Consoles-Fan
19/01/2018

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The Witcher 3 : Wild Hunt
Jamais deux sans trois....
Et quel troisième !

Après deux épisodes menés tambour battant, CD Projekt RED apporte la touche finale à sa trilogie avec The Witcher 3 : Wild Hunt. Commencée en 2008 sur PC, l’histoire de Geralt s’achève aujourd’hui sur la nouvelle génération de consoles. L’occasion de retrouver Geralt de Riv, dans une aventure plus épique que jamais !

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The Witcher 3 reprend donc les aventures des romans de Andrzej Sapkowski là où elles s’étaient achevées à la fin du second opus, ou presque : deux ans ont passé depuis les évènements de Assassins of Kings, et Geralt est maintenant à la recherche de son amante Yennefer et de Ciri, sa fille adoptive. L’occasion de redécouvrir de vieux ennemis devenus alliés de circonstances, car Ciri est désormais poursuivie par la Chasse Sauvage, un groupe de spectres pour le moins peu sympathiques.

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Si les habitués de la licence retrouveront vite leurs marques, il faut bien avouer que The Witcher 3 risque de surprendre les nouveaux venus par cet univers déjà bien développé et riche en personnage : il ne faudra pas hésiter à prendre toutes les options de dialogues existantes pour essayer de bien raccrocher les évènements des deux premiers jeux, qui sont forcément bien liés à ceux de cette nouvelle aventure. Mais le jeu en vaut la chandelle : l’aventure qui s’offre aux joueurs est ici palpitante, avec une aventure riche en rebondissements, et dont les dialogues et situations ne sombrent jamais dans le cliché. Il n’est pas question de morale, ici, et de choix entre le bien ou le mal, mais bien de décisions qui auront un impact à long terme, où Mal et Bien s’entre-mêlent de manière bien plus réaliste qu’à l’accoutumée.

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Si le scénario et les dialogues sont une claire réussite, impossible de ne pas également applaudir le système de combat de ce troisième opus : misant clairement sur l’action, les affrontements sont néanmoins terriblement techniques et riches, avec un véritable attirail de sorts et d’objets à disposition en plus du combat à l’épée déjà efficace et complexe. Esquives, parades, contres et attaques d’intensité variables sont ici au programme, et permettent des combats d’une fluidité et d’une classe épatante. Mention spéciale aux éliminations, parfois très violentes de Geralt, mais aussi au système de magie, qui s’imbrique parfaitement dans les affrontements. A noter cependant qu’ils sont très punitifs, la barre de vie pouvant rapidement se faire entamer par quelques coups subis. Et il n’est pas nécessaire d’être face à un boss pour voir pointer le game over, et ce dès le premier chapitre !

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Mais là où cet épisode étale aussi toute sa réussite, c’est dans son ambiance : en pleine guerre de royaumes, l’ambiance est partout sinistre. Des villages pillés, des routes en ruines et des fuyards seront votre lot quotidien. Pire, les superstitions envers les sorceleurs, déjà omniprésentes dans les précédents opus, sont encore plus affirmées ici. Les scènes du quotidien se retrouvent régulièrement interrompues à votre présence, certains n’hésitant pas à cracher sur votre passage en signe de dégoût. Mais l’ambiance est également graphique : le moteur développé par CD Projekt RED est tout simplement un modèle, avec une richesse d’environnements, de faune et de flores qui force au respect. La flore n’est d’ailleurs pas inutile, puisque celles-ci permet, avec d’autres éléments récupérables un peu partout, d’accéder à un système de craft. Explosifs, potions en tout genre...il ne faudra pas hésiter à se servir de ces "gadgets" tant les combats peuvent être ardus.

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Comme pour les précédents opus, il faut savoir que The Witcher fait partie du registre de la dark fantasy : ne vous attendez pas à un univers féérique et enchanteur, mais bien à un monde sombre, en proie aux guerres et aux haines raciales. La quête principale comme les aventures annexes reflètent bien cela : on parlera souvent de trahisons, de meurtres et de vol, ce qui donne à l’ensemble une force de cohérence et de réalisme impressionnante. Mieux, cela offre également de très intéressantes quêtes annexes où l’histoire tient une place importante ainsi que vos choix moraux...comme dans un jeu de rôle papier, comme au bon vieux temps.

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Car c’est bien aux amoureux de jeux de rôles que The Witcher 3 s’adresse : en proposant un univers terriblement dense et riche, une prise en main exigeante et un souci du détail ultra-poussé, le jeu tient la dragée haute à toute la concurrence grâce à un héros charismatique et cynique, dont la moralité reste à la frontière du bien et du mal suivant vos choix. Et c’est cela qui en fait un jeu grandiose et terriblement addictif.

Graphismes : 18/20

The Witcher est beau. Avec un univers vraiment riche et un character design ainsi qu’un bestiaire réussi, le jeu s’offre un open world vraiment plaisant à arpenteur. La faune comme la flore sont réussies, amenant un plaisir à l’exploration. Le jeu reste également fluide même lors des combats les plus spectaculaires.

Gameplay : 17/20

Difficile et exigeant, The Witcher 3 offre une profondeur de possibilités impressionnante. A part peut-être regretter l’impossibilité d’user d’un peu de furtivité vraiment efficacement, il faut bien avouer que le titre frise le sans-faute grâce à un système de combat riche et prenant, permettant de jongler entre armes secondaires, épées et sorts avec une aisance assez déconcertante. Un régal !

Bande-son : 18/20

En plus d’une VF réussie, le jeu offre plusieurs autres doublages dont l’originale ou la version anglaise encore plus plaisante que la française. Les dialogues sont riches (en plus d’être interactifs à l’occasion), et même l’ambiance autour de Geralt dans les villes et villages est bien rendue, très peu de gens appréciant le "héros".

Scénario : 18/20

Difficile de raccrocher au scénario si vous n’avez jamais joué aux aventures de Geralt de Riv. Ceux ayant suivi son histoire depuis le début seront en revanche ravis de redécouvrir certains personnages emblématiques de l’univers si riche de The Witcher. Mention spéciale aux quêtes secondaires, très bien scénarisées contrairement aux canons du genre.

Durée de vie : 20/20

CD Projekt s’est littéralement déchaîné sur le contenu pour clôre les aventures de Geralt de Riv : entre une quête principale riche et prenante, et d’innombrables quêtes secondaires qui poussent à traîner à droite et à gauche un peu partout, comptez une bonne centaine d’heures pour les plus acharnés.

Conclusion : 18/20

Si The Witcher 3 risque de paraître rebutant à ceux connaissant peu l’univers du Sorceleur, il ne faudrait surtout pas se décourager et plonger tête la première dans le meilleur RPG Occidental de cette année. Riche, terriblement bien mené et avec une prise en main ultra-plaisante, le jeu s’affirme sans aucun problèmes comme l’indispensable de 2015.


NOTE : 09/10