Consoles-Fan
20/10/2018

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Rocket League
Du football en voiture.
On aura tout vu !

Si l’on devait résumer Rocket League en une phrase, elle paraîtrait bien saugrenue : "C’est un jeu de football avec des voitures.". C’est pourtant là le concept de base du jeu, qui s’avère au final aussi simple à expliquer que riche dans sa prise en main. Petit tour d’horizon à l’occasion d’un hands-on à l’E3.

Rocket League offre donc des matchs en local jusqu’à 4 joueurs et jusqu’à 8 en ligne. Le principe ici est simple : sur un terrain sans lignes de touches, entouré par des murs, des équipes de bolides (jusqu’à 4 par équipe) se font face. Le but : envoyer un ballon géant (et terriblement rebondissant) dans les cages adverses. Si le football est un sport vu et revu, il faut bien avouer que le vivre à bord de véhicules qui ne sont pas sans rappeler les micro-machines a de quoi étonner !

Pour pousser la balle au fond des filets, la prise en main est, de prime abord, très simple : les deux gâchettes servent à accélérer et freiner, tandis qu’un bouton est alloué au turbo. Celui-ci s’accumule en ramassant des boosts éparpillés ça et là sur l’aire de jeu. Ce turbo s’avère terriblement indispensable, puisqu’il permet des tactiques pour le moins saugrenue grâce à la possibilité de rouler sur les murs. Mais ce qui rajoute une grosse part de technicité à ce qui s’apparente de prime abord à un joyeux chaos dans lequel tout le monde se rentre dedans, c’est bien le saut : d’une pression sur la touche X, il est possible de faire décoller son véhicule du sol. Cela peut s’avérer crucial en défense (pour arrêter un tir aérien), mais également partout ailleurs, tant il devient vite important d’ajuster son timing pour pouvoir reprendre de volée une balle en l’air. Mieux, il est même possible d’appuyer à nouveau sur le saut une fois en l’air pour se propulser à l’horizontal dans la direction souhaitée. Ajoutez à cela le boost aérien (pour percuter le ballon encore plus violemment ou même voler littéralement pendant quelques secondes !), et vous obtenez un système de tir/passe/contrôle franchement évolué et surprenant pour un jeu qu’on aurait cru juste dédié à des sessions sans prise de tête.

Car force est de le reconnaître : si Rocket League amuse dès les premières parties, on sent énormément un potentiel tout autre pour l’eSport : on imagine très bien des affrontements à 3vs3 où les joueurs se coordonnent pour remplir les rôles de milieu, défenseur et buteurs, avec tactiques à gogo. Le jeu devient alors bien plus technique et tactique, et il faudra une bonne coordination pour réaliser des actions spectaculaires...ou des sauvetages aussi beaux que ceux ci-dessous. A condition de pouvoir communiquer avec ses camarades.

Conclusion :

Rocket League détonne dans le paysage vidéoludique : offrant un gameplay à mi-chemin entre du football et un micro-machine, le jeu se pare d’une réalisation et d’une fluidité exemplaire. Le fun est là dès les premières parties, mais la marge de progression énorme est également sensible. Seul inconvénient à cela : il faudra nécessairement jouer online avec ses amis au micro/casque si l’on veut tirer le meilleure du soft. Même si les parties en locale à 2 vs 2 promettent déjà beaucoup de fun !