Consoles-Fan
20/01/2018

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Battleborn
Faites le plein de munitions
de toutes les couleurs

Plantons si vous le voulez bien le décor de Battleborn. Dans un futur assez éloigné, toutes les étoiles ont disparu sauf une. Tout le monde, dès lors, se la dispute puisque c’est la toute dernière source d’énergie de l’univers.

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Il y a énormément de choses à faire dans Battleborn, depuis l’activation de tourelles (payantes) jusqu’au boost de vos propres capacités. Tout se fait en tems réel, il faut donc prendre des décisions rapidement. Mais il y a beaucoup de choix possibles et lire les explications qui accompagnent chaque amélioration prend un peu de temps. On est un peu perdu au début jusqu’au moment où on finit par reconnaître par coeur les différentes améliorations qui rebootent à chaque nouvelle partie entamée. A ne pas confondre avec le rang de votre personnage qui lui continue d’évoluer au fil des parties.

Vous aurez le temps de faire évoluer votre personnage au cours d’une partie car ces dernières sont souvent bien longues et palpitantes pour ne pas dire épiques : qui a dit PSO ? On en est pas forcément très loin même si l’interactivité entre les différents personnages est limitée. En revanche, le jeu regorge de personnages ayant des profiles très différents. Certains peuvent tirer, d’autres sont plus agiles au corps corps. Certains sont plus rapides, les lents sont aussi plus forts. Il est vrai que dans l’absolu, c’est du classique de chez classique mais l’offre est vraiment très complète et elle vous offrira des expériences de jeu très variées.

Le sentiment de co-opération n’atteindra jamais de climax même si des efforts ont été quand même mis en place mais cela se limite à l’activation de swiths à plusieurs la plupart du temps. Certes, on aurait pu espérer mieux, on aurait pu espérer plus complexe, mais le sentiment de partage d’aventure et là et les missions font le job. A noter qu’il sera aussi possible pour des équipes de s’affronter, ce qui rajoute forcément un intérêt non-négligeable.

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Si le titre est amusant, il n’est pas sans défaut, loin de là. D’un personnage à l’autre, le jeu peut sembler mou. En effet, certains tirs manquent de puissance (les armes n’ont pas de recul) et les impacts sont quasiment inexistants. En fait, vos ennemis continuent leur progression généralement comme si de rien n’était. L’ennemi clignotte juste histoir de valider le fait que vous l’avez bien touché : pas très folichon tout ça. On peut comprendre que les développeurs avaient du boulot tant il y a beaucoup de personnages dans le jeu et qu’ils sont pour la plupart très réussis mais cette absence de violence m’a au final donné l’impression que le jeu ciblait au final un public assez jeune et qu’à la limite, le titre se positionnait comme un concurrent de Plants vs Zombies Garden Warfare. Cet aspect juvénil est aussi renforcé par les dialogues du jeu qui font très dessin animé pour tête blonde. Les personnages lancent des vannes qui tombent à plat pour un adulte, les voix sont proches de la carricature. Il y a aussi un manque de continuité et de logique comme si les phrases étaient lancées par un script qui tourne en random. C’est assez déplaisant car on arrive pas toujours à faire le lien entre ce que le personnage dit et ce qu’l se passe à l’écran. Du côté des enfants, apparemment, cela plait, car les piques lancées verbalement sont parfois tellement incongrues que cela fait rire. Il se demandent pourquoi tel personnage a dit ça mais comme cela n’a ni queue ni tête, l’intervention du personnage est vite cataloguée comme marrante.

Toujours dans cet esprit "dessin animé", le style graphique de Battleborn est haut en couleur voire parfois trop criard à mon goût. Le tout est renforcé par des explosions qui ne sont autres que des animations en 2D superposées dans l’univers 3D.

On ne peut pas dire que la direction artistique soit une franche réussite. Cela devient une habitude avec Gearbox qui se cntente souvent d’une modélisation moderne et qui utilise du cell-shading, des couleurs vives mais qui font un peu cache-misère au final. Par ailleurs, le framerate est limité à 30FPS ce qui est fort peu au vu de la réalisation générale.

Battleborn est à conseiller, surtout si vous jouez à plusieurs en ligne car il est possible de former des équipes intéressantes avec un sniper, un soutien, etc. Mais en gros, finalement, rien de bien différent de ce que les autres jeux du genre proposent. C’est ce petit côté qui m’a gêné. Battleborn fait les choses bien mais il ne fait absolument rien d’original au final.

01

Graphismes : 67%
Le jeu manque pafois de visibilité à cause du choix des couleurs.

Animation : 70%
Un framerate correct mais le jeu aurait vraiment pu tourner en 60 FPS...

Jouabilité : 73%
Une gestion des menus un peu compliquées : le titre manque de visibilité. En terme de combats, cela se laisse jouer sans problème mais les sensations ne sont pas hallucinantes.

Bande Son : 68%
Une écriture des dialogues très enfantine et qui manque de de cohérence.

Intérêt : 67%
Un mode solo plutôt court, une mode multi qui propose peu de modes de jeu, un sentiment d’innachevé.

Note Globale : 71%
Battleborn a ses qualités et ses défauts et au final, c’est plutôt moyen.


NOTE : 07/10