Consoles-Fan
20/10/2018

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Dungeon Travellers 2
Dungeons & Dragons...
....& Nichons.

Si le Dungeon-RPG n’est toujours pas répandu par chez nous, force est de constater que certains éditeurs insistent dans cette voie en nous offrant quelques bizarreries exotiques en provenance directe du Japon. C’est le cas encore avec Nis America, qui nous offre ici une adaptation en anglais de Dungeon Travellers 2.

Si la licence ne vous dit rien, pas d’inquiétude : il ne s’agit pas ici d’une suite à un précédent opus scénaristiquement, mais bien d’une histoire qui démarre fraîchement avec votre promotion au grade de Libra dans la Librairie Royale. Les Libras ont une responsabilité : capturer et documenter toutes les espèces de monstres qui arpentent le royaume, et pour cela, vous pourrez compter sur votre Livre, qui permet de capturer dans ses pages chaque créature rencontrée. Malheureusement, les Libras sont en revanche incapables de se battre, et c’est donc rapidement que vous allez vous entourer...de jeunes filles.

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Car Dungeon Travellers 2 est un Dungeon-RPG/Harem. Comprenez par là qu’à part le héros, vous ne rencontrerez quasiment rien de masculin dans ce jeu. 95% des monstres, NPC, et TOUS les personnages pouvant composer votre équipe seront des femmes...quand ce ne sont pas carrément des petites filles. Evidemment, toutes ces demoiselles auront droit à leur moment d’embarras à un moment ou un autre du jeu. Même les boss (des monster girls, donc) se retrouveront en bonne partie dénudée une fois vaincue, et dans une position suggestive...quand elle n’est pas complètement vulgaire au point d’être censurée aux US et en Europe (car oui, certains personnages ne font clairement pas majeures).

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Le jeu s’avère donc une suggestion de donjons rempli de monstres féminins. Mais étonamment, les développeurs ont en revanche doté le jeu d’un aspect RPG vraiment bien poussé et complet : chaque personnage que vous recrutez sera d’une classe parmi trois existantes. A partir de celles-ci, il sera possible de choisir entre 2 ou 3 classe avancées (en fonction de la classe de base)...celles-ci bifurquant également sur deux classes expertes, dont une exclusive à la classe avancée choisie à chaque fois ! Les combinaisons sont donc nombreuses pour un seul personnage. Ajoutez à cela un skill unique, propre à chaque personnage, et un roaster d’une dizaine de donzelles pour composer une équipe de cinq personnes, et vous obtenez de nombreuses combinaisons possibles.

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Côté combats, la difficulté est donc au rendez-vous, et avec en prime un système d’affrontements plutôt bien ficelés. Le tour par tour a déjà fait ses preuves, et celui-ci s’avère ici bien utilisé, avec de nombreux skills, un système de deux lignes de combats, et de nombreux paramètres à prendre en compte (temps de cast, possibilité de stun...). Résultat, le jeu se laisse jouer bien agréablement. D’autant plus que chaque niveau est l’occasion de débloquer des points de compétences pour améliorer les demoiselles.

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Malheureusement, le jeu s’avère fainéant sur sa réalisation : si l’on a droit à des illustrations très coquines par moments, l’essentiel du jeu se résume à des écrans fixes (dont des donjons en 3D très sommaires). Mais le pire est probablement à trouver du côté des combats : si ceux-ci sont riches en possibilité, la réalisation est clairement indigne d’une PSP. Or, on est sur Vita : on ne peut plus se contenter de voir uniquement des images en 2D de nos adversaires, et des effets "spéciaux" qu’on aurait probablement croisé dans un Dragon Quest il y a de cela 15 ans sans ciller. Sauf qu’on est en 2016...

Gameplay : 16/20

Le point fort du titre réside dans sa prise en main, très robuste : le jeu est difficile, propose un vrai challenge, mais également une personnalisation très poussée des personnages en termes de classes, de skills, et d’équipements, ce qui offre au final bien des possibilités en termes d’affrontements.

Graphismes : 6/20

On ne peut pas vraiment dire que le jeu fait honneur à la PS Vita : des personnages qui ont le droit à des portraits en 2D dans le plus pur style de l’animé. Les ennemis ont droit au même traitement, et les animations en combat sont à la limite de l’inexistant. Les donjons sont en 3D basique...au final, la seule chose qui semble avoir eu de l’attention de la part des créateurs du jeu, ce sont les dessins fripons.

Bande-son : 14/20

La majorité des dialogues sont doublés (en japonais de sucroît). Ajoutez à cela des cris tout "Kawai", et des musiques plutôt entraînantes (même si peu nombreuses), et vous obtenez un jeu agréable à jouer...avec des écouteurs !

Scénario : 12/20

Vous êtes un bibliothécaire capable d’emprisonner des monstres, incapable de combattre, et vous devrez donc recruter un véritable harem de demoiselles à l’âge très discutable pour affronter les forces des ténèbres. Qui a crié "Japon" ?

Durée de vie : 16/20

Comptez une bonne vingtaine/trentaine d’heures de jeu pour atteindre les derniers donjons du jeu. A noter que plusieurs quêtes annexes permettent de rallonger l’expérience, même si celles-ci se résument à des boss optionnels pas forcément très inspirés en terme de design.

Conclusion : 13/20

Fainéant graphiquement, Dungeon Travellers 2 repose beaucoup trop sur le côté "fanservice" pleinement assumé. Misant beaucoup trop sur ses demoiselles peu vêtues, le jeu n’oublie heureusement pas de se doter d’une difficulté étonamment robuste pour un jeu du genre, couplé à un système de personnalisation des persos vraiment agréable et riche. Comme quoi, y a pas que la forme qui compte, y a aussi le fond...ou était-ce l’inverse ?


NOTE : 06/10