Consoles-Fan
24/10/2017

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Tom Clancy’s Ghost Recon Wildlands
Le nez
dans la farine

Cet après-midi, J’ai eu la chance d’essayer pour la seconde fois Ghost Recon Wildlands, un titre qu’Ubisoft alignera juste après For Honor pour clôturer leur année fiscale. Le jeu m’avais déjà fait fort impression lors d’une courte séance de jeu lors de l’E3. Mais cette fois-ci, nous avons eu la possibilité de tester le jeu tout l’après-midi, de quoi nous avancer un peu plus.

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Si Ghost Recond Wildlands est un titre plein de promesses, il faut quand même mettre les choses au point. Ubisoft annonce le plus grand monde ouvert jamais créé par Ubisoft. Je dis mytho ! The Crew reste leur plus grand monde ouvert même s’il est vraisemblable que Ghost Recond Wildlands a des chances d’arriver deuxième pour le coup, mais quand même bien loin derrière The Crew.

Sur le plan technique, il y a à boire et à manger. 30 FPS au menu, c’est la norme pour un monde ouvert. Les graphismes sont très propres mais le design plutôt quelconque et passe-partout : il manque une patte graphique. Les textures poppent fréquemment, les ombres apparaissent avec pas mal de retard et il y a du clipping. J’aurais apprécié plus de stabilité. Ghost Recon Wildlands est en tous cas la preuve qu’on est peut-être arrivé au bout de cette génération de console et qu’il est temps d’ouvrir les robinets avec la nouvelle.

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Le titre est assez inerte en terme d’animation dans les décors très variés de la Bolivie (la végétation est juste brassée par le vent et il y a du trafic sur les routes) même s’il est en revanche généreux en explosions avec les quelques éléments destructibles qu’il propose. Les effets d’eau ne sont pas hallucinants. Les effets d’éclairage non plus. Mais la météo aléatoire reste à saluer.

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Pour avoir essayer le jeu seul et à plusieurs, on notera une intelligence artificielle aux fraises. Vos co-équipiers n’arrivent pas à voir un ennemi placé juste derrière eux et inversement. Ceux-ci sont parfois lymphatiques, ignorant des comportements pourtant logiques. Certes, ce Ghost Recon Wildlands n’est pas parfait, mais il est pourtant prometteur d’une grande dose de fun en co-op jusqu’à 4 joueurs. Le jeu est très bien pensé avec la possibilité d’indiquer à vos co-équipiers le marquage des ennemis. L’utilisation d’un drone vous permettra de prendre connaissance des territoires.

Les compétences de votre personnage évolueront avec le temps et s’il est vrai que ce Ghost Recon se casualise (on ne meurt plus d’une balle dans la tête lorsqu’une oreille dépasser de l’herbe), il n’en est pas moins difficile. De nombreux renforts lourdement armés peuvent débarqués si vous n’êtes pas assez discret, et alors, c’est la guérilla.

Certes, il y a de nombreux ennemis, mais plus encore, la police corrompue pourrait venir se mêler de votre conflit, dans un sens comme dans l’autre. Elle vous laissera la plupart du temps tranquille, mais en cas de comportement suspect, elle mènera l’assaut, une technique déjà rencontrée dans Assassin’s Creed.

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Le maniement des armes est aisés et celles-ci bénéficient d’une large customisation. En revanche, la hitbox est vraiment généreuse et vous permet d’abattre des ennemis de très loin, là où la plupart des autres jeux exigeraient l’utilisation d’un sniper. L’éditeur de personnage est suffisamment poussé et vous permettra de créer un avatar unique pour le jeu en ligne.

Un autre point positif est la présence d’un grand nombre de véhicules terrestres, maritimes ou aériens. Ceux-ci sont parfois équipés d’armes.

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Si les sensations de jeu sont assez proche d’un The Division (c’est donc plutôt bon signe), les missions sont beaucoup plus ouvertes, moins couloir donc, ce qui permet d’éparpiller un peu plus l’équipe. En cas de blessure trop grave, il est possible de secourir votre co-équipier en allant le soigner. Vous avez une minute pour se faire. C’est long, très long, surtout si personne ne vient vous soigner. Dans ce cas, vous êtes mort et vous respawner non loin de là. De ce fait, personne n’est vraiment motivé à aller sauver ces co-équipiers, ils reviendront quand même. C’est un peu dommage car cela créait un vrai liant dans The Division. Il était aussi possible de respawner mais en début de mission : le handicap était assez lourd et comme je l’ai expliqué, dans The Division, on était jamais très loin de ses partenaires de jeu. Il faut donc voir dans la pratique comment agira la communauté afin de découvrir si la recette de Ghost Recon fonctionne aussi bien.

Quoi qu’il en soit, malgré des défauts apparents, le plaisir de jeu est bien là grâce un mode co-op intéressant, réussi sur bien d’autres aspects et franchement amusant. Ghost Recon n’augure donc que du bon et s’il perd son aspect sérieux, c’est un mal pour un bien.