Consoles-Fan
16/12/2017

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The Last Guardian
Beaucoup d’attente
pour un jeu mythique ?

Après l’émotion de l’E32015 et l’annonce du retour pour de bon de The Last Guardian parmi un florilège de surprises, il était temps de revenir sur terre. Objectivement, le jeu qui a connu un développement d’une décennie et qui a donc commencé sur PS3 avait révélé déjà en 2015 une certaine faiblesse graphique mais au final, The Last Guardian ne s’en sort pas si mal que ça. Seuls les effets d’éclairage assez grossiers trahissent l’âge réel du titre mais la poésie omniprésente gomme immédiatement cette micro-déception.

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En terme d’animation, The Last Guardian est un chef d’oeuvre si on accepte d’oublier le framerate ni très élevé, ni très stable. Il faut se pencher en effet sur l’animation des personnages qui possèdent une quantité de mouvements réalistes, rapides : c’est hallucinant.

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Côté gameplay, c’est parfois frustrant car on découvre parfois ce qu’il faut faire mais on insiste pas, se croyant dans l’erreur, car le jeu tarde tellement à réagir parce que vous n’êtes pas situé exactement au bon endroit, parce que la routine piétine mais aussi parce que la caméra est parfois capricieuse en particulier dans les petits espaces. Il n’est pas rare de trouver la solution mais de se retrouver face à une latence de script incommensurable. Du coup, on passe à autre chose en abandonnant trop rapidement ce qu’il fallait faire et que l’on avait compris depuis le début.

Les aides se résument au stricte minimum. De temps en temps, la narration nous guide mais en général, nous sommes abandonnés à notre sort. Il faut chercher, chipoter, on finit par trouver ce qu’il y avait derrière la tête des programmeurs, c’est parfois tordu, on est soulagé d’avoir trouvé mais il faut se le dire vraiment une fois pour toute, The Last Guardian est un jeu lent et contemplatif. Son gameplay est lourd mais la poésie qui se dégage de la relation de cet enfant et de cette créature, Trico, est clairement une grande réussite. Les interactions sont fascinantes.

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Si techniquement, The Last Guardian accuse le coup, difficile de ne pas tomber sous le charme poétique du jeu. On en oublierait presque ses écarts de gameplay et ses ralentissements parfois intenses. The Last Guardian reste sous bien d’autres aspects un must buy. En effet, le titre est vraiment charmant même si la mise en pratique est laborieuse.

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Graphismes :86%
Une vraie personnalité mais pourtant un redite d’Ico et de Shadow Of the Collossus.

Animation : 84%
Question framerate, c’est loin d’être parfait et stable. La caméra se positionne souvent mal. Par contre, en ce qui concerne l’animation des personnages, c’est du travail d’orfèvre.

Jouabilité : 82%
Magique, onirique, malgré les problèmes de latence.

Bande Son : 90%
Ici aussi, le travail est vénérable avec des onomatopées tellement mignonnes.

Intérêt : 91%
Une durée de vie correcte malgré quelques longueurs.

Note Globale : 87%
Le titre a ses défauts. La plupart sont dus au développement chaotique. Le jeu ressemble plus à un jeu PS3 qui tournerait sur PS4 mais à côté de cela, comment se passer d’un tel titre. Rien que pour son ambiance originale et tendre, il vaut le détour.


NOTE : 08/10