Consoles-Fan
28/07/2017

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Sublevel Zero Redux
Hommage à
une vieille connaissance

Si vous avez joué sur la toute première Playstation, vous vous souvenez peut-être de Descent, un FPS qui donnait la gerbe puisqu’il était possible de tourner la caméra dans tous les sens possibles. Visuellement, c’était nouveau et déroutant de voir cette caméra libre flottant dans les airs en apesanteur. Mais il n’en était rien, on était juste à bord d’un vaisseau très agile qui mettait l’inertie de côté.

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Et si Sublevel Zero Redux rappelle le principe de ce jeu en tous points, il fait aussi appel dans mes souvenirs à la console concurrente de l’époque, la Segasaturn, pour la qualité de son affichage. En effet, si les textures étaient limitées (c’est aussi le cas pour Sublevel Zero Redux qui veut se donner un style gros pixels), l’affichage était étonnant à l’époque, un peu scintillant mais dans une haute définition pour l’époque. On retrouve un peu ce même genre de sensation d’affichage que l’on pouvait retrouver par exemple sur Dead Or Alive ou Virtua Fighter 2 ou Radiant Silvergun mais sur Xbox One cette fois-ci.

Seulement voilà, si le titre a des allures un peu datées, c’est aussi parce que le design l’est aussi. Il est difficile de râler pour la fluidité du titre qui est effectivement excellente mais en revanche, lorsque certains ennemis peuvent être confondus avec des items à ramasser, cela démontre non seulement un mauvais choix de la part des développeurs mais c’est aussi révélateur de l’état belliqueux ou en l’occurrence plutôt lymphatique de ces derniers.

Si vous ne vous sentez pas très à l’aise avec le pilotage à 360°, sachez qu’il n’y a pas lieu de paniquer. Le gameplay est aisé et au pire, si vous vous cognez, vous n’abîmerez pas votre vaisseau. Ce sont donc des niveaux labyrinthiques que vous parcourrez à la recherche de générateurs à détruire. Le gameplay est plutôt répétitif et on ne voit pas toujours immédiatement vers où on doit aller, et pour cause, l’issue peut se trouver tout autour de vous. Des indicateurs sont quand même présents pour vous montrer le chemin, vous ne passerez donc pas votre temps à faire des aller-retours non plus.

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Le titre est assez complet en terme de configuration, d’armes. Il faut même souligner le fait que les munitions ne sont pas infinies et doivent être ramassées en appuyant sur le bouton A. Passer au travers ne suffit pas. Drôle de choix ? Pas vraiment. En effet, votre capacité de stockage est limitée, aussi il faudra faire des choix pour ne prendre que le meilleur.

Si les stages sont générés alléatoirement, c’est aussi pour redonner au joueur qui recommencerait des nouvelles sensations de jeu à chaque partie. Car oui, nous sommes dans un die and retry sans concession. Si vous êtes mort, vous recommencez tout le jeu, il n’y a absolument aucun checkpoint. Une toute nouvelle partie s’offre dès lors à vous. Pour ma part, je trouve cela juste frustrant au possible d’autant que les limites techniques du titre n’aboutissent pas au plaisir de revisite.

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Graphismes : 50%
Des gros pixels superbement affichés mais un style peu travaillé.

Animation : 80%
60 FPS et rien à redire.

Jouabilité : 83%
Facile à prendre en main et plutôt complet si vous aimez les chipotages dans les menus.

Bande Son : 54%
Elle est déjà oubliée.

Intérêt : 57%
Difficile parce qu’il ne faut pas mourir sous peine de tout recommencer. Pour certains, ce sera une qualité, mais pour ma part, le titre est trop déficient techniquement et fadasse pour mériter une revisite. Accrochez-vous !

Note Globale : 61%
Difficile de conseiller un tel jeu qui se permet de faire des choix aussi punitifs alors qu’il n’a pas grand chose à offrir en échange. Certains apprécieront peut-être le challenge, pour ma part, je préfère tourner la page.


NOTE : 06/10