Consoles-Fan
24/10/2017

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WATCH_DOGS 2
Ceci est le WATCH_DOGS 2
Une révolution ! Il faut tout racheter !

Ayant fait l’effet d’une bombe lors de son annonce lors de l’E3 2012, WATCH_DOGS s’était ceci dit révélé un peu en-deça des attentes. Plus de deux ans plus tard, une nouvelle itération nous arrive. Adieu Chicago la terne ville du Nord, et bienvenu à San Francisco, la ville de la haute technologie !

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WATCH_DOGS 2 nous met dans les Converse de Marcus, un hacker de génie qui veut se faire remarquer par la DeadSec, un groupe de hackers locaux qui le mettent sur la piste du ctOS 2.0. Système hyper-connecté régissant la ville entière, celui-ci est détourné de son but premier par son créature, Blume Corporation, qui s’en sert pour accumuler une quantité hallucinante de données privées à exploiter pour se débarasser de tout ce qui les dérange. Cette nouvelle DeadSec s’avère néanmoins beaucoup plus jeune et immature que celle de Chicago. Ici, l’objectif sera d’accumuler des followers sur réseaux sociaux, afin que ceux-ci téléchargent une application pour transformer leurs téléphones en puissance de calcul pour la DeadSec et augmenter leur capacité de piratage à grande échelle.

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Evidemment, le jeu reprend donc le principe de son grand frère : si la discrétion et vos armes seront primordiales dans WATCH_DOGS 2, il faudra aussi et surtout vous servir de votre accès au ctOS. Via votre téléphone, la plupart des systèmes électroniques peuvent devenir des armes ou des diversions : un disjoncteur peut aussi bien produire quelques étincelles pour distraire un garde de sa ronde que faire office de taser improvisé en le surchargeant. Poursuivis par la police ? Pourquoi ne pas faire sauter une conduite d’eau souterraine ou passer au vert tous les feux des carrefours que vous traversez afin de provoquer des carambolages derrière vous ? Et si tout cela ne suffit pas, pirater la direction assistée ou le régulateur de vitesse des voitures aux alentours devrait suffire à semer définitivement le chaos.

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Etant donné que Marcus n’a rien de surhumain (le Parkour est ici réduit à sa plus simple expression comparé à Assassin’s Creed, et votre résistance aux balles est plus que limitée), il faudra vite apprendre à se servir de tous ces moyens pour prendre l’avantage sur des ennemis souvent mieux équipés et plus dangereux que vous en combat direct. Et vous aurez bien des occasions de vous entraîner en ville, même en-dehors des missions : les gangs occupent de nombreux endroits dans lesquels ils gardent de précieuses quantités d’argent qu’il faudra leur subtiliser soit par la discrétion, soit par la force.

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Mais si la prise en main à pied s’avère plutôt convaincante, on y trouve néanmoins vite quelques raisons de grincer des dents...en commençant par la facheuse tendance en Parkour à voir son personnage être plutôt capricieux quant à ce qui peut être escaladé ou pas. Courir contre un mur comme un idiot alors que l’échelle se trouve juste au-dessus de la tête de notre personnage est un peu frustrant. Mais là où le jeu s’avère le plus pénible, c’est, comme son aîné, à bord des véhicules. C’est bien simple : la maniabilité des voitures renvoient aux caisses à savons. Certes, les voitures plus sportives en ont un peu plus sous le capot, mais le tout manque cruellement de peps, et les virages sont négociés un peu n’importe comment tant la sensation de vitesse s’avère décevante. Ajoutez à cela le fait que le piratage en voiture devient forcément bien plus approximatif, et vous obtenez, comme dans WATCH_DOGS premier du nom, des missions en voitures ennuyeuses et frustrantes. Dommage.

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Tout n’est pas noir pour autant pour le titre d’Ubi Soft. L’aspect le plus original de WATCH_DOGS 1 est de retour, à savoir le gameplay semi-multijoueur permanent. En plus de missions coopératives, vous pourrez en effet vous infiltrer dans la partie d’un autre joueur via des petites sessions de hacking. Une fois le hacking commencé, vous êtes obligés de rester dans la zone et d’attendre la fin du téléchargement, tandis que votre cible vous traque sans répit, usant de son téléphone pour scanner chaque passant et essayer de vous démasquer. L’idée est plutôt sympathique, et se décline également sous la forme de courses-poursuites, en plus de pouvoir aussi amener des missions annexes en coopération. Un multi donc complètement imbriqué dans le solo, pour un résultat vraiment réussi.

Graphismes : 15/20

WatchDogs 2 a une étrange posture : le jeu n’est pas magnifique, mais a le mérite d’offrir une ambiance et une direction artistique bien marquée. Le rendu à l’écran au final est sympathique, plutôt coloré et aux antipodes de l’austérité du premier opus.

Gameplay : 13/20

L’IA s’avère plutôt intelligente et implacable, et la faible endurance sous les balles de Marcus pousse à la discrétion et l’utilisation de l’environnement à notre avantage. Le système de Followers en guise d’XP est plutôt une idée bien trouvée et pousse à s’éloigner des missions principales pour enchaîner les selfies, courses et autres missions annexes. Reste un problème déjà bien présent dans WatchDogs premier du nom : la prise en main des véhicules, qui aurait beaucoup à apprendre de Grand Theft Auto...III !

Durée de vie : 17/20

Les activités sont nombreuses. En plus de l’intrigue principale et des missions annexes, vous pourrez aussi compter sur d’innombrables planques d’argent et de points de recherches utiles pour améliorer vos compétences de hacking. Enfin, vous pourrez également faire le tour de la ville pour vous prendre en photo devant les principaux monuments de San Francisco et servir de chauffeur (parfois acrobatique) aux personnes faisant appel à vos services via une app in game.

Scénario : 15/20

Bien plus déjanté que le premier opus, WatchDogs 2 tombe parfois un peu dans la parodie du hacking fait par des jeunes branchés. Mais globalement, les thèmes abordés sur le fond sont vraiment actuels et poussent à réfléchir sur le tout-connecté actuel...sans trop se prendre la tête pour autant.

Conclusion : 14/20

Etrange contre-pied que prend ce WatchDogs 2 : après un premier épisode froid et austère, on se retrouve cette fois dans une San Francisco presque surréaliste tant celle-ci est hyperconnectée et remplie de hackers hipsters. Le résultat est pourtant plus convaincant que le premier opus, avec une utilisation des gadgets encore plus poussée qu’avant. Reste des tares qu’il serait plus que temps de corriger pour cet Assassin’s Creed des temps modernes, à commencer par la prise en main des véhicules vraiment trop peu convaincante pour un open world.


NOTE : 07/10