Consoles-Fan
19/09/2018

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The Elder Scrolls Online : Tamriel Unlimited
Vrai Elder Scrolls...
Ou juste un MMO ?

Après sa sortie sur PC avec un abonnement payant, The Elder Scrolls Online : Tamriel Unlimited offre aux joueurs la possibilité d’explorer sur PC comme sur consoles le monde de Morrowind, Oblivion et Skyrim d’une manière bien différente : le MMO. Mais une licence de RPG solo adulé par les joueurs se prête-t-elle si bien à l’exercice du tout online ?

Ce spin-off aux Elders Scrolls solo commence avec votre mort. En effet, vous êtes ramené à la vie dans un enfer Daedrique. Libre à vous de choisir votre personnage parmis les races habituelles de l’univers : Argonien, Impérial, Nordique, Haut-Elfe, Dunmer...tous répondent à l’appel...mais l’on ne peut pas en dire autant des classes : faiant appel à un système de faction inédit, celui-ci vous limite à trois archétypes non pas par race, mais par faction. Un total de neuf classes, donc qui, s’il est acceptable pour un MMO, risque de faire tiquer les amoureux de la série habitués à un choix vertigineux...quand il ne s’agit pas de créer soi-même sa classe de prédilection !

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Ne vous y trompez pas : The Elder Scrolls Online est bien un MMO : même si l’intrigue est ici plutôt évoluée et pourrait bien évoquer certains modèles du genre comme Guild Wars 2, l’aventure se fera en permanence dans un univers en ligne. Cela signifique qu’il vous arrivera bien souvent de croiser d’autres joueurs, qui pourront se joindre à vous. Petit problème cependant à ce niveau-là : si l’on appréciera de pouvoir discuter en audio avec le premier venu, le passage sur console a tout bonnement supprimé le chat écrit. Il faut reconnaître que taper à la manette aurait été bien trop laborieux, mais cela limite de faire les communications possibles, surtout entre joueurs ne parlant pas la même langue ou peu à l’aise quand il s’agit de l’oral dans une langue étrangère.

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Côté prise en main, le jeu s’avère au premier abord très similaire aux derniers Elder Scrolls : vous plaçant par défaut en vue à la première personne, le jeu offre en combat un système de parade, de contre, et d’attaques plus ou moins fortes. Ajoutez à cela l’ajout de skills qui se développent au fur et à mesure de votre utilisation d’une compétence en particulier, et vous obtenez un gameplay à mi-chemin entre la tradition imposée par la série et la simplicité des joutes de la majorité des MMO. Cependant, les ressemblances avec la série Elder Scrolls s’arrête assez vite : le jeu tient en vérité davantage du MMORPG classique que de la série de Bethesda, même s’il faut reconnaître que le système d’instances scénarisées pour la campagne permettent de retrouver le cadre plus intimiste de la série.

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Pour le contenu, on retrouve également ici un résultat à mi-chemin entre ce à quoi nous a habitué la série et les MMOs : on regrettera que les zones sont moins vastes et riches en donjons et grottes que la série originale, mais l’on appréciera d’avoir accès à une très vaste partie de Tamriel, qui recoupe (en version plus restreinte) des environnements que l’on a pu voir notamment dans Oblivion et Morrowind.

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Enfin, il est toujours de bon ton de parler du système économique du jeu : Tamriel Unlimited est un Buy-To-Play. En effet, pas d’abonnements ici, acheter le jeu en version boîte ou dématérialisé permet d’en bénéficier pour toujours (ou du moins jusqu’à fermeture des serveurs). En revanche, une formule premium subsiste, qui vous donne accès à divers avantage, tandis qu’une boutique en ligne spécifique permet d’échanger des Couronnes (achetées contre de l’argent réel) contre des objets qui sont essentiellement dédiés à la personnalisation, ce qui évite au jeu de tomber dans le piège du pay-to-win...et ça, c’est pas plus mal !

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Gameplay : 14/20

Forcément, la richesse des Elders Scrolls côté création de personnage a subi un lifting pour s’adapter un peu à la sauce MMO : si l’aspect du personnage reste incroyablement riche, les archétypes créables au final sont eux, plus limités. Bien plus que dans un épisode solo de la licence. On appréciera la possibilité de choisir entre la vue FPS traditionnelle de la série et une vue de derrière plus classique pour un jeu de rôle en ligne, ainsi qu’un système de combat plus technique que la normale pour un MMO.

Graphismes : 14/20

Un jeu en ligne a tendance à consommer beaucoup plus de ressources. Cela se ressent dans la réalisation graphique de ce Elder Scrolls Online, qui se contente de graphismes bien moins impressionnants que ceux de Skyrim. C’est dommage, surtout quand plusieurs années séparent les deux jeux.

Bande-son : 14/20

Si on retrouve plusieurs compositions aux sonorités très familières de la série, on regrettera que les dialogues ne soient plus intégralement doublés. L’ambiance sonore reste néanmoins convaincante.

Scénario : 15/20

Etonamment riche pour un MMO, l’histoire est plutôt dans la veine d’un Elder Scrolls, ce qui risque de pousser les joueurs à parcourir ce jeu à la manière d’un Guild Wars 2 : en petit comité, voir seul, pour profiter pleinement du récit.

Durée de vie : 18/20

Si Tamriel n’est évidemment pas rendu ici à l’échelle 1:1 (comprenez que les régions explorables ne sont pas aussi grandes que les régions des différents Elder Scrolls), le nombre de quêtes annexes et l’aventure principale en elle-même risque fort de vous occuper des heures durant.

Conclusion : 15/20

Difficile d’être vraiment convaincu par ce Elder Scrolls Online : série jusqu’alors centrée sur l’expérience solitaire, ce pendant online parvient tout de même à afficher une certaine profondeur de gameplay et un univers vaste. Néanmoins, l’aspect MMO se fait ressentir, atténuant un peu trop le plaisir de la découverte de ce Tamriel Unlimited. Paradoxalement, on le recommendera davantage à des joueurs cherchant une alternative à Guild Wars ou d’autres MMO privilégiant les petits groupes qu’à un amateur des Elder Scrolls.


NOTE : 07/10