Consoles-Fan
15/10/2018

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Uncharted 4 : A Thief’s End
Nathan a-t-il pris
ses vitamines ?

A force d’attendre "le plus beau jeu de l’histoire du jeu vidéo et de l’univers", on devient exigeant, de droit. Parce qu’il faut quand même quelques petites choses au point. Uncharted 4 a ses défauts, comme la plupart des création vidéoludique. Et de fait, à force de se vanter, on attire plus rapidement regards et critiques.

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Commençons donc si vous le voulez bien là où ça fait mal. Après tout, je préfère terminer par le meilleur. Pour ma part je ne m’attendais pas à plus de 20 frames par seconde : l’E3 2015 nous avait prévenu. En revanche, je ne m’attendais pas à des baisses relativement fréquentes. Le jeu plonge en effet assez souvent vers 20 images par seconde et cela se remarque d’entrée de jeu lors du premier chapitre sur les toits, après l’introduction sur le bateau. C’est franchement dommage de ne pas avoir au moins visé la constance. Il est vrai qu’avec un Nathan Drake Collection, mon esprit s’était déjà habitué à jouer à Uncharted avec un 60 FPS insolent. Il est décidemment grand temps qu’une version boostée des consoles actuelles fasse leur entrée.

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Le premier stage sur le bateau, de nuit et dans la brume n’impressionne pas vraiment si ce n’est pour ses animations des vagues et la qualité de ses sripts. Mais honnêtement, il est très courrageux de la part de Naughy Dog de démarrer leur titre si poussivement. C’est qu’ils croient vraiment en l’aura de leur titre car beaucoup de développeurs auraient énormément misé sur le premier contact visuel. Ici, ce n’est pas le cas, le jeu qui va suivre est en effet nettement plus impressionnant que cette mise-en-bouche. Le jeu monte heureusement rapidement en puissance : on est rassuré.

Ainsi, on peut constater qu’Uncharted offre des textures organiques et un bump mapping de rêve. On distingue parfaitement le détails du ciment entre les briques ou la texture en relief d’un crépi usé. Le fait d’avoir bien séparé les zones d’afffrontement et d’exploration est plutôt malin car en réduisant la taille de certains décors lors des séances de tir, les développeurs peuvent se permettre de rendre les décors destructibles alors que ceux, plus étendus et contemplatifs ne le sont pas. Ce sont tous des trucs, mais encore une fois, c’est exploité intelligemment.

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Le système de dialogue est très bien mené et m’a bien fait rigoler. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il est possible de jouer à Crash Bandicoot dans l’appartement de Nathan. Les développeurs ont été jusqu’à commenter notre manière de jouer via les dialogues de jeu. Ceux-ci sont souvent très à propos. Si jamais on est trempé par une cascade on entendra Nathan dire que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas pris de douche ou que ça rafraîchit. Si on fait le kakou avec la voiture, les passagers se plaignent. C’est tout bonnement génial.

Les phases en voitures sont aussi très réussies mêmes si nous ne sommes pas en monde ouvert comme on nous l’a promis. Il y a quelques jonctions tout au plus mais là aussi tout est dans le détail jusqu’au bidon d’essence qui se ballade à l’arrière. La voiture peinera dans les montées ou patinera dans la boue et les passagers n’oublieront pas de vous le faire savoir : "Ah, il faut que tu retrouves de l’adhérence". C’est vraiment bien fait.

Le gameplay super maîtrisé est lui aussi très contextuel. Nate peut rentrer dans son 4x4 sur le côté mais si vous vous trouvez à l’avant, il escaladera le capot et fera une pirouette pour retrouver son siège. Mais d’une règle générale, les passages en voiture sont vraiment très bien trouvés et sont fortiches en terme de level design. Elle ne peut pas tout escalader, de fait, et il va falloir se frayer un chemin, parfois descendre de la voiture, observer les décors et tenter parfois l’impossible.

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Un point qui me semble aussi important dans cet Uncharted, c’est la durée de vie. Je fais en effet partie des joueurs qui se sont ressourcés dans la trilogie sortie sur PS4. Et épisode après épisode, Naught Dogs nous a habitué à nous rendre une copie de plus en plus longue. Il est loin le temps où on finissait Uncharted en 7 heures. Désormais, le titre a atteint une maturité et une générosité implacable car si le jeu est beau et soigné ce n’est pas au détriment d’une durée de vie ridicule, loin de là. C’est long, profond mais en revanche bien linéaire comme avant malgré les promesses de monde un peu plus ouvet qui avaient été faites. Uncharted fait toujours dans le couloir. Et alors ? Si il le fait bien ! C’est quoi le problème ? Je crois qu’il n’y a pas à rougir ou à faire un complexe d’infériorité à ce propos. C’est juste mal placé.

Le jeu souffre néanmoins du syndrôme de Quantum Break, à savoir qu’à force d’essayer des nouvelles techniques complexes de programmation, on se prend parfois les pieds dans le tapis. Le jeu soufre en effet de pas mal de bugs lorsqu’on le repousse dans des endroits innatendus. Ainsi les reflets des miroirs ne sont pas tous réalistes, on note des soucis de Z Buffer et j’ai même eu droit à travers le décor et à me retrouver de l’autre côté des polygones mais c’est le prix à payer pour obtenir une expérience de jeu unique et exceptionnelle, Naughty Dogs n’a vraimentpas à rougir car le travail accompli est sensationnel. On note par exemple une gestion des ombres imparfaite mais de très haute voltige. Les effets d’éclairage sont lumineux et dynamiques. Les transitions entre le jeu est les cinémtiques sont parfaites mais on ressent certains effets scriptés d’avance lorsque par exemple il n’est plus possible de bouger la caméra : on sait qu’il va se passer quelque chose. L’assistance au gameplay est toujours grande mais le joueur est quand même moins soutenu qu’avant : pour sûr, le gameplay s’est modernisé sur cet aspect, car le résultat final est intelligent puisque le joueur a de meilleures sensations et plus le sentiment d’avoir accompli des choses. L’arrivée du grapin apporte encore plus d’effets visuels sensationnels lorsqu’il est combiné avec vos cascades.

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Les énigmes sont très nombreuses et plutôt sympathiques pour la plupart bien que vraiment pas insurmontable. Sous cet aspect en revanche, la console délivre bien trop d’indices. Le scénario est doré à l’or fin avec une très belle écriture du début jusqu’à la fin même si le final m’a plutôt déçu. Ce n’est pas la première fois que l’on rencontre cela dans un jeu vidéo : un titre grandiose tout le long et un final à l’emporte-pièce avec un boss ridicule. Dommage, c’est un mal dont souffrent bien des grands jeux.

03

Graphismes : 96%
Quel panache.

Animation : 88%
Superbe décomposition des mouvements et pas mal d’animation dans les décors : dommage pour le framerate calé à 30 FPS.

Jouabilité : 94%
Le gameplay évolue bien en offrant au joueur une expérience de jeu légèrement moins assistée que sur les autres épisodes.

Bande Son : 99%
Dialogues impressionnants, doublage impeccable, bande-son sublime.

Intérêt : 99%
Un incontournable : la PS4 a enfin sa killer application.

Note Globale : 97%
Uncharted 4 nous avait promis du level, et tenir ses promesses, c’est la moindre des choses.


NOTE : 09/10