Consoles-Fan
27/05/2017

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For Honor
Tutorial pour mourir
en héros

Eagle Flight, Werewolves Within, pas d’Assassin’s Creed, c’est l’année (fiscale) de tous les risques pour Ubisoft et l’arrivée de For Honour vient encore appuyer sur le clou. J’ai eu la chance de découvrir le titre il y a 2 ans à l’E3 dans sa version multijoueur. Il y a un an, ce fût au tour du mode histoire et je dois bien avouer que dans les conditions d’un salon du jeu vidéo, il est rare de comprendre immédiatement tout le potentiel du jeu parce qu’on est pas installé confortablement dans son salon ou parce que l’éditeur n’arrive pas à bien mettre son jeu en avant.

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Dans le cadre de For Honor, ça a été le coup de foudre direct, si bien qu’il a été pour moi le meilleur jeu présenté à l’E3 en 2015 mais aussi en 2016, ce qui est au passage plutôt pathétique pour le reste de l’industrie. Il est désormais temps de découvrir la galette entière dans des conditions optimales.

For Honor, c’est une équipe de développeurs derrière un directeur créatif bien trempé, Jason Vandenberghe, à qui l’on doit entre-autres Red Steel 2. Ce n’est donc pas un hasard si le système de garde s’inspire de ce titre western-samouraï. Cependant, For Honor dépoussière, revisite, simplifie et améliore le concept en ne proposant plus qu’une garde vers le haut, vers la gauche-bas et vers la droite-bas. Prenez une tarte et divisez-là en trois et vous obtiendrez les 3 zones de garde de For Honor. 3 au lieu de 4 donc pour Red Steel 2. C’est plus simpliste, mais c’est aussi moins confus. Je valide donc ce choix judicieux.

Rajoutez un peu de Musou façon chair à canon mais aussi des combats contre des ennemis principaux tous plus épiques les uns que les autres et vous obtenez un excellent titre multijoueurs à 4 contre 4 ne proposant au final qu’un nombre limité de modes de jeu mais à la replay value indéniable.

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3 mode de jeu seulement ("match à mort", "duel et rixe" et "dominion") mais dans des territoires persistants. Chaque joueur est gratifié de ressources qu’il peut injecter dans les territoires afin de les conquérir pour le compte de la faction qu’il a choisi au départ. C’est ludique mais cel a aussi un rôle esthétique puisque les décors sont modifiés en fonction des situations. L’idée est franchement bonne et les mise-à-jour fréquentes. Ainsi, on peut voir l’évolution des conflits : cela relance pas mal l’intérêt.

Ce mode multi est une prolongation naturelle du mode histoire avec une intelligence artificielle alléatoire car le niveau entre les joueurs peut vraiment fortement varier. C’est d’autant plus intéressant car il faut vraiment rester sur ses gardes en rencontrant d’autres joueurs. Chacun a une manière de se battre et il faudra évaluer son adversaire au mieux.

La partie multi aurait sans doute pu se suffire à elle-même mais doter un mode histoire digne de ce nom était une gageure nécessaire à soutenir afin d’asseoir cette nouvelle licence.

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Un soin absolument impeccable a été apporté au titre. La narration est belle et servie par des cinématiques splendides. Il y a 3 histoires : une liée à chaque faction : les chevaliers, les vikings et les samouraïs. Plutôt que de s’enfermer dans un genre, Ubisoft a choisi de ratisser large de manière plutôt maligne car il y a forcément une des 3 factions qui va vous passionner. Cela a du demander un travail certain, mais au final, le jeu en vaut la chandelle puisque plusieurs profiles de joueurs peuvent se retrouver réunis dans ce mélange de genres.

Le mode histoire est dès lors une sorte de Rise ou God Of War à la sauce Ubisoft, avec des combats intéressants et une réalisation léchée pour ne pas dire épatante, prestigieuse, grandiose.

De plus, le changement de personnages renouvèle constamment le gameplay, sa rythmique et chaque histoire propose des phases de jeu originales comme une poursuite à cheval, du tir, histoire de ne jamais lasser le joueur qui se laisse transporter par l’histoire, déchiquetant des ennemis rageux et des boss nécessitant une tactique élaborée.

Les missions sont excellentes. Elles vous mettent tour à tour à la tête d’un assaut de malade. Vous devrez vous défendre lors d’un siège ennemi et même aller libérer des captifs en infiltrant un camp.

Le gameplay est aux petits oignons avec un grand nombre de coups, des parades, des roulages qui rappellent un peu Dark Souls, des brisages de garde... Bref, il faut bien combiner le tout et profiter des éléments du décor mais aussi des assauts offerts par vos co-équipers. Un ennemi déjà occupé à se battre sera plus vulnérable que si vous êtes en duel. En augmentant le niveau de difficulté, vous pourrez même vous retrouver dans de longs combats épiques plein de suspens. C’est du beat-them-all réinventé, bien plus technique mais tout aussi fun. Décidemment, Ubisoft est passé maître en lancement de nouvelles IP.

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Graphismes :92%
Des décors organiques et une grande variété de par la présence des 3 factions.

Animation : 81%
Quelques animations scriptées et un framerate stable mais calé à 30 FPS.

Jouabilité : 95%
C’est clairement le point fort du titre, le coeur du jeu. Inspiré par Red Steel 2 mais largement plus abouti, il permet la mise en oeuvre de combats aussi exceptionnels que captivants.

Bande Son : 72%
Des bruitages réalistes et des dialogues plutôt réussis qui font même parfois sourire. En revanche, pas de musique à l’horizon si ce n’est dans les menus du jeu.

Intérêt : 95%
Un titre bien complet sur bien des niveaux.

Note Globale : 92%
For Honor m’avait séduit après 30 minutes de jeu lors de l’E3 2015. Force est de constater qu’il ne s’agissait pas d’une mise en scène savamment orchestrée mais que l’échantillon était dignement représentatif.


NOTE : 09/10