Consoles-Fan
26/07/2017

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Dreamfall - Chapters
Faites de doux rêves
La saga Dreamfall ne date pas d’hier. Les anciens savent de quoi je parle.


Le titre est sorti à la base sous forme d’épisodes en 2014 sur Windows, Mac, PS4 et Xbox ONE. Cette année, la version intégrale est enfin disponible. Nous allons plonger dans un univers dans lequel se mélangent les vieilles traditions et l’univers Cyber-punk avec une dose de magie. Trois points importants avant de commencer

Entre deux mondes ?

The Longest Journey, point and click, point initial de nos aventures. Sorti en 1999 (oui, ça ne nous rend plus tout jeune), le titre surfait sur la vague de la mode des jeux mêlant 2D et 3D. Vous incarnez April, jeune femme vivant à Newport. Ville futuriste en l’état, on découvre rapidement que tout se mélange dans la tête de notre héroïne. Le monde est envahi par des rêves. Ceux-ci sont en fait plus réels qu’il n’y parait puisqu’il s’agit d’une lutte entre son monde et Arcadia, un monde de magie. Le rôle d’April est d’y voir un peu clair et de mettre de l’ordre dans les deux mondes afin de rétablir l’équilibre.

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Dreamfall : The Longest Journey pointera le bout de son nez 7 ans plus tard. Gros lifting, le point & click disparait au profit d’un gameplay en 3D mêlant les plans classiques et la profondeur 3D. April est partie pour laisser place à Zoé. Celle-ci se retrouve dans les ennuis lorsque son petit ami journaliste va mener son enquête trop loin sur les principes du rêve lucide. Tout comme dans le précédent opus, vous voyagerez entre les deux mondes. L’aventure se terminait de façon pas joyeuse. Et il aura fallut attendre presque 10 ans pour découvrir le dénouement.

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Dreamfall : Chapters. D’abord lancé sous forme de Kickstarter, il devait sortir en un seul jeu mais la charge de travail pour la petite équipe étant trop importante, le mode par épisodes s’est imposé comme une évidence et une nécessité. De 2014 à 2016 les joueurs auront leurs épisodes leur permettant de découvrir l’aventure finale. Paris néanmoins risqué, deux ans n’est pas une durée négligeable pour garder ses fans dans les rangs. Rajouter à cela deux années entre le premier épisode PC et la sortie des versions consoles. Les technologies évoluant rapidement, il était évident qu’une différence se ferait ressentir. Mais au final, en sommes nous là ? Est ce que ce titre prometteur a réussi à garder ses ambitions ?

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Raconte moi une histoire… On ne va pas se mentir, l’histoire de cette saga, c’est un peu le squelette du jeu. Tout est là. Alors plutôt que d’y aller avec des pincettes je vais me contenter de vous dire que ça continue là où le précédent s’est arrêté. Les personnages changent, l’histoire et l’intrigue restent. Légèrement déboussolés par la tournure que prendra ce chapitre, nous n’étions pas habitué à voir ce type de scénario dans les précédents opus, le final vous donnera tout de même la sensation que la boucle est bouclée. 18 ans plus tard… Je ne sais pas si vous arrivez à vous rendre compte mais... 18 ans ! Ce n’est peut être même pas l’âge de la moitié de nos lecteurs ! Vous êtes peut être né après le premier chapitre et aujourd’hui on discute tranquillement du chapitre final.

C’est aussi ça la force du jeu, retrouver des personnages qui nous demandent, pour une dernière fois, de partir à l’aventure avec eux.

Beau comme un camion ? Et visuellement ça donne quoi ? Je vais être très franc et très clair. La force de Dreamfall c’est son histoire, l’aventure. C’est loin d’être moche ! Mais disons qu’il y a forcément un fossé technologique de part la longueur narrative du jeu. Si vous êtes fan, vous ne verrez même pas cette lacune. Les autres… faites un petit flashback, jouez aux anciens et revenez. Pour apprécier le miel, il faut avoir goûter au vinaigre.

Graphismes : 13/20

On ne va pas se mentir, c’est pas le plus beau jeu... Techniquement il accuse son procédé de développement.

Animation : 15/20

Ce n’est pas aussi catastrophique que pour les graphismes mais ça reste tout de même un peu raide...

Jouabilité : 15/20

Vous allez buter contre un mur, contre un obstacle que vous ne verrez pas. C’est pas récurent mais ça arrivera.

Bande Son : 16/20 Bien dosée, agréable à l’écoute. Néanmoins certaines voix des personnages sont assez...agaçantes.

Scénario : 18/20

Petite merveille d’avoir réussi en 18 ans à nous faire vivre un voyage magique. Je serai tenté de mettre plus mais ça serait ma nostalgie qui parlerait.

Note Globale : 16/20

Laissez vous emporter pour une fable magnifique. Parfois pénible pour les nerfs si vous prenez l’aventure en route mais justement, lancez vous dans la quête de commencer l’aventure par le début. Vous ne serez pas déçu.


NOTE : 08/10