Consoles-Fan
13/12/2018

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WRC FIA 5
Pour ceux qui n’ont pas peur...
De la boue et de la taule froissée !

Le Championnat du Monde des Rallyes n’a étonnament pas beaucoup pris en France. Pourtant, avec Sébastien Loeb qui a réussi à aligner 9 victoires sur la compétition, et maintenant Sébastien Ogier qui semble bien parti pour atteindre le même niveau d’excellence. Pourtant, la discipline reste encore bien dans l’ombre, même si les jeux-vidéos, eux, ne se sont pas gênés : après toute une série sur Playstation 2, le genre a connu un renouveau sur la génération suivante, et atterit maintenant pour son cinquième opus sur Xbox One. L’occasion de (re)découvrir ce sport automobile parfois méconnu.

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WRC FIA 5 permet donc de prendre part aux World Rallye Championship, la compétition internationale phare de la discipline. Le mode carrière du jeu vous mettra même dans la peau d’un Junior, qui devra faire ses classes en WRC-J puis en WRC-2 avant de pouvoir prétendre au vrai circuit mondial, dans la cour des grands avec les célèbres pilotes actuels (et passé, puisqu’un peu étonnamment, Sébastien Loeb fait encore partie du casting).

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Les différents Rallyes mondiaux répondent bien évidemment présent : Monte-Carlo, Portugal, Espagne...les destinations sont nombreuses et permettent de voir du paysage. Cependant, l’on sent dans les envrionnements que les développeurs avaient pensé le jeu pour la génération précédente de consoles. Sans être moches, les spéciales s’avèrent un peu répétitives dans leurs envrionnements.

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Côté prise en main, la maniabilité de WRC 5 se situe à mi-chemin entre arcade et simulation : s’il est relativement abordable pour les joueurs occasionnels, il faudra néanmoins pas mal de maîtrise pour assurer dans les virages. En effet, le Rallye fait intervenir bien davantage le frein à main que les autres compétitions automobiles. Il faudra donc savoir bien doser les dérapages provoqués par l’utilisation de ce frein, afin de ne pas finir dans le décor.

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D’autant plus que cela peut s’avérer rapidement punitif : en effet, simulation oblige, les véhicules subiront des dégâts en temps réel. Et c’est là l’une des grosses forces de cet opus : la modélisation des dommages sur la carosserie s’avère très réussie. Alors que Gran Turismo ou Forza semblent ménager les constructeurs automobiles, il est ici possible de malmener sa carosserie au point de voir le capot se soulever au moindre changement de vitesse. Et ces déformations ne sont pas qu’esthétiques, puisque la conduite s’en retrouve impactée, jusqu’à vous forcer à l’abandon si vous mettez en miettes votre moteur ou vos roues. Heureusement, il sera possible de procéder entre deux journées de compétition à des réparations. Attention néanmoins, ces réparations sous soumises à conditions, puisqu’il vous faudra les faire en moins de 45 minutes, faute de quoi vous subirez des pénalités de temps. A vous donc de trouver le bon équilibre entre prise de risques et prudence afin de garder votre véhicule dans les meilleures conditions.

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En plus de la carrière, vous pourrez heureusement compter sur une école de pilotage pour apprendre toutes les ficelles d’un pilote de Rallye. Plutôt complète, la formation s’avère assez technique, et ce dès les cours de "bases". Les autres modes solos sont moins intéressant (une spéciale isolée ou un rallye sans enjeu n’ayant pas franchement d’intérêt), mais le jeu se fend en revanche d’un online plutôt étendu pour un sport automobile qui est plutôt solitaire par nature. En effet, si les courses se font comme toujours avec un seul véhicule sur les routes, les défis en ligne prennent donc essentiellement la forme de contre la montre. Mais les développeurs ont eu la bonne idée de créer pour l’occasion des compétitions en ligne, limitées dans le temps, pour mettre le talent de chacun à l’épreuve. Reste à voir combien de temps ce genre de fonctionnalités trouvera son public ?

Graphismes : 16/20

Les environnements sont plutôt jolis, même s’ils se répètent parfois un peu trop d’une spéciale à l’autre. Un grand bravo en revanche à la modélisation des véhicules, et surtout leur déformation à l’impact. Du bon boulot !

Bande-son : 15/20

Il vous faudra probablement ajuster les volumes sonores avant de jouer : les moteurs sont bien trop omniprésents, couvrant la voix du copilote et rendant la conduite plus compliquée sans pouvoir bien entendre les indications. Peu de musiques (uniquement dans les menus), mais cela renforce l’immersion complète.

Gameplay : 16/20

La prise en main des véhicules se révèle assez intuitive, mais potentiellement très technique si vous comptez la maîtriser réellement, en particulier pour les épingles à cheveux qui s’avèrent très difficiles à négocier. Le pilote lambda fera donc des temps corrects, qui pourront être lourdement améliorés par les plus acharnés.

Durée de vie : 15/20

Le mode carrière devrait vous occuper un bon moment avec son système de saisons et de ligues. Chaque rallye étant composé en moyenne de cinq courses, il y aura de quoi faire. Ajoutez à cela un jeu assez tourné communautaire avec des défis limités dans le temps, ainsi que du online, même si, bien entendu, il faudra faire sans confrontation directe, rallye oblige.

Conclusion : 15/20

WRC 5 s’avère plutôt un bon cru sur cette génération de consoles : plutôt bien fichu graphiquement, le titre s’avère plaisant à la prise en main. Généreux en contenu, il devrait plaire aux amoureux de ce sport automobile assez atypique. Reste à voir si l’aspect compétitif communautaire tiendra sur la durée.


NOTE : 08/10