Consoles-Fan
24/10/2017

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Ghost Recon : Wildlands
Des fantômes !
Toi, t’as pris trop de drogues.

Si l’auteur derrière les romans ayant inspiré les jeux est désormais mort, l’univers de l’espionage et des forces spéciales qu’a su si bien décrire Tom Clancy continue de faire fantasmer. Mais après avoir lorgné du côté du réalisme froid et de la guerre du futur, voilà qu’Ubisoft change la donne et nous met aux commandes de forces spéciales décomplexées dans un pays en proie au chaos. Et la recette est franchement réussie !

Wildlands nous parachute donc en Bolivie, un pays qui n’est plus que l’ombre de lui-même : le gouvernement a essayé de faire la guerre aux narco-trafiquants, mais il a perdu. Résultat, le trafic de cocaïnes n’est plus régulé, et c’est un Cartel aux allures d’Eglise qui en a pris la direction. Votre objectif est donc simple : destabiliser l’organisation en s’en prenant à ses différentes branches. Finances, transport, armement...à vous de trouver où sont les têtes pensantes du commerce pour les couper et semer la pagaille dans le cartel.

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Concrètement, l’aire de jeu de Wildlands - qui est gigantesque, soit dit au passage - se divise donc en plusieurs régions, au sein desquelles vous pourrez accomplir diverses actions. Après avoir aidé les locaux ou pillé les bases du cartel, vous apprendrez quelles opérations sont en cours dans les parages, et vous devrez alors les saborder. Enlèvement, interrogatoire, sabotage...les objectifs ne manquent pas, et vos alliés (IA ou joueur) ne seront jamais de trop pour filer un coup de main.

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En sous-nombre, l’assaut frontal se révèlera souvent TRES dangereux. On meurt vite dans Wildlands, et il vaut mieux faire profil bas pour avancer. La végétation luxuriante et les armes silencieuses seront évidemment vos meilleures amies. Les gadgets seront aussi de la partie (forces spéciales oblige), et cela inclut le drone, qui permettra de marquer vos cibles en vue d’une élimination ultérieure (en plus de les faire apparaître sur la mini-map).

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Les affrontements alternent entre TPS et FPS pour les tirs de précision. L’armement est entièrement customisable et il ne faudra pas hésiter à explorer la carte pour mettre la main sur les meilleures pétoires et modifications pour vos armes. Ajoutez à cela un système d’XP et vous obtenez un jeu qui pousse à accumuler les objectifs secondaires pour avoir plus de possibilités de jeu.

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Mais le gros point fort de ce Wildlands est sa fluidité de passage entre solo et multi : plutôt que de faire des missions dédiées au multijoueur comme Assassin’s Creed Unity l’avait proposé, ici, le passage entre solo et multi se fait de manière quasi-invisible quand un ami vous rejoint. Résultat, le jump-in/jump-out permet des sessions de n’importe quelle durée sans avoir à se sentir mal au moment de se quitter de laisser son ami dans la panade.

Et il faut bien l’avouer : le fun est bien souvent au rendez-vous. Entre ses affrontements musclés et tendus, et son côté tactique dans l’infiltration, il y a vraiment de quoi s’amuser quand l’équipe arrive à bien s’entendre. Tirs simultannés, flotte de quads qui attaquent de concert, ou assaut via hélicoptère sur une base deviennent alors un vrai plaisir dans lequel se mêle parfois un joyeux bordel.

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Et si le fond est terriblement fun, il faut aussi noter que la forme est plutôt soignée. Pour un open-world, Wildlands est clairement beau. Les paysages sont superbes, et le cycle jour/nuit y ajoute encore en classe. Il reste néanmoins très fluide, et la profondeur de champ de vision est impressionnante. Ajoutez à cela un doublage VF de grande qualité, et vous obtenez un résultat franchement convainquant !

Graphismes : 17/20

Ubisoft a depuis plusieurs années l’habitude des open worlds. Et il faut bien reconnaître qu’ils sont désormais bien maîtrisés. Certes, on trouve ça et là quelques bugs d’affichages, mais le jeu est globalement magnifique, et la Bolivie offre des paysages vraiment enchanteurs.

Gameplay : 17/20

Les développeurs livrent ici une copie proche de l’irréprochable : entre son IA très agressive, sa prise en main en TPS qui reprend beaucoup des derniers Splinter Cell est très instinctive. Son aspect infiltration/action qui permet toutes sortes d’approches, et ses missions variées, on ne peut que s’incliner. D’autant que le jeu décuple son fun quand l’on fait la campagne en multijoueur. Mention spéciale à l’idée de rendre "invisible" les alliés IA tant que l’on n’est pas nous-même repérés, évitant de se faire repérer de manière désagréable pour cause de pathfinding douteux.

Bande-son : 17/20

Etant bien souvent allergique aux Versions Françaises, on ne peut néanmoins pas faire de reproches à celles de Ghost Recon Wildlands : les voix sont réussies, et les dialogues sont bourrés de petites piques humouristiques/sarcastiques qui font mouche. Côté musiques et bruits des armes à feu, c’est également du très bon boulot.

Scénario : 16/20

Si celui-ci peut paraître léger si on ne creuse pas un peu chaque région et le lore trouvable à droite et à gauche, l’idée d’envoyer de manière illégale des forces spéciales dans un pays qui a rendu les armes face aux trafiquants s’avère plutôt sympathique. D’autant que l’ennemi est charismatique, pouvant presque passer pour un évangéliste de la cocaïne.

Durée de vie : 19/20

Avec un terrain de jeu aussi grand, il y a de quoi faire. L’endroit est en prime riche en petites missions annexes. L’occasion de s’attaquer au cartel de bien des manières, ou simplement de profiter des véhicules pour faire les idiots entre amis.

Conclusion : 17/20

Accessible mais punitif, Ghost Recon Wildlands révèle son plein potentiel en multijoueur. Avec son univers assez surprenant mêlant drogues et symboles religieux, le jeu s’avère franchement fun et prenant.


NOTE : 08/10