersollicitée.

Jouabilité : 99%
Après toutes ces années, Bayonetta reste la référence en terme de beat-them-all, renvoyant tout le reste de la production vidéoludique au niveau des "Feux de l’Amour".

Bande Son : 96%
Héléna Noguerra, la petite soeur de Lio, interprête le thème principal du jeu. Conclusion : Bayonetta est belge ! ;)

Intérêt : 99%
Long, passionnant, épique et généreux en contenu à débloquer.

Note Globale : 99%
Un classique incontournable sauf pour ceux qui ne jouent pas aux jeux vidéo.


NOTE : 09/10