Consoles-Fan
19/01/2018

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Drive Club
Vavavoum
Badaboum

La première fois que j’ai vu Drive Club, c’était à l’E3 il y a deux ans. Et franchement, j’ai eu peur. On aurait dit un jeu PS3. Aujours’hui, on se retrouve en face d’un jeu pas superbement modélisé au niveau des décors mais hponnête au niveau des voitures. L’aliasing est exagéré et il y a quelques problèmes de v-sync ainsi que des baisses de framerate alors que le jeu ne tourne déjà qu’en 30 images par seconde. L’éclairage est assez mal géré, il survient des changements sensibles pourtant en quelques secondes de temps et parfois, l’aspect trop sombre enlève encore de la couleur à un jeu déjà fort terne. Certes, Drive Club n’est pas sans défaut mais on est quand même loin de la catastrophe annoncée. Faire tourner Drive Club sur une PS3 me semble désormais de l’ordre du miracle.

Si Drive Club est un vilain petit canard, il n’en est pas moins vrai que le gameplay est plaisant. Très positionné sur le gameplay arcade qui fait rebondir les voitures sur les bords de la route, le jeu vous encourrage cependant à rester sur la piste car un décompte de 3 secondes vous empêche de faire du hors-piste mais ces 3 secondes sont quand même suffisantes pour se permettre de couper des tournants dans leur corde ou vous repositionner comme il faut en cas de sortie de route relativement contrôlée.

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La progression dans le jeu est classique mais motivante. En gros, à chaque épreuve, un nombre d’étoiles est liée. Arriver dans les trois premiers vous débloquera une étoile, atteindre une vitesse de pointe pendant la course vous en apportera une autre et ainsi de suite. Les étoiles vous débloquent de nouvelles missions et de nouveaux circuits. Il n’est pas nécessaire de les récupérer toutes pour progresser dans le jeu, seul un minimum est nécessaire, autrement dit, vous pouvez progresser assez facilement dans le jeu mais si vous le souhaitez, vous pouvez choisir de récupérer l’ensemble des étoiles du jeu comme dans un Mario, histoire de corser le challenge.

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Les reflets sur la carrosseries en basse définition s’affichent parfois tardivement comme si les textures s’affichaient d’un coup sec. Ce but m’est arrivé après un carembolage qui a entraîné quelques tonneaux.

Les décors sont aussi plus variés que prévus même s’il y a beaucoup de forêts et de montanes. Il y a aussi de temps en temps des villages, de la neige et différentes ambiances diurnes ou noctures. Etrangement, l’éclairage n’est pas toujours réussi. On est parfois aveuglé ou on se retrouve dans des zones sombres. Jusque là, ce n’est pas trop mal, mais en vue éloignée, les décors semblent tachetés de lumière qui changent d’intensité. Parfois, on a l’impression de se retrouver un tableau surréaliste clair-obscur de Magritte. Il est en effet bien étrange de rouler dans des décors très sombres alors que le ciel est si clair.

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Et le contenu dans tout ça ? Il y a pas mal d’esbrouffe. L’interface façon tuiles de Windows 8 ou d’Xbox One nous donne l’illusion qu’il est riche et varié mais au fil des épreuves, il faut bien avouer que tout cela tourne un peu en rond sauf peut-être du côté des circuits bien nombreux. C’est un peu ce qui sauve la mise du jeu. Ca, et un gameplay au final assez réussi. Pour le reste, il vaut mieux oublier que le titre tourne sur une PS4 sous peine de sortir les mouchoirs.

Graphismes : 56%
Une modélisation antique et des éclairages qui soulignent des textures déjà sombres.

Animation : 68%
30 images par seconde stables, c’est trop peu pour un jeu de course, surtout avec cette réalisation.

Jouabilité : 90%
Rien à signaler de ce point de vue, le jeu est assez amusant à jouer et les sensations sont bonnes.

Bande Son : 72%
Rien de bien remarquable.

Intérêt : 71%
Vieillot dans sa réalisation et son concept, le jeu développe néanmoins un capital sympathie auprès du joueur, le tout est de ne pas être trop exigeant.

Note Globale : 70%
J’ai hésité à lui mettre un 6, mais je lui donne un 7 de justesse, histoire d’être cohérent avec moi-même. Pour moi, l’expérience de jeu doit primer sur la réalisation.


NOTE : 07/10