Consoles-Fan
23/09/2018

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Tearaway Unfolded
Papercraft
et scrapbooking

Avec les ingénieux développeur de Media Molecule (Little Big Planet), on était en droit d’attendre à du lourd en terme de créativité. Et effectivement, on a pas été déçu.

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Il faut dire que Media Molecule est passé maître en terme de scénarisation directement adressée aux joueurs. Ils adorent faire le lien entre le monde réel, nous, et le virtuel, le jeu vidéo. C’est un peu comme si le jeu état une interface dédiée aux passage entre les deux mondes, la fine membrane désormais si facile à franchir.

Techniquement parlant, Tearaway n’impressionne pas. C’est presque propre, du 60 FPS avec de surprenants freezes de temps à autres. Etonnant parce que ce n’est pas non plus une claque graphique. Le jeu fait de papier permet de limiter les polygones. Certes, on s’engouffre dans la facilité mais l’analyse serait vraiment incomplète si on oubliait la démarche artistique qui se cache derrière le jeu. Ce n’est pas du God Of War ou de l’Uncharted. On l’a bien compris. Par exemple, même si la caméra est d’une fluidité exemplaire, les animations ne le sont pas. On peut vraiment noter un découpage stroboscopique qui est tout à fait volontaire et assumé (on ne peut pas croire qu’un jeu aussi simpliste ne soit pas fluide sur PS4) afin de donner un look "stop motion" à la production, donc, comme si tout avait été animé à la main. Le papier se plie ainsi tout seul ou se chifonne et c’est vraiment très réussi.

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Non seulement Tearaway impressionne par sa mise en forme, mais le jeu fourmille d’idées de gameplay et vous invite même à customiser vos personnages façon collage : amusant. Le pavé tactile peut même être utilisé comme table à dessin afin de réaliser de nouveaux objets.

Les décors vraiment réussis se dévoilent au fur et à mesure a gré des animations. Dans un premier temps, le personnage ne saute pas. Il peut arriver sur des cases qui le feront sauter automatiquement ou vous actionnerez vous même des tambourins à l’aide du pavé tactile. Le jeu dévoile ses idées de gameplay au fur et à mesure pour ne pas assomer le joueur mais une chose est sûre, il utilise teriblement bien les fonctionnalités de la dualshock. Une fois qu’il apprend à sauter, c’est un nouveau jeu qui recommence, avec de nouvelles idées. On combine le tout ! Voilà ! C’est prêt !

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Le jeu fait également appel à l’accéléromètre de la Dualshock (pas besoin de Playstation Camera même si cette dernière apportera des petites featurettes supplémentaires), donnant l’illusion au joueur qu’il utilise l’éclairage led de sa manette pour éclairer l’écran et restaurer les couleurs du jeu remplacées par de l’affreux papier journal. Cette fonctionnalité ne sera utile que de nuit. Vous pourrez également attraper vos ennemis et les diriger comme s’ils étaient hypnotisés par la lumière. Poussez les au suicide en les faisant tomber dans un trou ou laisses les se faire écrabouiller.

Notons enfin une caméra pas toujoours très heureuse mais mis à part cela, on ne peut qu’être satisfait de ce titre vraiment très original dans le fond et dans la forme.

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Graphismes : 90%
Un vrai style original tout en papier

Animation : 90%
Fluide et avec un effet stop motion très réussi en ce qui concerne les phases d’animation des personnages et des décors.

Jouabilité : 90%
Beaucoup de concepts très originaux et variés.

Bande Son : 74%
Très artisanale et folklorique mais je n’ai pas trop aimé sa simplicité parfois trop grande.

Intérêt : 92%
Une oeuvre artistique en soi allié à un gameplay riche.

Note Globale : 90%
Je n’ai plus jouè à un si bon jeu de plate-forme depuis bien longtemps. Le genre devient malheureusement très rare alors quand c’est réussi comme cela il ne faut surtout pas s’en priver.


NOTE : 09/10