Consoles-Fan
16/01/2018

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E3 2016 : conférence Ubisoft
Pas d’assassins...
...ni de lapins !

Cette année, la conférence d’Ubisoft devait être forte pour trois raisons. Primo, ce sont les 30 ans d’Ubisoft : il faut donc marquer le coup. Deuxio, le bâteau Ubisoft est dans la tempête Vivendi : il faut montrer une image puissante. Tertio, Ubisoft va se passer pour la première fois d’Assassin’s Creed cette année depuis que le premier opus est sorti : il va donc falloir prouver qu’il y a d’autres franchises capables de prendre le relais. Ubisoft en est capable car à force d’avoir rajouter chaque année au minimum une nouvelle licence dans leur porte-feuille, il y a l’embarras du choix.

Pas la peine de laisser durer le suspens : Ubisoft a largement réussi son E3 en allignant scud sur scud. Mais cette fois-ci, en plus de la conférence, nous avons pu nous approcher de quasiment tous les plus gros jeux présentés, une première pour Ubisoft qui semble avoir mis de côté (à part pour South Park) les présentations hands-off.

Just Dance 2017 ouvre le bal avec du Queen. Vous comprendez donc qu’il n’y a pas d’invité musical à la conférence d’Ubi cette année mais plutôt une troupe de danseurs déguisés en personnages de Just Dance et qui ont mis le feu dans une ambiance très fancy-fair. Sur le titre, Ubisoft restera très discret : il faut croire que la série se reposera sur ses acquis pour cette année. On comprend néanmoins que le jeu est prévu sur toutes les plate-formes mais aussi la NX de Nintendo !

Place au jeu de clôture de la conférence d’Ubisoft de 2015, Ghost Recon Wildlands que j’ai eu l’honeur et l’avantage d’essayer dans une version multijoueur très convaincante. On retrouve le fun d’un The Division mais avec un univers bien plus large et des possibilités plus grandes liées à la présence de véhicules, d’hélicoptères. Ghost Recon oblige, une bonne coordination est de mise même si le jeu se veut désormais bien plus accessible que les premiers jeux du nom. Techniquement c’est très joli et très fluide pour un monde ouvert et la partie jouable à 4 en co-op était à la fois amusante et gratifiante. Cela démarre donc fort bien pour ce titre qui offrira cependant une expérience de jeu plus classique que The Division : les joueurs ne seront pas trop déstabilisés et je m’attends en tous cas à une très bonne replay-value des missions au vu des rôles variés qu’il est possible d’interchanger d’une partie à l’autre.

South Park The Fractured But Whole a emboîté le pas à Ghost Recon avec un trailer bien trompeur. Le jeu reprend les bases du Stick of Truth sauf que nous quttons l’univers de l’heroïc fantasy pour retrouver celui des super-héros. Les énnemis ne sont plus des enfants mais des adultes, rendant les affrontements encore plus cocasses. Enfin, le RPG laisse la place au tactical-RPG avec un système de positionnement avec des cases que l’on connaît fort bien. Les graphismes ne seront pas le point fort du jeu, vous l’aurez compris, c’est minimaliste et c’est bien évidemment volontaire. En revanche, les dialogues fleuris sont juste magiques. Espérons néanmoins qu’Ubisoft ne passe pas par la case datadisk !

Ubisoft nous parle du succès de The Division et, de fait, les contenus additionnels vont arriver en renfort et avec une légère avance sur Xbox One et PC. A l’occasion des 30 ans d’Ubisoft, les joueurs recevront un cadeau plutôt léger : 3 skins de Ghost Recond, Splinter Cell et Rainbow Six. Pour ma part, ce genre de présentation ne fait pas très conférence mais on est chez Ubisoft et il est normal qu’ils aient envie de parler de tous leurs produits.

Place à la réalité virtuelle avec Eagle Flight qui a été par ailleurs ma meilleure expérience VR de tout le salon. La prise en main est immédiate et on s’est amusé comme un fou dans ce titre qui pourra accueillir jusqu’à 6 joueurs (3 contre 3 ou aussi 4 contre 2 si on le souhaite). Le principe est tout simple : c’est un capture the flag sauf qu’ici on doit capturer un lapin et le ramener dans son nid. Evitez les hauteurs pour ne pas vous faire repérer mais du coup gare aux acrobaties pour éviter de se prendre un décor dans la figure. Pour récupérer le lapin, vous pouvez abattre les aigles adverses avec un tir. Le concept est donc vraiment très banal mais l’adaptation aux casques VR est une très belle réussite. En revanche, d’une manière générale, il serait bon de ne pas se pavoiser sur la VR en disant que c’est magnifique et compagnie parce que techniquement, on est quand même revenu une voire deux générations en arrière.

Toujours du côté VR, Ubisoft a présenté un jeu qui ravira peut-être les américains puisque dans Star Trek Bridge Crew, il s’agira d’interagir avec son équipe afin de piloter l’Enterprise. Ca a l’air statique et plutôt nul et moche mais à ma déchargeje suis totalement hermétique à l’univers de Star Trek.

For Honor revient pour mon plus grand plaisir. Il faut dire que le jeu m’avait fait déjà sensation en 2015 lors du hands-on pour le multijoueur. Cette fois-ci, j’ai pu m’essayer au mode solo et c’est grandiose. Le jeu me fait penser un peu à Ryse ou aux beat-them-all de Lord Of The Rings sortis il y a un bail. Techniquement, c’est vraiment très joli et l’idée magique est de regrouper des chevaliers, des vikings et des samourais, histoire de nous faire voyager et de ratisser large auprès de son public. Malin !

Techniquement parlant, For Honour envoie du lourd et se classe certainement parmi les plus beau jeux du salon, c’est vraisemblablement le meilleur titre qu’Ubisoft aligne cette année une fois encore. Il offre à la fois un système de contre assez similaire à Red Steel 2 et des combos inspirés du monde des jeux de baston ? Il est vrai qu’il manquait un beat-them-all de renom dans le catalogue d’Ubisoft qui semble se compléter de plus en plus avec succès.

Place à Bud, un petit robot pour une expérience de plate-forme réflexion que nous n’avons malheureusement pas pu tester ainsi que Trials qui rencontre, après les chats sur les licornes, l’univers de Blood Dragon ressucité pour l’occasion. Le mélange est acidulé et gras : on en redemande. Pour l’occasion, le titre est même déjà disponible.

Difficile de faire une conférence d’Ubisoft sans parler d’Assassin’s Creed alors comme il n’y a pas de jeu cette année puisque la licence se repose en vue d’une bonne remise à niveau, on nous parle du film. Pour ma part, j’estime que l’exercice est dangereux et périlleux pour Ubisoft pour qui ce n’est pas le métier de faire du cinéma. Il faudra donc attendre de voir quel sera le degré d’implication de l’éditeur français dans le produit final. Nous verrons plus clair en fin d’année, inévitablement.

Place enfin à Watch Dogs 2 qui est certainement considéré par Ubisoft par la locomotive de cette année pour remplacer Assassin’s Creed. Sur grand écran, on ne peut pas dire que le jeu soit magnifique mais lors de la prise-en-main, cela s’est quand même très bien passé avec une ville modélisée aux petits oignons et une très grande variété de hack. L’interaction avec les dcors est affolante même si on se demande dans la pratique jusqu’où nous irons dans cette exploitation. Il est possible de jouer à deux en co-op : bonne nouvelle pour ceux qui n’aiment pas trop le mode en ligne du premier opus avec des joueurs parfois un peu trop envahissants. La conduite a également été revue même si le placement de la caméra à l’arrière du véhicule est un peu trop tardive : on conduit pendant quelques mètres à l’aveugle à moins de replacer soi-même la caméra.

Watch Dogs 2 se déroulera à San Francisco : dommage, j’aurais aimé un peu plus d’originalité. N’oublions pas que le dernier Driver qui ne se déroulait, certes, qu’en voiture, se déroulait aussi à San Francisco. Il existe pourtant un grand nombre de ville dans le monde. Je me suis évidemment amusé à titiller les développeurs à ce sujet et ceux-ci on quand même eu une réponse pleine de sens avec l’aspect hack - technologie - Silicon Valley. Au moins, ce n’est plus le moteur de Driver, soyons donc prêts pour la redécouverte de San Francisco. Notons enfin que les contenus téléchargeables arriveront 30 jours en avance sur PS4.

Yves Quillemot arrive sur scène : il est temps néanmoins de lacher la surprise de fin de conférence, Steep, un jeu de sport extrème comprenant 4 activités : le ski, le snowboard, le parapente et le wingsuit. Dévaler ou frôler les pentes seront votre mission dans ce titre riche en tricks et complètement ouvert. Le titre est développé par Ubisoft Annecy, des connaisseurs donc en terme de montagnes.

Yves Guillemot est quand même revenu pour indirectement casser du sucre sur Vivendi avec un trailer spécial 30 ans d’Ubisoft, mettant bien en avant l’importance de la liberté dans la création. Il a remercié tout le monde pour l’occasion : de ses équipes aux joueurs toujours très exigeants qui ont fait d’Ubisoft ceux qu’ils sont aujourd’hui. Pas de remerciement pour Vincent B. en revanche.