Consoles-Fan
20/04/2018

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DmC : Devil may Cry - Definitive Edition
Définitivement...
J’ai du mal avec ce nouveau Dante.

Sorti il y a déjà plus de deux ans sur PS3 et Xbox 360, DmC : Devil may Cry nous revient sur PS4 et Xbox One pour une "Definitive Edition". Le reboot de la série vient donc essayer d’animer la nouvelle génération de console d’un énième remake de la précédente génération…et le jeu reste toujours aussi moyennement inspiré.

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Le plus célèbre fils de Sparda revient donc dans ce reboot botter le derrière démoniaque de Mundus, Roi des Démons. Pour rappel, cet épisode fut l’occasion pour Capcom de procéder à un reboot de la série : inutile d’avoir joué aux quatre précédents pour comprendre l’intrigue ici. Dante, le fils d’un des plus puissants démons et d’une ange, est un Nephilim. Héritant des pouvoirs de ses deux lignées, le jeune homme souffre néanmoins d’amnésie, mais comprendra vite son objectif : vaincre Mundus et son plan machiavélique d’inonder le marché de boissons énergisantes malfaisantes…oui, c’est le scénario.

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Côté gameplay, le système de combat est repris à l’identique de la version 360/PS3. En autorisant à jongler entre trois armes de corps à corps, du grab et des armes à feu, le jeu aboutit à de très beaux enchaînements, où il faut savoir doser timing, combos aériens et pouvoirs démoniaques. Malheureusement, le jeu fait toujours la part belle à des séquences de plate-formes, toujours aussi mal fichues et frustrantes. De même, le système de lock, l’une des rares nouveautés de cette nouvelle version, s’avère tout simplement mal fichu.

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Heureusement, cette nouvelle version se sauve par un surplus de contenu par rapport à l’original, à savoir l’intégralité des DLC, ce qui inclut donc la possibilité de jouer Dante des épisodes originaux (plutôt bienvenue étant donné le chara design de la nouvelle version), mais aussi la campagne de Vergil. Certes, celle-ci est beaucoup plus courte et un peu bâclée, mais propose un gameplay assez radicalement différent et plus épuré en termes de palettes de coups. En plus de cela, on pourra également parcourir l’habituel palais aux 50 étages de la série (du moins de ses éditions "complète"), avec toute une série d’affrontements plutôt musclés.

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Graphismes : 13/20

Encore une fois, il est lassant de voir que les remakes sur la génération One/PS4 soient aussi bâclés. Si l’aliasing a disparu et que le jeu s’avère bien plus fluide que sur 360/PS3, on retrouve certains rendus graphiques plutôt calamiteux, notamment au niveau de la peau et des éclairages. Ce qui restait discret sur la génération précédente de console est accentué par le fait que l’on attend bien plus de ces deux consoles. En ce qui concerne la direction artistique, le jeu est toujours aussi partagé entre le superbe hérité des précédents opus, et le risible/absurde ou emo de ce reboot.

Gameplay : 13/20

Remake oblige, on fera les mêmes remarques quant à au gameplay de ce DmC : il n’atteint à aucun moment la fluidité et la folie d’un Bayonetta, tandis que le jeu s’égare dans des phases de plate-forme totalement inutiles. Mention spéciale au système de lock inclus à l’occasion de ce remake, qui rend le jeu encore moins jouable. Un ajout à ignorer, donc.

Bande-son : 14/20

Les voix françaises sont correctes, sans plus. Les musiques sont dans la lignée de celles des précédents opus, mélange efficace d’influences gothique et de rock.

Durée de vie : 17/20

Edition "ultime" oblige, comptez une bonne dizaine d’heures pour voir le bout de l’aventure. Ajoutez à cela les nombreux défis cachés et les modes de difficulté supérieure, et vous obtenez la durée de vie habituelle des Devil May Cry. Mais ce n’est pas tout, puisqu’il vous restera alors le palais aux cinquante étages, mais aussi l’aventure de Vergil et ses défis qui lui sont propres.

Scénario : 6/20

On aura beau dire, ce Dante nouvelle version n’a ni le style, ni l’élégance de l’original. Côté scénario, on se retrouve avec une transposition "branchée" des personnages de la série originale. Mundus asservit ainsi l’humanité avec l’aide d’une boisson énergisante, tandis que Vergil se retrouve à la tête de la résistance des humains. Les répliques sont trop prévisibles, et Dante dans un rôle de émo paumé n’aurait pas dépareillé dans Twilight.

Conclusion : 14/20

Si le renouveau de la série partait d’une bonne intention, on se retrouve au final face à un jeu qui ne pourra que diviser : alors que le gameplay n’a pas beaucoup évolué par rapport à Devil May Cry 4, le changement radical dans la direction artistique, les phases de plate-formes et le scénario plus bateau que jamais rendent le jeu plus fade que ses prédécesseurs. N’en demeure pas moins un bon défouloir malgré ces défauts. Cette version "next-gen" n’apporte de plus pas grand-chose à l’original, en conservant quelques bugs d’affichages.


NOTE : 07/10