Consoles-Fan
16/01/2018

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Saints Row - Gat Out of Hell
L’enfer...
...c’est un peu comme la Terre, en fait.

Commencée en tant que sage copie de Grand Theft Auto, la série Saints Row a su faire ce que bien peu d’autres ont osé : sortir des poncifs du genre pour offrir un univers propre, totalement déjanté et riche en parodies, moqueries et sous-entendus. Alors qu’un cinquième opus se fait encore attendre, les développeur de Volition remettent le couvert avec Gat Out of Hell, une extension-stand alone pour Saints Row IV.

Pour commencer, donc, nul besoin de posséder Saints Row IV pour lancer Gat Out of Hell : si l’intrigue fait clairement allusion à quelques reprises à l’ensemble des épisodes (et particulièrement au dernier), Gat Out of Hell est bien un petit jeu à part entière, avec son scénario propre. Ainsi, le héros de la série est ici capturé par Satan en personne, qui a décidé de marier sa fille au plus grand fouteur de bordel de la Terre. Qui de plus chaotique que le chef des Saints pour prendre la relève aux Enfers ? Evidemment, ses alliés ne comptent pas en rester là, et Gat descend tout droit aux enfers (accompagné de Kinzie) pour remettre Satan à sa place.

Sur ce point de départ déjà bien déjanté, vous obtiendrez dès les premières minutes de jeu l’auréole déchue de Lucifer, qui vous octroiera ni plus ni moins que le pouvoir de voler : dès le début du jeu, vous accédez donc à des capacités de sauts et de cours très proches de la fin de Saints Row IV, puisque les ailes d’ange vous permettent bien plus de folie que de simplement planer. Esquives, vol stationnaires et même regain d’altitude sont au programme de vos cascades aériennes, tandis que la course au sol rend complètement obsolète les véhicules du jeu.

Le but de Gat aux Enfers est simple : semer assez de chaos pour rendre le maître des lieux furax. Plus vous accomplirez de missions et tuerez de démons, et plus sa jauge de colère augmentera. Une fois pleine, il sera alors temps d’aller botter le derrière du seigneur des enfers…ou pas, puisqu’il sera bien plus tentant de viser le 100% sur ce jeu, d’autant plus que le titre n’offre qu’une durée de vie plutôt limitée : comptez à peine 4 heures si vous filez voir Satan sitôt celui-ci en colère, et deux heures de plus si vous prenez le contrôle de la ville entière.

De fait, on se rend bien compte à plusieurs moments que ce jeu est plus un DLC qu’un titre à part entière : la ville reprise ici est celle de Saints Row IV, remaniée pour la transformer en enfer. De même, les activités sont des reprises de celles des précédents épisodes (simulation d’accident, chaos, course), avec de simples petits twists liés au fait que l’action se déroule au purgatoire. Heureusement, quelques nouveautés sont à noter, avec l’arrivée de tout un tas de nouvelles pétoires, incluant 7 armes basées sur les 7 péchés capitaux. Plutôt exotiques, elles ne se valent pas toutes, même si on fera une mention spéciale à la Paresse, qui prend la forme d’un vieux sofa armé de sulfateuse et de lance-missiles. On relèvera aussi des alliés pour le moins inattendus, puisque les donneurs de quêtes qui veulent contrôler chacun un quartier gardent quelques surprises (Barbe-Noire aux enfers, ok, mais Shakespeare ?!).

On se laisse donc porter par cette petite aventure qui fait la part belle aux armes et pouvoirs totalement déjantés (on retrouve avec joie l’Ecrasement, surtout), même si l’on pourra grincer des dents devant le manque de travail des versions nouvelle génération : si le jeu est clairement plus beau que Saints Row IV dans sa version Xbox One, il est quand même dommage de ne pas avoir droit à un framerate fluide…peut-être pour Saints Row V ?

Graphismes : 14/20

Un seul regret concernant Gat Out of Hell : même sur Xbox One, le jeu peine parfois à maintenir son framerate. On pointera sans hésiter en tant que coupable la distance d’affichage vraiment impressionnante, ainsi que les nombreuses explosions et effets spéciaux lors d’utilisations des armes les plus exotiques ou des pouvoirs.

Gameplay : 17/20

Reprenant l’univers GTA-like totalement débridé, Gat Out of Hell surenchérit par rapport à Saints Row IV en vous offrant quasiment la pleine puissance du quatrième épisode sitôt le prologue achevé. Le résultat est un jeu jouissif au possible, plutôt intense, même si la difficulté laisse à désirer tant Gat devient rapidement un demi-dieu en enfer.

Scénario : 18/20

Le Patron-Président-Dieu est kidnappé par Satan, qui veut le marier de force à sa fille Jezabel. Naturellement, Gat décide d’aller sauver son boss avec un plan relativement simple : mettre une balle dans la tête de Satan. L’idée est idiote, et l’enfer est une excuse pour beaucoup de sous-entendus et blagues sur notre monde.

Durée de vie : 12/20

Comptez à peine plus de six heures pour atteindre le 100% du jeu. Heureusement, le prix très doux (15-20€) aide à passer la pillule, d’autant qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer !

Bande-son : 14/20

Le problème de Saints Row IV revient à la charge ici, en pire : les développeurs n’ont même pas songé à intégrer des radios tant le jeu abandonne complètement les véhicules au profit d’un héros totalement surboosté. Le jeu se rattrape fort heureusement beaucoup par les innombrables piques et remarques humouristiques.

Conclusion : 15/20

Très court, Gat Out of Hell n’en oublie pas néanmoins d’apporter un excellent rapport qualité/prix grâce à une action folle furieuse et un sentiment de toute-puissance vraiment jouissif. Si l’on regrettera un aspect technique un peu à la peine (que l’on excusera vu comment le jeu part dans tous les sens), impossible de ne pas accrocher à cette virée en enfer survoltée, servie par un scénario absurde au possible. Un très bon en-cas en attendant Saints Row V !


NOTE : 07/10