Consoles-Fan
29/03/2017

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Dishonored 2
Quelle disgrâce !
Mais quelle grâce !

Sorti en 2012, Dishonored avait coupé le souffle à la presse comme aux joueurs. Visuellement unique, scénario mature et gameplay aux petits oignons dans une semi-open world, le jeu avait tout pour lui. Après 4 ans d’attente, l’Assassin Royal Corvo reprend du service dans cette suite. Et force est de constater que la série n’a rien perdu de sa superbe.

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Dishonored 2 commence alors qu’est célébré le triste anniversaire de l’assassinat de la précédente Impératrice. Corvo est redevenu le Protecteur de la nouvelle Impératrice, Emily Kaldwin...qui est également sa fille. Malheureusement, la légitimité de la jeune adulte se retrouve soudainement contestée par l’arrivée à la cour de la soeur de l’impératrice, accompagnée d’une escorte armée. Destituant l’Impératrice, ce moment sera également celui où il vous faudra décider qui, de Corvo ou d’Emily vous souhaiterez incarner pour cette aventure.

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Si les lieux visités resteront plus ou moins les mêmes peu importe le personnage, la manière des les aborder s’en retrouve néanmoins bien altérée : rapidement au fil de l’aventure vous ferez l’acquisition d’une panoplie de capacité propre à chacun. Si celles de Corvo sont directement issues du premier opus, celles d’Emily sont inédites, et certaines apportent des richesses de gameplay vraiment originales, comme celle de pouvoir lier le destin de plusieurs de vos ennemis. Tuez-en un, et tous subiront la même mort !

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A l’instar de son aîné, Dishonored 2 se présente donc comme une succession de missions, qui donnent l’illusion d’un monde ouvert : si les zones sont vastes et offrent plusieurs chemins, celle-ci n’en reste pas moins délimitée et spécifique à la mission en cours. Certes, plusieurs missions se partagent certains morceaux de la ville, mais items et quêtes sont spécifiques à chacune d’elle. A noter qu’en plus des innombrables activités annexes, ce sont surtout les chemins qui ne manquent pas pour progresser. Par les maisons, pas les ruelles ou les canalisations, ou encore en prenant possession d’un rat...les solutions pour passer au nez et à la barbe des gardes en faction ne manque pas. Et ajoutez à cela la possibilité d’y aller à la confrontation frontale.

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Et force est d’avouer que Corvo comme Emily s’avèrent talentueux en infiltration comme dans l’action. L’arsenal de gadgets a été étendu à de nouveaux jouets, auxquels viennent s’ajouter ceux déjà présents dans l’épisode précédent. Combinés aux capacités de chacun, les possibilités sont décuplées. Et autant dire que cela permet de profiter des niveaux sous tous les angles, et surtout de se rendre compte du travail incroyable d’Arcane Studios en termes de level design. Si le premier opus était plus que convainquant sur ce point, ce nouvel opus est un véritable chef-d’oeuvre. Items cachés, chemins alternatifs...tout se marie parfaitement dans l’architecture unique et magnifique.

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Car la patte graphique de l’univers, à mi-chemin entre le Victorien et le Steampunk est juste splendide, une fois encore. Cela se ressent encore davantage une fois quitté la capitale. La ville, de jour, bénéficie de couleurs chaudes qui mettent en valeur une réalisation, mais surtout une direction artistique exemplaire. Si Dishonored impressionne par son gameplay, il est aussi un bijou de réalisation. Même sa version française est de haute volée !

Gameplay : 18/20

Les deux personnages disposent de compétences propres, et si Corvo nous revient avec son panel déjà connu, Emily nous offre bien de nouvelles façons (d’éviter) de combattre. Servi par un level design exemplaire et d’innombrables nouvelles idées, le jeu s’avère terriblement addictif, et ne cède clairement pas à la facilité. L’erreur est punitive, et il faudra faire preuve d’une prudence de tous les instants !

Graphismes : 18/20

Comme pour Dishonored, Arkane rend une copie très proche de la perfection : si certaines textures sont parfois un peu limites en terme de rendu, force est de reconnaître que le studio a su créer un monde unique, à l’identité visuelle spectaculairement réussie. Un plaisir à arpenter, malgré tous les périls mortels qui attendent Corvo et Emily.

Bande-son : 18/20

Entre son doublage VF exemplaires (et c’est un allergique des versions françaises qui le dit), et ses musiques envoûtantes, le jeu frôle le sans-faute. La ville est plus vivante que jamais, les gardes et les habitants discutent entre eux...tout est vivant.

Scénario : 17/20

A l’instar du premier opus, nos héros vont rapidement se retrouver dans une situation plus que délicate et se retrouver impliqués dans des conspirations qui prennent leurs racines cette fois loin de la capitale. L’occasion de découvrir le reste du monde de Dishonored, dans une atmosphère mêlant étrangement et habilement une ambiance à la fois plus accueillante, mais où le sinistre ressort d’autant plus violemment.

Durée de Vie : 17/20

Comptez entre quinze et vingt heures de jeux pour finir le jeu une première fois. Cette durée variera suivant votre mode opératoire, la méthode infiltration et pacifiste prenant évidemment beaucoup plus de temps et de précautions que les stratégies plus offensives.

Conclusion : 17/20

Si la surprise de la découverte n’est plus présente, Dishonored 2 parvient malgré tout à enchanter le joueur comme lors de sa première aventure. En offrant le choix de deux personnages aux approches assez différentes, le jeu, et des aires de jeux bien plus ouvertes et vastes, Arkane Studio démontre encore une fois toute sa maîtrise de ce genre de jeux si particulier, à la croisée des chemins entre FPS, infiltration et action. Un incontournable de cette génération !


NOTE : 08/10