Consoles-Fan
25/06/2018

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Dark Souls III
Vous êtes... ?
...MORT !

Commencée sur Playstation 3 avec Demon Souls, la série Dark Souls s’est rapidement fait un nom pour sa difficulté légendaire. Ennemis punitifs, combats techniques, et farming intensif poussent le joueur à essayer et essayer encore. Venant conclure cette série, Dark Souls 3 débarque sur la nouvelle génération de consoles et PC. L’occasion de montrer toute la maestria des développeurs pour un épisode en apothéose.

Dark Souls III nous met une fois encore aux commandes d’une personne déjà morte. Véritable non-vivant ambulant, vous pouvez néanmoins mourir...et comme d’habitude, cela va passer par d’intenses combats. Et une création de personnages pour le moins cryptique, puisque l’on peut encore une fois sélectionner des classes et items dont on ignore la réelle utilité ou l’efficacité.

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Une fois la création passée, le jeu vous met rapidement aux commandes de votre avatar, après une cinématique qui n’explique pas grand-chose. Une fois encore, le scénario est laissé au second plan, puisqu’il vous faudra déjà passer le premier boss pour comprendre davantage la tâche qui vous attend : abattre les seigneurs de la région, tous plus monstrueux les uns que les autres.

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Et dès les premiers ennemis, le ton est donné : certes, ceux-ci sont parfois maladroits, et souvent fragiles, mais leur capacité à manger des pans entiers de votre barre de vie rend le moindre combat toujours aussi dangereux. Il faudra donc faire preuve de prudence et se servir de l’esquive et du bouclier pour éviter la mort dès le tutoriel contre deux ennemis de base. Bienvenue dans Dark Souls 3 !

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Mais évidemment, là où le jeu montre toute l’étendue de son sadisme, ce sont bien dans les combats de boss : si les ennemis de base ne demandent qu’à retenir un ou deux pattern et à tenir la défense correctement, le premier affrontement de boss ramène les joueurs dans des duels bien plus techniques. Il faudra vite analyser et comprendre les patterns d’attaques afin de les éviter, puisque plusieurs d’entre eux sont purement et simplement imparables et doivent obligatoirement être esquivées sous peine de se faire atomiser la barre de vie en quelques coups...quand un seul n’est pas à la limite du létal !

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Si on navigue donc en terres connues côté prise en main, il faut reconnaître à ce nouvel opus un côté couloir moins oppressant, mais aussi une réussite graphique enfin digne de la génération actuelle : les animations sont réussies. De plus, les décors ne se contentent plus d’une direction artistique pour plaire, puisque les textures et la modélisation des modèles et de l’environnement ont véritablement connu une évolution satisfaisante.

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Mais comme à chaque fois avec Dark Souls, il vaut mieux être préparé à une chose : mourir. Encore et toujours. L’écran "Vous êtes morts" ne manquera pas d’apparaître à bien des reprises au fil de vos aventures. Die and Retry est une expression qui s’applique parfaitement à Dark Souls, puisque c’est à force de mourir, gagner en expérience, essayer et apprendre des échecs que le joueur parvient finalement à surpasser les obstacles. Au premier abord injuste, le jeu pousse en fait à l’apprentissage dans la douleur et le game over. Il ne faudra donc pas s’étonner de mourir à de nombreuses reprises avant d’arriver à quelque chose, ce qui pourrait décourager ceux habitués des jeux trop permissifs...mais ça, on le savait déjà !

Graphismes : 16/20

Même s’il n’est toujours pas renversant graphiquement, ce nouveau Dark Souls a le mérite d’être bien plus joli que les précédents opus. Le passage à la nouvelle génération de consoles a permis à From Software d’élever son niveau de jeu côté graphismes. Surtout, le framerate reste stable même avec des ennemis parfois assez massifs et nombreux à l’écran, et c’est l’essentiel pour un jeu aussi punitif.

Gameplay : 17/20

"Die & Retry" est une expression qui semble avoir été créée pour Dark Souls. Ce troisième opus est au moins aussi ardu que les précédents, et il suffira bien souvent d’un faux pas anodin, même contre des ennemis anodins, pour finir massacré lamentablement. Le jeu est exigeant avec le joueur, et le laisse se débrouiller avec le strict minimum côté tutoriel. Et on en redemande.

Bande-son : 15/20

Les musiques sont, comme à leur habitude, assez discrètes mais efficaces. L’ambiance sonore est néanmoins une franche réussite, opressante.

Scénario : 13/20

Comme d’habitude, l’histoire est assez cryptique avec Dark Souls. Le héros n’a pas vraiment de nom, ni d’histoire, rendant celle-ci forcément assez impersonnelle. Le monde dévoilé à travers le jeu n’en reste pas moins intriguant, et les dialogues ici et là avec les PNJ sont sympathiques.

Durée de vie : 18/20

Difficile de reprocher quoi que ce soit sur ce point à Dark Souls : certes, la durée de vie pourrait sembler artificielle du fait du nombre de morts et du temps passé à grinder pour améliorer son personnage. Résultat, les allers/retours ou séances de "camping" dans une zone jusqu’à en connaître les ennemis et leurs méthodes d’attaques sur le bout des doigts dopent certes la durée de vie, mais ne masque pas un contenu famélique, au contraire.

Conclusion : 16/20

Toujours aussi raide et sans pitié, Dark Souls 3 conclut la trilogie en offrant aux acharnés ce qu’ils sont venus chercher : une dose de hardcore gaming, brute et où la moindre erreur se paye très rapidement avec le désormais traditionnel "Vous êtes mort". Malgré cela, le jeu n’est nullement injuste, ce qui pousse à s’y remettre, encore et encore, jusqu’à surmonter chaque obstacle. Et c’est ça qui est jouissif !


NOTE : 08/10