Consoles-Fan
19/01/2018

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D4
Dark dreams
don’t die

D4, c’est vraiment pour ce genre de jeux que je fais ce métier. Atypique, avec une patte graphique originale, un sens de la mise-en-scène, une interface toute douce et agréable, de la recherche esthétique, des musiques chiadées. Oui, D4, c’est le petit jeu sorti de nulle part, présenté à l’E3 2013 en pleine conférence de Microsoft et qui fait plaisir à découvrir, d’autant que le jeu exploite Kinect de manière très efficace.

Il faut dire que le jeu s’apparente à du point & clic, un genre très facile à gérer par Kinect et lorsque j’ai pu essayé le jeu pour la première fois à l’E3 2014 en version jouable, j’ai clairement kiffé. Kinect fonctionne vraiment largement mieux que son prédécesseur et forcément, cela donne envie de le mettre à l’épreuve pour voir jusqu’où il est capable d’aller. C’est donc couché que j’ai lancé le jeu. Je vois pas pourquoi je lui faciliterais la tâche à au Kinect 2.0. Et, ça marche parfaitement. On part d’une paume ouverte et on serre le poing pour valider. La Xbox One comprend parfaitement chaque mouvements. Affaire classée.

David Young a perdu sa femme enceinte et il ne s’en est jamais remis sur le plan psychologique. Il fut dire qu’il est pris également une balle dans le crâne et qu’il a miraculeusement survécu. Il s’en est même sorti avec le pouvoir de remonter dans le temps grâce aux mementos, des objets qui lui servent d’indice. D4 traite d’une véritable drame, et pourtant, l’ambance du titre est plutôt burlesque.

D4 est un ovni vidéoludique comme un Catherine par exemple. C’est à dire qu’on adore ou on déteste. Vous l’avez compris, je fais partie de ceux qui adorent tout simplement parce que le jeu sort des sentiers battus tant dans son style que dans son scénario. Un vrai petit vent de fraîcheur qui ne plaira sans doute pas au grand public plus attaché à des valeurs sûres comme Fifa et Call Of Duty (sic).

Si le jeu se veut un jeu d’enquête et d’aventure, avec des passages à dormir debout mais qui harponnent littéralement le joueur, des minigames exploitant parfaitement la technologie Kinect sont au rendez-vous, sauf qu’ils sont vraiment tous décalés.

Le jeu est divisé en épisodes comme une série télé, ce qui vous permet de le lacher pour passer à autre chose avant d’y revenir plus tard après avoir joué à un autre jeu. Mais c’est tellement captivant que je doute que vous vous risquiez à de tels agissements.

Graphismes : 84%
Le cell-shading est maîtrisé : certains personnages sont hauts en couleur.

Animation : 90%
Une bonne fluidité mélée à une animation déjantée de certains protagonistes.

Jouabilité : 95%
A la manette, c’est plutôt basique, mais avec Kinect, c’est que du bonheur : le jeu propose en effet une interface simple très bien adaptée.

Bande Son : 91%
Une ambiance drôle et travaillée.

Intérêt : 92%
D4 ne plaira clairement pas à tout le monde, et c’est bien dommage pour eux.

Note Globale : 90%
Secoué mais vraiment passionnant : un très bel exercice de style.


NOTE : 09/10