Consoles-Fan
21/06/2018

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Quantum Break
Entre jeu vidéo
et série télé

Microsoft a beaucoup misé sur Quantum Break. Le jeu a été présenté à la sortie de la Xbox One et le verdict va enfin tomber. Quantum Break va-t-il révolutionner les jeux vidéo ?

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Il faut au moins concéder une chose à Quantum Break : le titre sort des sentiers battus de pas sa forme qui entrelace jeu vidéo d’action à la sauce Uncharted et série télé. Mais attention, pas une série télé cheap filmée à l’arrache. Remedy nous sert ici en effet un superbe travail de fond, léché, pointilleux. Le casting est excellent. On retrouve avec plaisir Shawn Ashmore (X-Men), Aiden Gillen (Game of Thrones) et Dominic Monaghan (The Lord Of The Rings). Le doublage en français n’est pas en reste. (En revanche, dans les phases de jeu, la synchronisation labiale est parfois un peu ridicule) Et quand on voit le résultat à l’écran, on se dit que la planche a billets a bien du tourner.

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Au cours du jeu, il faudra réaliser des choix et il y aura aussi des éléments qui débloqueront certaines séquences cachées. Tout sera mixé afin d’obtenir à chaque fois un épisode inédit qui, pour des raisons de place, ne peut pas être stocké sur la galette. Afin de garder cette belle flexibilité, les développeurs ont prix le parti du streaming et le choix se révèle effectivement très judicieux. Si jamais vous n’avez pas la possibilité de streamer à cause de votre vitesse de connexion, vous pouvez opter pour le téléchargement de toutes les séquences : 75 gigas toute de même, à la hauteur du travail abattu : quand je vous disais que le contenu était riche pour au final seulement 4 épisodes de 25 minutes en haute définition.

Mais si vos choix influencent les épisodes, le jeu est également modifié en toute logique puisque le tout ne fait qu’un. Ne vous attendez pas à de nouveaux parcours cependant, c’est essentiellement le scénario qui sera mouvementé. Cependant, l’expérience est réussie et j’espère que cette technique sera réutilisée plus tard car j’ai vraiment beaucoup aimé la recette de Quantum Break.

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Même si la partie série occupe une place importante, Quantum Break reste avant tout un jeu vidéo. Et sur ce point, Remedy a-t-il autant brillé ? D’un point de vue technique, j’ai noté que les textures apparaissent en plus haute définition un peu tardivement. Un drapeau éloigné peut se mettre à flotter lorsqu’on s’en rapproche. En fait, c’est peut-être le prix à payer à l’heure actuelle pour obtenir un très grand niveau de détail car ne nous méprenons pas, Quantum Break se permet pas mal de choses. C’est tellement somptueux que nos yeux se perdent dans les décors pour saisir chaque détail. Il n’y a pas de demi-mesure. Le jeu d’ombre est exceptionnel en particulier sur les murs : elles ne sont ni détourées, ni mettre et l’assombrissement du mur est fonction de l’éloignement du personnage de ce dernier exactement comme dans la réalité. De même, les reflets sur les sols luisants sont de toute beauté et jouent la carte d’une déformation très probante. Au final, on peut dire que la réalisation déchire mais certains effets ne sont pas maîtrisés.

La fluidité n’est pas à toute épreuve mais étrangement, c’est essentiellement lors des cinématiques de jeu qu’on a l’impression que certaines images semblent passées par les oubliettes.

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Les phases d’action sont très rapides. Il est possible de les jouer sans utiliser vos pouvoirs mais c’est très périlleux tant le feu adverse est nourri. Aussi, vous allez pouvoir, façon vision d’aigle d’Assassins Creed, identifier l’emplacement de tous les ennemis présents dans la pièce : classique. Vous allez pouvoir aussi vous déplacer plus rapidement que la lumière et vous retrouver à côté d’un ennemi qui sera certainement très étonné de vous voir apparaître juste à côté de lui. Dans la pratique, cela s’utilise comme un dash dans la direction que vous souhaitez, mais il est instantané, du moins, avant d’évoluer par la suite. Vous avez du mal à viser un ennemi au loin ? Emprisonnez-le dans une bulle du temps. Il ne pourra plus bouger mais vous oui et toutes les balles que vous tirerez dans la bulle se concentreront sur lui : la mort est assurée. Si au contraire, vous êtes submergé, utilisez un bouclier du temps qui vous protègera et vous permettra de vous mettre à découvert afin d’éliminer les empêcheurs de tourner en rond. Toutes ces actions sont limitées et demandent un temps de recharge mais vous pouvez les alterner intelligemment, en effet, chaque pouvoir a sa propre jauge de recharge. Ainsi, en passant de l’une à l’autre, en plus d’un jeu de tir déjà super nerveux, on obtient des effets très spectaculaires ; c’est un peu la marque de fabrique de Quantum Break : nous en mettre plein la vue. De plus, les pouvoirs évoluent et se renforcent avec de nouvelles conséquences qui lest accompagnent. C’est de plus en plus impressionnant.

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Outre le fait de tordre le temps dans tous les sens, ce sont les décors de Quantum Break qui sont (volontairement) malmenés avec des glitchs, des distorsions de polygones à gogo, des effets plasma, des changements de couleur... La gestion de l’éclairage est magnifique comme celle des reflets, je l’ai déjà dit. Même si tout est scripté, on se retrouve dans un délire visuel tonitruant et très original.

Reste à vous parlez de la bande-son du jeu, très variée avec Toto, Royal Blood et Paramore. Il y en a pour tous les goûts et toutes les générations.

En résumé, Quantum Break est un titre mature, avec des pointes parfois gores surtout dans la série télé forcément plus réaliste. Le design des décors est assez souvent insîré de Mirror Edge en ce qui concerne le choix des couleurs révélatrices du parcours. Rajoutez des effets de lumière sont hallucinés et voilà, Quantum Break est prêt !

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Graphismes : 93%
Etonnant, révolutionnaire, Quantum Break explore de nouvelles voies mais pas toujours avec succès : néanmoins, l’effort est là !

Animation : 75%
Peut mieux faire : 30 FPS mais dans un monde fermé.

Jouabilité : 94%
Sur le papier, le jeu a l’air compliqué à prendre en main mais il n’en est rien : tout est arrangé intelligemment.

Bande Son : 90%
Un joli doublage et une solide bande-son.

Intérêt : 95%
Un concept révolutionnaire qui mélange jeu vidéo et série télé avec une réalisation qui claque et un gameplay aussi original que réussi. Si vous cherchiez une expérience nouvelle, c’est ici qu’il fallait frapper !

Note Globale : 92%
Ce n’est pas The Rise Of The Tomb Raider le concurrent d’Uncharted, c’est Quantum Break. Du gunfight, de la plate-forme avec des évènements scriptés comme des effondrements, de la destruction, des phases de puzzle dans laquelle il faut trouver son chemin, un personnage qui se retrouve piégé par les scripts lors de son exploration et qui lance des onomatopées à tout va (la voix de Jack Joyce est foncièrement dans le même timbre que celle de Nathan Drake). Oui, Quantum Break est une réponse moderne à Uncharted, si belle, avec un scénario si abouti et un système de combat si moderne qu’on peut craindre pour Unchated 4 s’il se complaît dans la continuité, s’il ressemble juste aux autres avec juste un update graphique, si son scénario et trop basique. Quantum Break vient d’apporter beaucoup de fraîcheur au genre et vient peut-être de lui couper l’herbe sous le pied.


NOTE : 09/10