Consoles-Fan
29/03/2017

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Theathrhythm Final Fantasy - Curtain Calls
Un hommage gigantesque.
Un plaisir inouï !

1987. Alors que Square Soft est en déroute totale, quelques génies parviennent l’impensable au sein du studio en crise : créer un RPG qui essaie de s’inspirer de Dragon Quest, qui vient de cartonner au Japon. Le résultat ? Une dernière fantaisie…qui ne sera que le début d’une très longue série. Si les créateurs originaux sont partis, la série a été durablement marqué par l’œuvre de Nobuo Uematsu, le compositeur de morceaux parmi les plus légendaires du jeux-vidéo. Et quoi de plus beau que de voir tous ces chef-d’œuvres musicaux réunis le temps d’un jeu de rythme-RPG au doux parfum de nostalgie ?

Curtain Calls reprend la recette du premier Theatrhythm Final Fantasy : dans l’affrontement entre la déesse de lumière et Chaos, vous serez amené à restaurer l’harmonie musicale d’un monde qui mélange sans la moindre logique les héros de l’intégralité de la série : Cecil, Terra, Cloud, Squall, Tidus, Lightning et même certains bien moins connus au bataillon (Benjamin de Mystic Quest !) répondent présents pour ce jeu de rythme pour le moins amusant.

Les musiques sont divisées en trois catégories : les musiques de combats, d’explorations, et de cinématiques. Si la troisième catégorie est la plus rare (il y a à peine une mélodie par épisode, encore faut-il les débloquer), le jeu se lâche en revanche sur les deux autres types : comptez 221 musiques au total dans cet opus. Atomisant la cinquantaine de pistes du premier épisode, on a enfin le droit ici à la plus monumentale collection de musiques de jeux-vidéos. Et quelle galerie ! Dancing Mad, One Winged Angel, les thèmes principaux de la plupart des épisodes ainsi que d’innombrables morceaux restés dans les mémoires, toutes les musiques valent le détour et vont faire pleurer de nostalgie les joueurs.

Mais pas le temps pour les larmes, car côté gameplay, ce Theatrhythm se révèle encore plus impitoyable que le précédent opus. Pourtant, le gameplay est simple : au rythme de la musique, il vous faudra utiliser votre stylet pour tapoter, glisser, ou maintenir appuyé votre ’baguette’ sur l’écran tactile, en fonction de indications données à l’écran. Exploration et combats se déroulent de manière similaire dans le fonctionnement : la partition s’affiche, il vous suffit de la suivre en rythme. Rater des ’notes’ vous fera perdre des HP, jusqu’au fatidique game over, qui arrivera TRES vite en niveau de difficulté Ultimate. En effet, si les pistes normales s’avèrent un peu ennuyeuses pour quiconque a joué un peu à un jeu de rythme, le niveau ’expert’ des musiques est déjà plus exigeant. Mais c’est au niveau Ultimate qu’il faudra lutter à chaque instant pour ne pas voir les PV s’effondre vu la cadence effroyable et la réactivité exigée par les musiques les plus énergiques !

Mais en plus de pouvoir s’attaquer d’office à près de 200 musiques différentes ( !), les développeurs ont retenu la leçon du premier opus en proposant un mode plus consistant : les quêtes. Par le biais d’une mini-map, il vous faudra arriver jusqu’au boss en parcourant plusieurs musiques, au choix à chaque étape. Les embranchements sur chaque carte sont assez nombreux, et donnent accès à différentes musiques, difficultés, et trésors/boss. Les boss des quêtes sont d’autant plus importants (optionnels ou pas) que ce sont eux qui vous permettront de débloquer les nouveaux personnages. 65 personnages, qui montent en niveau et disposent de stats et de skills permettant d’obtenir divers bonus en combat (récupération de PV, attaques pour éliminer des monstres, meilleures chances d’obtenir des items rares…), tous issus des différents épisodes de la série, avec quelques surprises au casting !

Ajoutez à cela l’apparition d’un mode de jeu encore plus surprenant : le versus ! Car quitte à proposer des combats, autant mettre aux prises deux joueurs (ou un joueur et une IA) qui affrontent la même musique. Seul point regrettable de cette idée : on aurait préféré un affrontement direct entre les deux équipes plutôt que par monstres interposés, où la seule interaction restante entre vous et votre adversaire est une jauge permettant d’envoyer un malus aléatoire à celui-ci une fois pleine. A noter d’ailleurs que cela peut se retourner brutalement en votre défaveur si vous avez la malchance de tirer au sort l’échange de HP alors que votre adversaire est à l’agonie…

Graphismes : 13/20

Très mignon, l’univers n’en reste pas moins basique graphiquement. Cela n’est pas franchement gênant dans la mesure où l’action reste visible à tout moment.

Gameplay : 16/20

Reprenant la prise en main du premier opus musical, le jeu se permet surtout de nombreux nouveaux personnages et skills, mais aussi modes de jeux, avec du versus et un système de quêtes plutôt bien fichu. Une seule question : à quand des affrontements directs avec un autre joueur, ou même un mode coop ?

Bande-son : 21/20

Oui, la note est aberrante. Mais il ne peut pas en être autrement. Là où le précédent opus ne prenait que quelques musiques de chaque épisode (et pas forcément les meilleurs), Curtain Calls reprend près d’une dizaine des morceaux les plus mémorables de chaque épisode, et plutôt que de se contenter des treize épisodes "canoniques", le jeu pioche en prime dans des titres annexes. Au total, 221 musiques offrent au jeu un véritable déluge de musiques mythiques. L’œuvre entière de Nobuo Uematsu est pratiquement contenue dans cette cartouche, des tous premiers épisodes aux sonorités très minimalistes (l’ère des consoles 8 bits était un défi pour les compositeurs) jusqu’aux morceaux bien plus modernes et orchestraux d’opus récents comme Lightning Returns ou même Type-0 qui n’est même pas encore sorti chez nous. Un régal absolu, dont certains morceaux sont rentrés dans la légende.

Durée de vie : 18/20

Conséquence logique d’une telle quantité de musiques et d’items & bonus à obtenir, la durée de vie de Curtains Call est nettement supérieur e à celle regrettablement faible de l’original. On a l’impression d’avoir accès à l’ensemble des DLC de Theatrhythm Fantasy, et bien plus encore !

Conclusion : 18/20

Après un premier épisode au gameplay solide, mais manquant cruellement de contenus, Indies Zero remet le couvert avec cette fois une cartouche qui déborde de musiques anthologiques, de la fondation de la série à nos jours. Faisant passer le premier opus pour un brouillon, celui-ci s’avère terriblement riche et complet tant musicalement qu’en termes de possibilités d’évolution pour les persos. Un incontournable absolu pour tous les nostalgiques de l’âge d’or du RPG japonais, qu’il soit 8, 16, 32 ou 128 bits, ou même next-gen !