Consoles-Fan
17/07/2018

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Project Solus
Robinson Crusoë...
...rencontre la Planète aux Trésors.

Jeu indépendant présenté sur le stand de Microsoft dans le cadre des ID@Xbox, Project Solus a de quoi rendre curieux : si les jeux de survie et de crafting sont de plus en plus nombreux de nos jours, aucun d’entre eux n’avait pour pari de faire de nous un Robinson Crusoë échoué sur une planète étrangère. Petit tour d’horizon de ce qui nous attend.

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Project Solus nous met dans la peau d’un astronaute dont les aventures spatiales tournent mal : membre d’équipage d’un vaisseau, celui-ci va s’écraser sur une planète inconnue. Et les mauvaises nouvelles vont vite s’accumuler, puisque l’on se retrouve seul, les autres membres d’équipages ayant péri lors du crash ou peu après.

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Au commencement, donc, notre héros se réveille au milieu des débris du vaisseau qui l’a conduit sur cette planète. La première chose qui pourra attirer le regard est la direction artistique : la planète est composée d’un archipel d’îles, dont les teintes assez sombre et la végétation limitée laissent à penser que la planète peut s’avérer plutôt hostile. Cette théorie se confirme très rapidement, puisqu’à peine a-t-on eu le temps de ramasser quelques boîtes de conserve, un tuyau et une gourde qu’une pluie de météorites s’abat sur la planète. Plus impressionnante que dangereuse (il faut vraiment manquer de chance pour subir une météorite de plein fouet), la scène a le mérite de nous faire lever les yeux vers le ciel...et de découvrir que si la réalisation graphique globale est déjà plutôt supérieure à celle des jeux indépendants, les développeurs ont également fait un travail énorme sur le ciel. Le soleil irradie d’une lumière orange qui recouvre l’environnement entier, mais aussi les nuages. Et la nuit n’en est que plus belle, avec la présence d’énormes lunes dans le ciel, ainsi que d’un ciel constellé d’étoiles très réaliste.

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Mais même si le jeu semble inviter à la contemplation de prime abord, on découvre rapidement que ce n’est pas le cas : si l’on ne veut pas mourir, il va falloir surveiller plusieurs variantes. Faim, soif, santé et température corporelle viennent donc réguler votre progression. Pour satisfaire ces quatre besoins, il faudra donc rester prudemment éloigné de la flore (on croisera parfois des plantes carnivores), mais aussi penser à ne pas trop traîner en plein soleil ou en pleine nuit, la température ambiante de la planète pouvant rapidement chuter ou augmenter.

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Cette démo, encore à un stade peu avancé, permettait cependant de découvrir une partie de la première île du jeu. Promettant que toute île à l’horizon était accessible (et que celles-ci étaient pour la plupart plus grandes que celle au coeur de cette démo), le jeu devrait offrir un contenu plutôt conséquent pour les amateurs de survie. L’occasion également de découvrir que le jeu se veut très minimaliste en termes de conseils : ça sera à vous de trouver comment faire du feu, ouvrir une boîte de conserve, ou recharger vos bouteilles d’eau et vous prémunir du froid la nuit. L’artisanat ne dispose pas d’un ’cahier de recettes’, et il vous faudra de plus composer avec un inventaire terriblement réduit (mais extensible au fil de l’aventure), qui vous poussera à ne garder que l’essentiel sur vous. Résultat, il faudra tâtonner beaucoup pour trouver les combinaisons possibles afin de produire le matériel indispensable à l’exploration.

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En plus de ces dangers, il faudra également composer avec la météo de la planète, qui s’avère tout aussi hostile que son environnement : dès la première nuit, il faudra trouver un refuge un minimum viable, à moins de vouloir se faire emporter par un cyclone au coeur d’une tempête assez spectaculaire. Le refuge en question ? Des ruines mystérieuses, ouvertes à l’aide d’une clé géante, dont le contenu ne nous a pas été dévoilé...

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Conclusion :

En réactualisant le mythe de Robinson Crusoë sur le thème de l’espace, Project Solus s’offre un univers atypique, mais aussi une ambiance propre au milieu des jeux sandbox/survie : pas besoin de faune pour craindre la mort, quand l’isolement, le froid, la faim et la soif guettent en permanence. Si le jeu semble parfois manquer de clarté dans ses objectifs ou son système de craft, il faut bien lui reconnaître une ambiance atypique, avec un charme stellaire enchanteur. Reste à voir ce que nous réservera l’aventure complète !