Consoles-Fan
20/01/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

2889 articles en ligne

 
Metal Gear Solid V
C’était pas ma guerre...
...colonel !

Metal Gear. Série commencée il y a bien longtemps par Hideo Kojima, sur MSX, la série a surtout connu un essor phénoménal grâce à Metal Gear Solid, sur Playstation. Le jeu a marqué bien des joueurs, et si chaque épisode a par la suite eu son lot de fans et de critiques, la série s’est imposée dans un genre vraiment atypique, mélange d’action et d’infiltration. Aujourd’hui, Kojima quitte Konami et sa série, mais ne manque pas de nous offrir un cadeau d’adieu phénoménal.

JPEG - 77 ko

Petit rappel scénaristique pour commencer : Metal Gear Solid V est donc la suite de Metal Gear 3 et Peace Walker : ce n’est pas Solid Snake que l’on incarne ici mais Big Boss, a.k.a. Venom Snake, son père. Celui-ci, qui avait créé une compagnie de mercenaires, voit malheureusement son organisation entière détruite sous ses yeux. Pire, l’hélicoptère qui évacue Snake se crashe. Snake se retrouve dans le coma, et ne se réveille que des années plus tard...avec un bras en moins. Après à peine quelques jours de rééducation les évènements vont vite s’accélérer pour Snake alors que l’hôpital dans lequel il était soigné va faire l’objet d’une attaque massive. En plus de forces spéciales, il faudra aussi composer avec deux étranges personnages dotés de pouvoirs surnaturels, ainsi que sur votre camarade de chambrée qui semble bien vous connaître...

JPEG - 36.7 ko

On n’en dira pas plus sur le scénario, qui s’avèrera au final extrèmement riche pour un monde ouvert, avec de nombreuses missions scénarisées, mais aussi d’autres plus secondaires et parfois dispensables. La galerie de personnages s’étoffe ici de manière assez étonnante, en appuyant davantage sur le surnaturel ou les caractères forts. Si c’était déjà une marque de fabrique de la série, Kojima a ici bien appuyé sur ces deux éléments, parfois à l’excès (la première rencontre avec les super-soldats/zombies reste pour le moins...dérangeante).

JPEG - 81 ko

Si la formule a été mordernisée par l’open world, le gameplay de la série a aussi été bien revu. Proche de celui de MGS 4, celui-ci offre une vision bien plus réduite en offrant une caméra très rapprochée de l’action. Pas de radars, une carte uniquement disponible quand on ouvre un menu qui ne met pas la pause...l’interface est minimaliste, et demande beaucoup de prudence tant les gardes s’avèrent plutôt vigilants. On pourra évidemment profiter de la météo et de la nuit pour opérer de manière plus discrète. Le jeu s’avère de fait bien plus dynamique que les premiers épisodes : si un des gardes vous repère, il vous restera une brève opportunité lors d’un ralentissement du temps d’éliminer l’homme qui est sur le point de donner l’alerte. Cette dernière occasion s’avère bien souvent salvatrice tant il est difficile d’avoir des yeux partout.

JPEG - 85.7 ko

Difficile de ne pas reconnaître également que le nouveau moteur graphique, le Fox Engine, fait véritablement des merveilles. De jour comme de nuit, il est difficile de prendre à défaut ce moteur graphique et physique. Les effets de lumière et de particule sont superbes, et les animations des personnages sont irréprochables, faisant de Metal Gear Solid V l’un des plus beaux jeux consoles à l’heure actuelle.

JPEG - 25.2 ko

Certes, la modernisation de la formule peut dérouter certains : entre un scénario peut-être trop paranormal, un monde ouvert parfois trop vaste (vide, répétitif ?), et un gameplay parfois très différent des épisodes originels, MGS V a tendance à s’écarter de la voie tracée par ses aînés. Cependant, passé le temps d’adaptation, force est de reconnaître que les nouveautés induites dans le gameplay (même le légendaire carton emblématique de la série devient un outil puissant dans ce nouvel opus) sont salvatrices, redonnant une nouvelle fraîcheur à la série. Ajoutez à cela la gestion de la nouvelle Mother Base, qui vous demandera BEAUCOUP de temps, la collecte d’items pour celle-ci, et le multijoeuur compétitif en ligne, et vous obtenez sans aucun doute possible le Metal Gear le plus complet et le plus abouti de la série.

Graphismes : 19/20

Force est de reconnaître que le Fox Engine, développé à l’occasion de Metal Gear Solid V, en jette plein la figure : de jour comme de nuit, le moteur est tout bonnement impressionnant. Certes, tout n’est pas parfait en termes de collisions ou d’animations parfois un peu raides, mais ce serait vraiment pinailler que de s’en plaindre tant ce monde ouvert est superbe.

Gameplay : 18/20

Adapter la formule Metal Gear à un simili-open world pouvait sembler difficile, voir impossible. Kojima prouve sa maestria en conservant tout autant l’action que l’infiltration en remettant ses mécaniques au goût du jour. On applaudira également les nombreuses trouvailles des développeurs (dont de nombreuses étonnament loufoques) pour berner des IAs parfois un peu trop permissives.

Durée de vie : 19/20

On s’y perd dans les activités de ce Metal Gear : entre la chasse au "recrutement", les missions annexes, et l’intrigue principale, il y a de quoi faire pour des heures et des heures. On pourra regretter un peu de lassitude à la longue, mais il n’empêche que ce Metal Gear est le plus généreux en termes de contenu.

Scénario : 16/20

Les amoureux des anciens épisodes risquent d’être surpris de ce côté-là : Metal Gear Solid V fait la part belle au surnaturel, et ce dès son prologue et ses premières missions. Le mélange un peu détonnant entre la science-fiction et le réalisme encore plus cru qu’à l’ordinaire pour la série est déroutant, mais on s’y habitue. L’histoire en elle-même est dilluée par la nature plus open-world de cet opus, mais tient malgré tout en haleine. Il faudra également sans doute avoir joué au moins à Metal Gear Solid 3 et Peace Walker pour vraiment comprendre l’histoire.

Conclusion : 18/20

Dernier épisode pour Hideo Kojima, et il faut bien le reconnaître : le papa de la série s’offre un bouquet final époustouflant. Véritable performance technique, à laquelle s’ajoutent un gameplay exemplaire dans un monde ouvert. Un épisode complètement maîtrisé, auquel s’ajoute un pendant en ligne pour le moins sympathique. Que demander de plus ?


NOTE : 09/10