Consoles-Fan
19/01/2018

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Kingdom Hearts
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Comment vous parlez de Kingdom Hearts. Tant de belles choses viennent

Mais s’il fallait résumer, je dirais que Kingdom Hearts est un jeu superbe aux couleurs magnifiques à l’ambiance féerique, à la musique angélique. La présentation, l’interface, la clarté des menus, la richesse de l’animation des personnages et le réalisme de leur réaction y compris dans les dialogues : tout a été soigné aux petits oignons. Et en plus de ça, Kingdom Heats se paye le luxe de démarrer en trombe sur une intro en image de synthèse des plus envoûtantes créées par Square Soft jusqu’à aujourd’hui ! Et que dire du magnifique trailer qui tourne en boucle alors que vous auriez du appuyer sur start depuis bien longtemps, si ce n’est qu’il est superbe et donne un avant-goût de tout ce qui vous attend : une aventure merveilleuse et féerique. Tous nos sens sont en éveil, tous nos sens sont émus. Un frisson vous envahit ! Bienvenue dans Kingdom Hearts, une des plus fortes expériences vidéoludiques de cette année ! D’ailleurs si vous n’avez pas pu appuyé sur start, c’était pour profiter de la musique enjôleuse et mélancolique de l’écran-titre ! Comme je vous comprends !

Les décors de Kingdom Heart sont beaux à se damner. Des couleurs chatoyantes, des tons saumons, mauves, pastels, une eau azurée et de la végétation brassée par le vent : le rêve éveillé. Kingdom Hearts va vous emporter dans un autre monde. La confrontation des personnages bien japonais de Squaresoft et bien américains de Disney est une trouvaille géniale et originale. On passe tantôt de scènes romantico-doucereuses au délire beaucoup plus cartoon accompagné de bruitages propres à l’univers Disney. En plus, on reconnaît aisément les véritables voix des personnages Disney. Deluxe !

Vous incarnez Sora, un jeu garçon de 14 ans qui sait marcher, courir, nager, se battre, grimper aux arbres… Un beau jour, avec ses amis Riku et Kairi, Sora décide de partir à l’aventure car nos 3 aventuriers vivent sur une île où il n’y a pas de parcs d’attraction, ni de restaurants chinois, ni de policiers allemands et donc on s’embête beaucoup. Peut-être que le monde extérieur est beaucoup plus amusant, et il semble l’être en tous cas puisque notre ami Sora se retrouve propulsé dans un monde où vivent les personnages de Final Fantasy et de Disney en harmonie (ça fait deux fois que je vous le dis vous suivez pas ou quoi). Cool !

Vous voyagerez donc d’un monde à l’autre à la recherche de vos amis que vous avez égarés en route, petit étourdi ! Vous rencontrerez Donald et Dingo, pas plus débrouillard que vous puisque ces derniers ont carrément égarés leur roi Mickey. A leur côté, mais aussi à côté de guests comme Alladin, Tarzan, Arielle (elle s’appelle Arielle, c’est une jolie petite sirène et non pas une marque de lessive). Vous vous battrez contre les « heartless » à grand coup de clé (puisqu’il s’agit d’un jeu d’aventure action). Ces derniers laisseront derrières eux des petites boules vertes qui vous rendront de la vie, mais aussi de l’argent et quelques items (chaque personnage ne peut stocker qu’un nombre très limité d’item, le reste doit être conservé dans le stock commun tenu par le sieur Gimini Cricket). Il est beaucoup trop long et astreignant de traiter ici de toutes les possibilités de gestion des items ou d’upgrades des personnages mais sachez qu’on nage en plein classicisme squaresoftien.

Les invocations magiques sont fidèles à l’esprit Squaresoft : elles sont magistrales. La féérie est si forte qu’on peut s’y perdre avec délectation.

Un gameplay profond

Kingdom Hearts est si riche qu’il n’est pas possible de tout exposer dans un test sans ennuyer le lecteur. Car Kingdom Hearts se vit, il ne se raconte pas. Voici en vrac quelques éléments afin de vous dévoiler un peu plus du trésor caché.

- Kingdom Hearts possède des quêtes annexes comme la quête des dalmatiens qui vous récompensera de nombreux cadeaux si vous rapportez à Pongo et Perdita leurs petits chiots enfermés dans des coffres répartis dans les différents mondes.

- Basées sur l’amitié grandissante entre Sora, Donald et Dingo, les Trinity Force vous rapportent aussi quelques bonus mais vous aideront à progresser dans le jeu.

- La visite du livre de Winnie l’ourson, une véritable histoire intéractive à découvrir en plusieurs parties, rappelle la visite du livre culte de chez culte de Tengai Makyo The Appocalypse 4 sur Segasaturn. Ca fait plaisir de retrouver ces sensations pures !

- Enfin, des minigames originaux sont répartis dans tout le jeu.

Y’as des hauts et des bas

Avec toute sa fantaisie et son imaginaire, Kingdom Hearts nous rappelle pourquoi nous aimons les jeux vidéo. Cependant il est temps que le ciel se couvre et que la tempête se lève. Même les meilleures choses ont une fein, et il est temps de manger le pain noir de Kingdom Hearts… Les programmeurs ont eu l’idée d’organiser les déplacements entre les différents mondes en Gummi Ship. Ces séquences de shoot-them-up sont soporifiques, rien que leur présence fout la honte au reste du jeu ! Il est possible de bloquer la cible en maintenant une touche enfoncée mais dans l’ensemble le maniement est assez foireux et ses passages sont aussi amusants que le 2836eme épisode des feux de l’amour.

Scénaristiquement parlant, le jeu manque de cohérence, non pas dans son aspect logique mais dans le déroulement de l’histoire, rien n’est présenté clairement ou presque, si bien que l’on est obligé de errer assez souvent à la recherche de l’action qui nous débloquera dans l’aventure… C’en est si frustrant qu’on se demande à la fin si l’on aurait continué à jouer si le jeu avait été plus moche ou si l’enchantement Disney et la patte Squaresoft n’était pas présente… Une réflexion regrettable mais révélatrice. Heureusement ces passages à vide arrivent seulement de temps en temps, et bien vite, le bonheur retrouve sa place.

Par exemple le stage avec Alladin est vraiment très amusant à jouer : quel plaisir de découvrir Aggrahabah sous un autre jour. Par contre « Wonderland », le monde d’Alice est à en devenir dingue : on vous tourne sans cesse en bourrique. Mais il est vrai que dans l’ensemble, Squaresoft s’est inspiré d’une partie des dessins animés de Disney tant scénaristiquement que dans l’ambiance et les décors du jeu. Aussi il n’est pas étonnant qu’Alice au pays des merveilles soit un peu déroutant, c’est tout à fait dans l’esprit du dessin animé. Musicalement parlant, justement, Squaresoft s’est donné les moyens puisqu’il s’agit carrément d’extraits des bandes originales remixées ou non des longs-métrages en rapport avec les mondes visités. On ne pouvait pas rêver mieux !

Squaresoft a placé dans son énorme univers des raccourcis partout, pratiques dans certains cas, déroutants dans d’autres. Car là aussi, Kingdom Hearts apporte son flot d’incohérence. Et puis que dire de certains éléments qui deviennent intéractifs sans aucune raison, simplement parce que vous avez accompli certaines actions et qu’il faut à présent accomplir parce que c’est le bon moment, que vous n’avez strictement rien fait en corrélation avec l’élément pour débloquer quoi que ce soit, ni acquis de nouveaux pouvoirs mais que vous avez déjà essayé maintes fois d’interagir avec ce dernier sans aucun succès… Voilà bien un système de jeu remplis de failles. On essaie plein de fois certaines actions qu’il faut juste exécuter plus tard, alors que l’on repart avec l’esprit insouciant car aucune indication ne nous renseigne sur une possible intéractivité de l’object que l’on finit donc par prendre pour simple décor et que l’on rechecke par pur accident !

Tant de lourdeur finit par éreinter. Squaresoft avait, clé en main, un jeu génial, unique, une véritable création artistique, mais il faudra un jour leur expliquer qu’avant tout, un jeu vidéo, ça doit être amusant !

Graphismes : 97%
Des graphismes sublimes, splendides. Peut-être le jeu le plus beau et léché de la PS2.

Animation : 71%
L’animation est assez sèche mais il y a énormément à gérer !

Jouabilité : 45%
Une jouabilité à couper au couteau avec une gestion des sauts plus qu’alléatoire... Mais le plus insupportable reste les nombreuses incohérences rencontrées au fil du jeu. Enervant à souhait !

Bande Son : 98%
Une pure merveille. Il n’y a rien à rajouter.

Intérêt : parfois 90%, parfois 10%
Cela dépend vraiment des univers visités. Des fois, Kingdom Hearts est un pur bonheur et des fois, c’est tellement déprimmant qu’on a envie de réécrire tout le test...

Note Globale : 68%
Avec un système de jeu mieux pensé et surtout plus constant, Kingdom Hearts aurait été un tite mythique, incontournable, juste un des meilleurs jeux du monde. Squaresoft DOIT revoir sa copie pour le Final Mix.


NOTE : 06/10