Consoles-Fan
19/01/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

2888 articles en ligne

 
Pro Evolution Soccer 2016
Le retour...
...du roi ?

Dans la guerre que se livrent chaque année Konami et EA Sports, c’est le géant américain qui a su prendre l’avantage : avec des moyens plus conséquents, la firme américaine a su relancer une série bien trop arcade, pour la transformer en simulation sportive ouverte à tous. Jouant sur les plate-bandes de Pro Evolution Soccer, la série a récemment connu un travail de fond, se remettant en question après une suprématie remise en question...un travail qui porte ses fruits dès cette année ?

JPEG - 59.3 ko

Souvenez-vous, l’an dernier, Konami avait fait le choix très risqué et difficile de ne pas sortir sa simulation footballistique sur la nouvelle génération de consoles pour proposer une copie neuve, et non pas une adaptation un peu trop prématurée. L’occasion pour Konami de sortir sa nouvelle arme : le Fox Engine. Moteur développé à l’origine pour Metal Gear, celui-ci s’avère étonnament modulable, puisque le moteur semble maîtrisé dès cette première itération : les animations des joueurs sont réussies, tout comme le public. On retrouve certes l’habituel problème de la série côté modélisation des joueurs (supérieure à FIFA sur les joueurs emblématiques, et en-deça sur les seconds couteaux), mais il n’en demeure pas moins très abouti graphiquement.

JPEG - 53.6 ko

Côté contenu, Konami a fait l’acquisition de la majorité des licences européennes majeures. Liga, Ligue 1, Premier League...il ne faudra plus passer par la case customisation pour avoir de l’officiel. De même, les droits sur l’UEFA et la Ligue des Champions offrent au jeu les deux compétitions européennes les plus prestigieuses. Le jeu continue de pêcher sur les licences en-dehors de l’Europe, mais il y a déjà de quoi faire sur le vieux continent. A cela s’ajoute les différents modes de jeux, tant en ligne qu’hors ligne. Le contenu s’avère donc riche et varié, même si le online reste bien moins fréquenté que celui du concurrent de chez EA.

JPEG - 51.6 ko

Dans ces conditions, on se retrouve donc avec un étrange paradoxe : alors que les deux simulations s’avèrent de plus en plus proches tant sur le plan technique que sur le contenu, FIFA se retrouve désormais dans la position dominante de Pro Evolution Soccer lors de son apogée sur Playstation 2 : alors que les deux jeux ont des arguments similaires, il faudrait que Konami trouve un nouvel argument majeur pour remettre sur le devant de la scène sa simulation de football...peut-être pour PES 2017 ?

JPEG - 43.7 ko

Gameplay : 15/20

Plutôt technique, le gameplay de PES n’est pas exempt de défauts. Cependant, si les tacles paraissent parfois bien trop agressifs et omniprésents, l’IA, les passes et la physique des joueurs et de la balle sont vraiment réalistes.

Graphismes : 16/20

Le Fox Engine utilisé dans le cadre d’un jeu de football semble faire des merveilles : les animations comme la modélisation du publique ont eu droit à une belle amélioration, de même pour les joueurs. Néanmoins, le syndrome PES est toujours bien là : les superstars du ballon rond sont modélisées de manières exemplaires, tandis que les joueurs de moindre rang sont nettement moins reconaissables que chez la concurrence...

Bande-son : 14/20

L’ambiance des stades est plutôt bonne. En revanche, les commentaires français sont assez peu convainquants.

Durée de vie : 15/20

Avec les modes Ligue des Masters, Deviens une Légende, le online, et les nombreuses coupes et compétitions contre l’IA (UEFA et Ligue des Champions), le jeu de Konami s’avère riche en contenu et devrait permettre aux amateurs de foot de s’amuser, chacun à leur façon. On notera tout de même que le mode en ligne souffre parfois d’instabilités.

Conclusion : 15/20

Technique et réaliste, cette nouvelle itération de Pro Evolution Soccer permet à Konami d’entrer de plein pied dans la génération Xbox One/PS4. Certes, le titre n’est pas sans défaut, mais la feuille de match est plutôt bonne dans l’ensemble, faisant de cette édition une des meilleurs de ces dernières années. Un premier grand pas en avant pour reprendre le trône laissé à Fifa, même si la reconquète sera peut-être longue.


NOTE : 07/10