Consoles-Fan
22/10/2018

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F1 2016
La série
reprend du poil de la bête

Chaque année, les licences sportives reviennent pour une nouvelle itération. Si la majorité des simulations sortent en Octobre-Novembre, celle du sport automobile "noble" par excellence, la Formule 1, nous revient chaque été. L’occasion de découvrir une nouvelle itération pour le moins agréable.

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F1 2016 nous propose de nous mettre au volant des bolides que sont les Formule 1. Taillées pour la course, il faudra, au fil du mode carrière, concourir pour un constructeur et essayer de rafler le plus de points pour monter au classement tant des pilotes que des constructeurs.

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Concrètement, le mode carrière de F1 2016 commence donc de la même manière que d’habitude : on crée son pilote en choissant son apparence, son casque, sa nationalité, puis l’on rejoint une des écuries qui recherche un nouùveau collaborateur. En fonction de celle-ci, un objectif nous est attribué : si vous rejoignez Red Bull ou Ferrari, attendez-vous à devoir cartonner dès la première saison ! A l’inverse, d’autres écuries vous donneront plus de temps pour atteindre vos objectifs, mais aussi pour améliorer votre véhicule.

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Car c’est là l’une des forces de cet opus : la partie Recherche & Développement. En plus de pouvoir mettre les mains dans le camboui pour customiser votre véhicule, il est également possible d’accumuler des points de recherches afin de faire améliorer votre bolide. Pour cela, il faudra conduire de manière exemplaire, mais aussi et surtout prendre part aux Essais Libres, où il vous sera possible de participer à trois exercices différents : passage de portes, économies de pneus et test de vitesse. L’air de rien, ces trois tests permettent une meilleure maîtrise du véhicule, mais aussi une reconnaissance vraiment poussée du circuit en attendant le grand prix en lui-même.

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Celui-ci s’avère savourable, quelle que soit la difficulté choisie : si les amateurs resteront aux niveau facile/très facile, les amoureux de sports automobiles pourront faire avec une IA très agressive en plus d’une conduite nettement moins assistée. Tout le monde peut s’y retrouver, même les néophytes...même si certains concepts risquent de leur échapper (comme le DRS, pourtant très utile). A noter que le nombre de tours est customisable, puisque l’on peut réduire le GP à 25% de sa longueur réelle...ou le faire en entier ! Comme depuis quelques années, on relèvera aussi la possibilité de faire un flashback de quelques secondes pour essayer d’éviter le carton qui nous a fait perdre 2 heures de course.

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Résultat, le jeu s’avère fun et accessible, mais aussi exigeant sans être frustrant. Couplé à une bonne réalisation, le tableau est presque sans ombres. Presque : le doublage français est sévèrement décevant. C’est simple : la synchronisation labiale lors du mode carrière est une catastrophe pure et dure. En plus de cela, les commentateurs des Grand Prix ont l’air de simplement lire un texte qu’on leur a proposé quelques minutes auparavant. Privilégiez donc le doublage anglais plutôt que de vous infliger ce désagrément qui nuit à l’immersion !

Graphismes : 17/20

D’une fluidité irréprochable, F1 2016 se distingue également par une modélisation exemplaire des véhicules et des circuits. Les écuries sont également reconnaissables, ainsi que certains des pilotes phares de la compétition.

Gameplay : 17/20

Tous les joueurs trouveront chaussure à leur pied : en offrant un éventail de difficulté permettant de jouer aussi bien en conduite arcade que pure simulation, F1 2016 devrait ravir les amateurs du genre, tout particulièrement ceux disposant d’un volant. Mention spéciale également aux séances d’essais, très intéressantes !

Bande-son : 15/20

Si côté ambiance sonore, le jeu s’avère plutôt bon (les nouveaux moteurs hybrides utilisés en F1 étant bien rendus), il est vivement recommandé de ne PAS jouer avec les voix françaises : la synchronisation labiale durant les cutscenes du mode carrière est juste ridicule, et les commentateurs ne sont pas vraiment inspirés.

Durée de vie : 17/20

Course libre, carrière sur plusieurs saisons, compétitions en ligne...il y a de quoi faire, et il est même possible de courir sur les distances réelles de Grand Prix !

Conclusion : 17/20

Difficile de faire la moue devant F1 2016 : riche en contenu, bien fichu, il faudra juste composer avec un doublage français vraiment vieillot. En dehors de cela, carton plein pour la simulation de Codemasters, qui offre une variété bienvenue dans sa manière d’aborder les circuits.


NOTE : 08/10