Consoles-Fan
19/04/2018

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Doom
100%
sang

On peut dire que Doom aura sur se faire attendre. Annoncé en 2007, on aperçoit des jaquettes de Doom 4 sur le stand de Bethesda à l’E3 l’année de la présentation de Dishonored. Puis c’est le black out. Doom abandonne son 4. Le développement semble repartir de zéro. Et quand un accouchement est difficile, dans le jeu vidéo, le résultat peut-être catastrophique ou tonitruant. Dans ce cas-ci, ils ont bien fait de prendre leur temps.

03

Ce qui frappe immédiatement avec Doom, c’est la grande maîtrise. Parce que tout d’abord, c’est très beau, c’est très fin et c’est aussi très fluide. De plus, le gameplay est tout de suite très agréable bien que classique il est vrai. La bande-son est très présente. Et il y a aussi les bruitages cingnants qui plongent le joueur immédiatement dans l’action. Pour sûr, ce Doom envoie du lourd.

Le titre se veut super gore, c’est la marque de fabrique de la maison. Et pour rajouter un peu de mise-en-scène spectaculaire, le Glory Kill qui consiste à achever un ennemi au corps à corps en lui défonçant le crâne par exemple, vous permet, par la même occasion de récupérer vie et munitions. Sur cet aspect, le jeu est du coup complètement cheaté car si vous disposez d’une véritable barre de vie qui ne se recharge pas d’elle-même, en cas de difficulté, le jeu saura être généreux avec vous. De même, Doom est avare en munitions comme pour vous forcer à user et à abuser de ce Glory Kill. Du coup, le joueur se retrouve prisonnier d’un système de jeu qui ne lui laisse au final que peu de liberté.

02

Vous progressez d’arène en arène de manière pas trop linéaire et êtes ralentis par de trop nombreuses vagues d’ennemis, augmentant artificiellement la durée de vie du jeu qui, géographiquement parlant, n’est de fait, pas immense s’il fallait tout tracer en ligne droite. Pour sûr, cela a bien du aider pour rendre le jeu si épatant graphiquement.

Avec un scénario en monde confetti, une progression ralentie de manière trop visible et une durée de vie d’environ 4 heures, on reste évidemment sur sa faim. Lorsqu’on touche à une licence aussi emblématique, le degré d’expectation est grand et le risque de livrer un jeu insuffisant pour l’exigeance des fans est donc grand. C’est un petit peu ce à quoi ce Doom nous confronte aujourd’hui. Le jeu est beau mais sans grande saveur. Heureusement qu’il nous reste le jeu en ligne plutôt réussi avec 8 modes de jeu.

01

Graphismes : 91%
Techniquement superbe, un affichage aux petits oignons. Seule ombre au tableau : un bestiaire très répétitif.

Animation : 92%
Rien à redire en terme de fluidité : la réalisation est parfaitement maîtrisée.

Jouabilité : 85%
Accessible mais pourtant offrant une belle expérience de jeu certes plus Une prise en main directe et un système évolutif de l’armement intéressant.

Bande Son : 86%
La plupart du temps de l’électro.

Intérêt : 55%
Court et au final pas très passionnant. J’ai eu du mal à y jouer plus d’une heure sans me lasser.

Note Globale : 68%
Comme le dit le vieil adage, un beau jeu ne fait pas un bon jeu, mais quand on touche à une licence aussi culte que Doom, il vaut mieux jouer la carte de la prudence.


NOTE : 06/10