Consoles-Fan
18/06/2018

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Jupiter Ascending
Ca monte
et ça descend

Aaaah, l’inconstance des Wachowski. Après un excellent Matrix, un piteux Speed Racer et un incontournable Cloud Atlas, voici Jupiter Ascending mi-figue, mi-raisin.

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Il faut dire que ce space opera aura de quoi séduire les fans d’action tant les phases sont nombreuses et réussies, avec des plans parfois originaux et presque fixes qui favorisent la clarté de l’action à la la surenchère visuelle.

C’était donc plutôt bien parti pour ce film de science-fiction mais le scénario empreint de similitudes avec The Matrix m’a vraiment gêné. Dans the Matrix, les hommes sont devenus des piles à combustibles pour les machines qui ont pris le pouvoir. Ici, on découvre que la terre n’est qu’une gigantesque ferme et que les hommes y sont sacrifiés, fondus pour créer une sortie de source de jouvence pour extra-terrestres. Bis repetita placent.

Jupiter Jones doit son prénom à son père passionné d’astronomie. Elle va se retrouver impliquer dans une guerre de territoires que se disputent deux frères et une soeur extra-terrestre. Femme de ménage propulsée au rang de reine de la Terre, Jupiter aurait sans doute pu s’appeler Cendrillon.

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Jupiter Ascending manque cruellement de cohésion scénaristique et les scènes d’action permettent de tenir le spectateur éveillé mais sans jamais vraiment l’accrocher à son fauteuil. J’ai plus subi Jupiter ascending qu’autre chose mais sans y trouver non plus de déplaisir. Disons que j’en attendais quand même nettement plus des Wachowski qui ont quand même été capable de nous pondre des chefs-d’oeuvre comme la trilogie de The Matrix ou plus récemment le très alambiqué et hautement complexe et humaniste Cloud Atlas

Alors forcément, quand tous nos capteurs sensoriels sont en éveil et que Jupiter Ascending ne parvient pas à les nourrir correctement. Il faudra quand même reconnaître à Jupiter Ascending, à défaut d’un scénario potable, une vraie identité visuelle, en particulier pour les costumes et les délires cosmétiques osés et réussis.

Jupiter Ascending aurait sans doute mérité une trilogie histoire de bien installer les décors, l’univers, l’histoire. A la place de cela, nous héritons, malgré les deux heures de film, d’une réalisation à l’emporte-pièce qui ne permet pas au spectateur de rentrer dans le film comme il aurait fallu. Restera donc des scènes d’action ébouriffantes et un univers créatif. Mais de là à crier au génie...

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