Consoles-Fan
26/09/2017

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Skyrim : Special Edition
Dovakhin, Dovakhin...
Naal ok zin los vahriin !

Sorti en 2011, The Elder Scrolls V : Skyrim avait marqué les mémoires. Open-world démesuré, système de combat exemplaire...le jeu a fait les beaux jours de bien des amoureux de RPG. Quoi de plus normal de revoir le jeu revenir sur cette génération, dans une "Special Edition" qui n’apporte au final pas tant que ça...mais dont on se satisfera bien volontiers vu le jeu qu’elle nous apporte !

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Skyrim nous met dans la peau du Dovakhiin, l’Enfant de Dragon. Attrapé à la frontière entre Bordeciel et Cyrodil, notre personnage est mis aux fers et envoyé au billot avec une bande de rebelles qui se trouvaient malencontreusement dans le même secteur. Heureusement, le bourreau n’a pas le temps de faire son office qu’un dragon attaque la ville où a lieu l’exécution. Après avoir échappé à la mort par décapitation et survécu à une tentative d’incinération, vous allez vite vous retrouver libre de vos choix : rejoindrez-vous la résistance pour vous venger de ceux qui ont voulu vous envoyer à la mort sans le moindre jugement équitable, ou déciderez-vous de pardonner aux Impériaux et de joindre leur cause pour ramener la paix sur la province ?

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Evidemment, passé ce prologue, vous vous retrouverez comme à l’habitude dans cette licence avec une liberté totale. Libre à vous d’ignorer complètement l’aventure principale, même s’il est vivement recommandé de progresser au moins jusqu’au point où vous maîtriserez la Voix des dragons. Sorte de magie spéciale, celle-ci vous permet d’utiliser des cris dragoniques pour divers effets spectaculaires, incluant le désormais fameux "Fus Ro Dah" qui enverra valser la plupart des ennemis humanoïdes et parviendra à repousser ou déséquilibrer même les dragons.

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Du côté des améliorations par rapport à l’original, le rendu graphique a été retravaillé. Brumes, effets météorologiques et textures ont bénéficié de retouches qui, sans les rendre trop détaillées, modernise le jeu. A cela s’ajoute un 30 FPS stable qui n’était pas forcément garanti sur Xbox 360 et PS3 quand l’action devenait un peu trop intense. Les effets visuels des magies et la gestion des lumières ont été également retravaillé. Cependant, rien de tout cela n’était pas déjà fait sur PC, avec un résultat encore plus spectaculaire grâce aux mods d’amélioration disponibles sur ordinateur. Certes, les mods font leur entrée sur console avec cette version, mais ceux-ci se limitent à de nouvelles quêtes et contenus : après tout, impossible de pousser davantage les machines que ce qu’elles affichent déjà.

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Côté gameplay, rien n’a été changé : le jeu a abandonné le système de classes et de caractéristiques pour prendre appui uniquement sur les compétences : chacune est évaluée de 1 à 100, et progresse à chaque utilisation. Vendez/achetez auprès d’un marchand pour gagner en éloquence, lancez des boules de feu pour progresser en maîtrise de la magie de Destruction, et encaissez des coups avec votre bouclier pour améliorer votre parade. Chaque point gagné permet de remplir une jauge qui une fois pleine permet de monter de niveau. Chaque montée de niveau donne droit à +10 à l’une des trois jauges du jeu (PV, PM et Points d’Endurance pour parer et faire des attaques violentes) et à un point de talent qui permet de prendre un trait particulier supplémentaire dans un domaine que vous maîtrisez. Evidemment, les traits débloqués quand une compétence atteint 100/100 sont monstrueux (mention spéciale à la Furtivité qui permet de disparaître brièvement, même en plein combat).

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Si l’open-world de Skyrim était déjà démentiel, celui-ci se retrouve upgradé par la présence de tous les DLCs + les mods. Si tous les mods ne se valent pas, ils ajouteront également à la durée de vie déjà phénoménale du jeu et de ses extensions. Attention à ne pas être trop distrait, néanmoins, vous êtes censés sauver le monde à un moment ou un autre. Mais cela attendra probablement que vous soyez devenus un assassin, dirigeant la guilde des voleurs et ayant pour alliés mages et Iarls de Bordeciel... ?

Gameplay : 18/20

Les bugs inhérents à un open world aussi massif sont toujours là. Néanmoins, Skyrim demeure extrèmement peaufiné. Certes, les soucis d’IA ou les incohérences parfois dans les réactions des personnages entâchent parfois certains passages, mais le système de progression, la variété des situations et des quêtes, et le level design global des villes, campagnes et donjons offrent au titre un contenu d’une richesse bien difficile à égaler.

Graphismes : 16/20

Skyrim a déjà cinq ans. Si cette édition spéciale a le mérite de retravailler les graphismes et le rendu global, le jeu n’en demeure pas moins un peu daté. Sur console, on ne bénéficie évidemment pas des mods pour améliorer le rendu graphique, la machine limitant ces possibilités d’amélioration. Néanmoins, le jeu n’en demeure pas moins plutôt beau, avec un bel effort sur l’eau et les paysages. A défaut d’une réalisation exceptionnelle, le jeu affiche des paysages vraiment atypiques et une distance d’affichage impressionnante.

Bande-son : 19/20

Le jeu a été primé rapidement après sa sortie, et plusieurs morceaux de l’OST sont tout bonnement épiques. Le thème principal de Skyrim fait sans aucun doute partie des musiques de jeux-vidéos les plus magnifiques, et l’ensemble de la bande-son regorge d’oeuvres d’inspiration nordique vraiment réussies. Le doublage français de l’intégralité des dialogues et même des passants qui discutent donnent également davantage de vie à cet univers.

Durée de vie : 20/20

La longévité des jeux de la série des Elder Scrolls est ce qu’elle est : totalement aberrante. Chaque village, chaque donjon offre au moins une quête. Et c’est sans compter l’intrigue principale...que l’on s’empressera de mettre de côté pour se joindre à la guilde des voleurs, à l’académie des mages, aux chasseurs de vampires, aux Compagnons...les possibilités sont innombrables dès que l’on s’écarte de l’histoire. Ajoutez à cela les rencontres aléatoires au fil des voyages, et vous obtenez un jeu pour lequel il faudra une bonne centaine d’heure pour pouvoir affirmer en avoir fait vraiment un bon tour.

Scénario : 16/20

Comme d’habitude avec la série, le scénario est relativement générique (du moins à son démarrage) afin de rester cohérent quelque soit le choix de votre race. Néanmoins, certains personnages rencontés dans l’intrigue principale sont vraiment originaux. Et certaines quêtes ne manquent également pas d’humour, avec quelques clins d’oeils à droite et à gauche aux autres jeux.

Conclusion : 18/20

Pour quiconque n’a jamais touché à Skyrim, foncez. Le jeu est probablement le meilleur RPG Occidental de ces cinq dernières années. Avec un univers riche, un système de combat et de progression vraiment parfait et un contenu monstrueux, Skyrim a de quoi tenir en haleine pour des mois n’importe quel amoureux des jeux-vidéos. Pour ceux ayant déjà fait l’aventure il y a quelques années sur consoles ou PC, cette version Enhanced ne vaut le coup que pour ceux n’ayant pas fini le jeu à l’époque ou n’ayant pas eu l’occasion de s’essayer aux DLCs, qui sont cette fois-ci inclus.


NOTE : 09/10