Consoles-Fan
18/01/2018

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Bayonetta 2
Bayonetta, sa démarche cambrée
et sa voix hautaine sont de retour.

Exit l’écran-titre rouge, les cheveux longs, les pistolets Scarabouche roses et place à l’écran bleu, aux cheveux courts et aux pistolets bleux. Même le costume a changé. Pourtant, derrière ces customisations, rien n’a vraiment changé. Bayonetta reste la bombe d’antant.

Afin de ne pas m’emballer, j’ai bien pris garde de jouer au premier épisode avant de m’attaquer au deux. Et ça, c’est vraiment la bonne idée parce qu’on apprend tellement de choses sur le premier opus et il y a tellement d’éléments en commun que démarrer avec le deuxième opus va vous faire passer complètement à côté du scénario. Mieux, une fois le deux terminé, on a envie de se remettre sur le premier, histoire de comprendre encore mieux la connexion qui existe entre les deux jeux puisque Bayonetta 2 n’est pas avare en révélations !

Ce n’est qu’un début, continuons le combat.

Le déroulement du combat est devenu un peu plus riche. Avant, il s’agissait de frapper l’ennemi, d’esquiver ces coups afin de provoquer un envoûtement, parfois d’exécuter une attaque sadique via une sorte de QTE. Les boss étaient punis à l’aide d’un QTE final de mise à mort nommé apothéose. Cette fois-ci, l’apothéose peut être provoquées au cours du jeu lorsque vous avez rempli la jauge adéquate. Réussir à placer une apothéose manuellement pendant un envoûtement sera des plus efficaces et du plus bel effet. C’est aussi ça, se battre avec style. Bien entendu, une apothéose finale aura lieu, histoire de rassurer les fans. MAis des QTE intermédiaires nommés qui consistent à "châtier" seront aussi de la partie. Rien de bien nouveau au final puisqu’il fallait déclencher parfois plusieurs apotéhoses pour venir à bout d’un boss lors du premier épisode. Disons qu’ici, les choses sont désormais plus clair. Une appothéose est finale alors qu’un "châtiment" fait partie de l’évolution du combat et se déclencher en fonction du niveau de la jauge de vie de votre adversaire.

Bayonetta 2 bénéficie d’une meilleure réalisation en terme de textures, d’effets d’eau et de reflets en général. Les visages sont mieux détaillés. On arrive même à voir les cicatrices d’Enzo. Les musiques moins symphoniques et moins lyriques laissent en revanche plus la place aux choeurs et sont plus héroïques. Dorénavant, Bayonetta peut même voler ou se déplacer sous l’eau. Tout cela est magnifique mais le prix à payer est aussi la présence de temps de chargement plus longs.

Dans l’ensemble, la recette reste la même. La sorcière reste toujours aussi impertinente et attachante. Le nombre de boss que vous rencontrerez relève de l’halludination. Et le joueur qui a un minimum de culture sera ravi de découvrir les nombreux Easter Eggs du jeu (Alex Kid, After Burner...)

Les portes de l’enfer sont toujours accessibles entre chaque stages et doivent peuvent aussi être découvertes au sein de chaque stage. N’oubliez pas que c’est indispensable de vous rendre dans le magasin de Rodin si vous souhaitez acheter de nouveaux items ou faire évoluer Bayonetta en lui achetant armes, combos et costumes. Pour tout débloquer, il va falloir terminer le jeu quelques fois, vous êtes prévenu. Il y a désormais plusieurs accès au sein d’un même stage.

On peut dire qu’en règle générale, Bayonetta 2 est plus axé sur la recherche que son prédécesseur même si le concept de base reste bel et ben le beat-them-all linéaire. Mais en revanche, qu’est-ce qu’il est craqué ce jeu, franchement ! C’est un spectacle inimaginable qui dure des heures, avec des affrontements de dingos. Quand tu crois que tu es à la fin, c’est là que tu réalises que les développeurs ont décidé de nous envoyer encore plus de boss dans la figure. Tu viens de battre un ennemi miraculeusement alors que ta jauge de vie est réduite à quelques pixels d’épaisseur ? en fait, ce n’était que le début du combat ! Transformations, changement de décor, explosions en tout genre et un sens de la mise-en-scène aigu : Bayonetta 2 est du concentré d’adrénaline. Le scénario et le suspens sont au poil et c’est tellement bien écrit que même si Bayonetta et Bayonetta 2 sont vraiment très liés et que l’un ne va pas sans l’autre, disons le clairement, la manière dont on peut les jouer est modulable. Pour moi, ce sont deux chef-d’oeuvre, réalisés par des développeurs de génie. Merci PlatinumGames.

Graphismes : 99%
La WiiU a mangé du lion. La direction artistique est magique !

Animation : 97%
Véritable démo technique, Bayonetta 2 fait trembler le monde du jeu vidéo.

Jouabilité : 99%
Dans la continuité du premier opus. Le timing est juste incroyable dans ce jeu.

Bande Son : 96%
Toujours aussi classieux même si la recette reste la même ;)

Intérêt : 99%
Bayonetta 2 invente un nouveau genre : le "OMGWTF game"

Note Globale : 99%
Vivement Bayonetta 3. C’est si triste de finir ce jeu, on a plus envie de jouer à rien. Qu’est-ce que je vous envie si vous ne l’avez pas encore fait... Bayonetta 2, c’est la grosse exclu qui fait mal.


NOTE : 09/10