Consoles-Fan
24/10/2017

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Outlast 2
Encore plus flippant que le premier ?
Le port du lange n’est pas obligatoire mais vivement conseillé...

« Outlast 2 introduit Sullivan Knoth et ses adeptes qui ont décidé de quitter notre monde moderne corrompu et de se cacher de ce dernier pour fonder Temple Gate, ville perdue dans les étendues sauvages Américaines. Knoth et ses fidèles se préparent pour la fin des temps ».

C’est sur cette invitation “joyeuse” que notre voyage commence…

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ça ne se voit peut-être pas, mais le moteur graphique fait du bon boulot

Un combat entre fanatiques religieux et adeptes de Satan. Et au milieu, il y a vous, Blake, simple caméraman accompagné de votre compagne reporter, Lynn. Un bête crash d’hélicoptère vous amène malgré vous dans cette charmante région. Et vos problèmes ne font que commencer. Vous voilà pris entre deux camps, impliqué plus que vous ne pouvez l’imaginer… Autant le dire tout de suite, l’ambiance est vraiment malsaine. Ce jeu n’est pas à mettre entre toutes les mains. L’histoire, l’ambiance sonore, le moteur graphique, l’immersion est parfaite. J’ai testé le titre dans des conditions parfaite pour ce genre. Au soir (quand la famille est au lit), lumière éteinte, au casque.

Parlons du travail effectué sur les sons. Des petits bruits étranges qui surviennent tout d’un coup, petites notes de musiques angoissantes, des murmures voir des chansons des adeptes (votre caméra est d’ailleurs équipée d’un micro stéréo permettant d’identifier avec +/- de précision, où se trouvent vos assaillants). Bref, ça fait son petit effet.

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Promenons-nous dans les grottes

LE LIVRE DONT VOUS ÊTES LE HEROS

Outlast 2 n’a rien à envier aux grosses licences comme RE :7. D’ailleurs, si on veut être un peu honnête, c’est plus RE :7 qui s’est inspiré d’Outlast premier du nom. A ceci près que dans Outlast, vous êtes spectateurs. Aucunes actions ne vous feront attaquer vos ennemis. Autant j’ai adoré la tournure que la licence Resident Evil a pris avec ce septième opus, mais je commence à saturer des jeux PUZZLE (vous avancez dans une pièce, il y a une énigme, pour la résoudre il vous faut des objets et une fois que c’est fait, c’est de nouveau la même chose). Je n’ai pas eu ce sentiment avec Outlast 2. Il y en a bien sur, comme dans tout survival horror, mais la sensation d’avancement dans l’histoire est constante. Pas de points compétences, de choix à prendre qui peuvent changer le court de la narration, d’armes à ramasser avec un sac à dos limité pour y mettre une pomme et une bouteille d’eau. RIEN. On suit un couloir avec quelques événements, des rushs pour ne pas vous faire attraper, se cacher dans des barils, sous les matelas, dans des armoires. Mais on sait toujours notre objectif qui est connu assez rapidement et ne change pas durant la narration.

On pourrait reprocher une abondance de ‘gores’ et d’hémoglobines dans cet opus. Non pas qu’Outlast premier du nom n’en contenait pas, mais parfois, on a un peu le sentiment que c’est gratuit et pas vraiment nécessaire. ‘Mettez plein de sang et de membres les gars, ça va les faire gerber ! HAHAHA’. Trop tue le peu, à bon entendeur.

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Certaines séquences peuvent être difficiles

L’histoire à elle seule suffisait. Car l’histoire est rondement écrite. Elle n’est pas originale mais elle va faire appel à des souvenirs de votre enfance, pendant votre scolarité, des relations que vous entreteniez avec vos amis, vos instituteurs.

Et sur ce point, je ne vous en dirais pas plus. C’est vous gâcher de beaux moments de stress.

Paradoxalement, malgré que mon esprit fût torturé durant des séquences de stress, j’ai pris énormément de plaisir via ce jeu. Pas de réelle innovation comme le premier mais une continuité agréable.

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Les flash-back de l’école...

Graphisme : 17/20

L’Unreal Engine fait très bien son travail. Le rendu est riche, réaliste mais pas trop. Juste ce qu’il faut pour se mettre dans l’ambiance. Bien que les décors ne soient pas beaucoup variés, ça ne choque jamais.

Gameplay : 15/20

Outlast avait révolutionné le genre. Depuis, RE:7 et l’excellent Layers of Fear sont arrivés. Et Outlast 2, continue avec ce qui se fait déjà. C’est très bien comme ça mais je n’ai pas trouvé l’effet WAOW du premier.

Durée de vie : 12/20

Comptez plus ou moins 8 heures pour venir au bout de l’histoire. C’est déjà honorable. On en aurait demandé un peu plus. Surtout que la rejouabilité est quasiment inexistante.

Scénario : 15/20

L’histoire va vous prendre à la gorge dès le début. Vous angoissez, vous faire sursauter. Vous avancerez prudemment au fond de ce couloir d’où s’échappent des cris aigus et angoissants. Red Barrels a réussis son pari. Les développeurs affirment s’être inspiré des événements du massacre de Jonestown.

Conclusion : 14/20

Le titre n’est pas parfait. Il était attendu depuis presque quatre ans par la communauté de joueurs PC. Est-il aussi percutant ? Non. Est-ce réellement un problème ? Je ne pense pas. Si vous avez aimé Outlast, vous allez adorer ce second opus. Par contre, pour ceux d’entre vous qui n’aurait pas encore joué, faites ça dans l’ordre, sinon ça serait passer à côté de quelques références.


NOTE : 07/10