Consoles-Fan
20/11/2017

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Mass Effect Andromeda
Non, on ne croisera pas...
...le chevalier d’Andromède !

Mass Effect. En une trilogie, Bioware a réussi un pari phénoménal : offrir au jeux-vidéo un Space Opéra en RPG. Titanesque, la licence est devenue culte en trois épisodes, même si celle-ci avait aussi créé la polémique avec une fin très discutée à l’époque de sa sortie. Plusieurs années après, Bioware décide de remettre le couvert, mais en repartant sur de nouvelles bases. Nouveau héros, nouvelle galaxie. Est-ce que tout est là pour une nouvelle aventure ?

2176. Alors que l’humanité est en train de devenir un acteur majeur de la Voie Lactée au sein de la Citadelle, un projet de colonisation de la galaxie d’Andromède. 600 ans de voyage interstellaire en cryostase plus tard, quatre arches (une pour chaque race du conseil) émergent au sein de la galaxie...pour découvrir des systèmes solaires et des planètes bien moins accueuillants que prévu !

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Aux commandes de Ryder, Pionnier humain en charge de trouver des planètes propices à l’installation de colons, il va vous falloir accomplir bien du boulot. Et pour cause : les planètes "dorées" (comprendre "idéales") sont loins d’être les paradis auxquels l’humanité s’attendait. Conditions climatiques extrèmes, races aliens hostiles, mais aussi la présence de machines anciennes semblant en charge de la terraformation des planètes, Andromède est pleine de surprises, qu’il faudra explorer. Se rapprochant étonnament de l’exploration (qui était alors un peu vide) des planètes dans Mass Effect 1, il s’agira donc ici d’explorer les planètes afin d’y établir un avant-poste et d’en améliorer les conditions de vie. Chaque quête (annexe ou principale) permet d’augmenter la viabilité des planètes, ce qui permet d’accroître la viabilité globale d’Andromeda. Une fois celle-ci suffisament élevée, vous pouvez alors déployer de nouveaux colons par une interface donnant droit à des bonus.

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En plus de cette amélioration constante des colonies, il faudra aussi faire progresser notre personnage et son escouade. Chose particulière : il n’est pas ici demandé de choisir une classe au début du jeu. Rapidement débloqué, un système de profils permet de changer à la volée les bonus de Ryder en fonction de l’occasion. Ces profils se débloquent en fonction du nombre de points de compétences que vous investissez dans chaque catégorie, et il faut bien avouer que certains sont clairement puissants, même si chacun ont leurs propres avantages. La liste de skills est du coup assez vertigineuse : le personnage étant polyvalent, il sera possible de mélanger pouvoirs biotiques, technologiques et tactiques militaires pour assurer une suprématie au combat.

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Ceux-ci sont d’ailleurs bien plus dynamiques qu’avant : si le système de couverture joue toujours un rôle prépondérant (voir plus avec la possibilité de recharger ses boucliers plus rapidement à couvert), la mobilité a pris une nouvelle importance. En effet, tous les personnages sont équipés de propulseurs, qui permettent sauts, esquives, et même vol stationnaire pour arroser copieusement les adversaires depuis les airs. Certes, on est alors pleinement exposés, mais les dégâts sont accrus et les couvertures deviennent dangereusement inutiles pour vos opposants !

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Mais paradoxalement, ce n’est donc pas sur ces points qui étaient pourtant un peu les points "mous" de la série originale que Bioware rate le coche, mais sur les finitions. Si on pourra passer outre la version française et son manque de vie qui fait parfois grincer les dents tant certains doubleurs semblent à côté de leur rôle, il est bien plus difficile de pardonner la réalisation graphique. Globalement, celle-ci s’en tire pas trop mal, mais entre des animations faciales qui oscillent entre le correct et le désastre d’inexpressivité...quand ils ne sont pas juste simplement effrayants. A cela s’ajoute des bugs d’animation ou de déplacement, ou même des scripts de quêtes qui ont des ratés qui laissent à penser que le jeu est sorti un peu trop vite...

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Graphismes : 16/20

Si globalement, le jeu offre des panoramas et des atmosphères vraiment uniques en leur genre, on ne peut pas en dire autant des personnages. Si certains aliens sont plutôt réussis, les visages de certains humains sont à la limite de l’étrange dans leurs animations.

Bande-son : 16/20 (13/20 en VF)

Si EA et Bioware nous avaient habitué à un bon boulot sur les VF, celle d’Andromeda est vraiment de qualité chaotique. Certaines répliques sont surjouées, d’autres tombent à plat. Une seule recommendation : adopter la VO. En-dehors de ça, les thèmes musicaux sont plus que plaisants (certains restant bien en tête, preuve de leur efficacité), et les sons des pétoires sont enfin bien plus travaillés que dans la trilogie originale.

Gameplay : 18/20

Les Mass Effect sont avant tout connus pour leur histoire. Cette fois-ci néanmoins, Bioware semble avoir vraiment peaufiné sa copie sur ce point. Que ce soit dans sa progression (système de profils, de couverture, arsenal à dispo) ou de combats (skills en accès rapide, système de couverture et de combos...). Un vrai plaisir à parcourir.

Scénario : 16/20

Le scénario s’avère moins cadré et forcément un peu plus chaotique que celui de la trilogie originale (simili-open world oblige). Ceci dit, il amène de nouveaux personnages qui parviennent à captiver l’attention, et la nouvelle intrigue qui se déroule, liée aux nouvelles races qui recèlent bien des surprises, s’avère au final plutôt plaisante.

Durée de vie : 18/20

Chaque planète offre une ère de jeu vraiment large. Si celle-ci ne sera pas disponible dès le départ (ou en tout cas plutôt hostiles pour certaines d’entre elles), il y aura de quoi faire sur chacune. Ceci dit, les quêtes annexes ne sont pas si nombreuses et l’on a cette étrange impression que le titre a été pensé comme un MMO. Le syndrôme FF XII ?

Conclusion : 16/20

Sans vraiment jamais atteindre le niveau d’épique des moments les plus grandioses des aventures de la trilogie de Shepard. Il faut bien reconnaître à Andromeda un gros travail sur la prise en main et les gunfights. Certes, le jeu est perfectible sur bien des aspects, mais il n’en demeure pas moins un très bon redémarrage dans un univers vraiment dépaysan, qui pourra convenir aussi bien à ceux qui avaient adoré les aventures de la trilogie Mass Effect ou qui découvriraient la licence avec celui-ci.


NOTE : 08/10