Consoles-Fan
27/05/2017

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Super Bomberman R
Ils ont une bonne tête
ces terroristes

Shenmue 3, The Last Guardian, Final Fantasy VII, autant de séries qui ont eu droit à un revival, faisant couler une larmichette au passage dans les yeux des gamers. La Nintendo Switch aura aussi droit à cela, y’a pas de raison après tout, et l’invité de choix s’appelle Bomberman.

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Si on oublie les smartphones et qu’on se limite uniquement aux consoles, la sortie d’un Bomberman remonte à la Wii et à la DS. Oui, Bomberman a sauté toute une génération de console ! Le voilà donc de retour sur Switch avec un profil de base mais aussi quelques idées innovantes comme les aimants qui attirent automatiquement les bombes. C’est plutôt piégeux.

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Si vous avez un grand degré d’expectation avec ce Bomberman, vous risquez d’être déçu. En effet, sans être mauvais, Bomberman soufre de certains choix stratégiques. Il y a assez peu d’options et pas de montures. L’angle de vue de 3/4 n’était vraiment pas nécessaire et offre une moins bonne visibilité qu’un jeu classique en 2D. Car oui, ce Bomberman est en 3D et n’apporte pas grand chose, on peut même dire qu’il est plutôt laid au vu des textures maintes fois répétées. Mais ce n’est pas tout, le plateau de jeu peut se dérouler sur plusieurs étages, ce qui n’arrange pas non plus la visibilité. Sachez que les flammes montent mais ne descendent pas d’un étage à l’autre. Il faut le savoir et repérer le danger comme il faut. Enfin, le gameplay au stick analogique n’offre pas la précision d’une croix directionnelle car si le jeu est en 3D, le gameplay reste bien en 2D : vous l’aurez compris, l’usage de la manette pro est chaudement conseillée.

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Les cinématiques sont en flash, peu animées, heureusement zappables, il est vraiment loin le temps du Bomberman de la Saturn. Tout n’est pas si noir en tous cas : par exemple, les musiques sont plutôt enjouées et dans l’esprit de la série.

Le mode scénario vous invite à éliminer les ennemis d’un plateau avant de vous rendre à la case d’arrivée tout en récupérant les options que vous aurez découvert en faisant exploser les murs. D’un stage à l’autre, vos missions varient. Il faut éliminer tous les ennemis, libérer et ramener vos alliés, actionner des switchs, récupérer des clés... C’est plutôt varié. J’ai aussi apprécier la possibilité de détruire des blocs empilés, ce qui a pour conséquence de modifier l’air de jeu au fil des explosions.

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Le bestiaire est lui aussi intéressant. Il y a des ennemis qui peuvent sauter et donc éviter l’explosion de votre bombe. D’autres peuvent manger la bombe et donc la désamorcer. N’hésitez pas à poser une deuxième bombe un peu plus loin pour piéger ce genre d’ennemi. Enfin, certains ennemis vêtus d’une armure peuvent se protéger contre les flammes : à vous de les attaquer en respectant le bon timing.

Il faudra terminer 8 stages avant d’accéder au boss d’une planète et surtout faire le plein d’options pour arriver armé jusqu’aux dents. Vous pourriez très bien posséder plusieurs bombes à la flamme bien longue et capable de traverser plusieurs obstacles à la fois. Une fois le boss explosé dans un versus acéré, il reviendra se venger avec une machine de guerre énorme. Cette fois-ci la phase de jeu est plus libre et il va falloir trouver la technique pour éliminer votre ennemi. Cela ressemble plus à un jeu d’action classique et cette phase de jeu est très réussie. Notez que le mode story est jouable à deux, ce qui ne gâche rien.

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Mais le coeur de Bomberman, cela reste, je suis désolé, le mode multijoueurs et de fait, la possibilité de pouvoir y jouer à 8 en local ou en ligne fait bien entendu toute la différence. La version Segasaturn proposait 10 joueurs en local en widescreen haute définition pour l’époque. Ok, certes, mais ne crachons pas dans la soupe, ce Super Bomberman R fait le job même s’il aurait pu mieux le faire.

Pour ce mode de jeu, l’angle de vue est plus classique, les fans de la série ne seront pas dépaysés. On peut en tous cas se demander pourquoi le mode story n’a pas été conçu de la même manière. Pour impressionner la galerie ? C’est vrai que ça en "jette" plus mais c’est au détriment de la lisibilité.

En tous cas, le mode multijoueur choisit un affichage plus classique, plus aérien, et propose toute une série de belles idées. Les bombes finissent par exemple par creuser des trous. Et si l’on retrouve la possibilité de se venger lorsqu’on est éliminé en ayant la possibilité de balancer des bombes depuis le bord du terrain, il y a désormais un but qui va plus loin que la simple vengeance car éliminer un adversaire vous permettra désormais, purement et simplement, de prendre sa place et donc de réintégrer une partie. Les fins de partie, comme toujours, sont accompagnées d’un rétrécissement de terrain, histoire de faire monter la pression.

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Graphismes : 63%
Un style graphique franchement pas très réjouissant. C’est de la 3D avec des couleurs plutôt tristes et des textures bien trop répétées : un genre qui ne sied pas bien à Bomberman.

Animation : 78%
Pas de souci même si les mouvements de caméra se limitent à quelques zooms. J4aurais aimé un peu plus de folie dans les décors.

Jouabilité : 75%
Des choix de positionnement de caméra déroutants alors qu’il suffisait d’être le plus simple possible, de reprend une recette qui a fonctionné pendant des décennies. Au final, cela se traduit par quelques petits problèmes de visibilité. L’usage d’une croix directionnelle et donc du controller pro est recommandé.

Bande Son : 87%
Plutôt respectueuse de la série.

Intérêt : 70%
Même s’il aurait pu être meilleur que cela et que l’on peut pester sur certains choix en terme de direction artistique, de gameplay et de contenu, je vous recommande ce Bomberman car même s’il n’est pas ultime, il reste une valeur sûre à mettre dans votre Switch car une fois le mode histoire terminé, il vous restera encore de longueurs heures de jeu en multi. Ce bomberman fait le job mais j’avais rêvé mieux.

Note Globale : 73%
La version Segasaturn reste indétrônable mais ce Bomberman propose un avantage certain, celui d’être nomade et malgré tout jouable à 8.


NOTE : 07/10